Bienvenue sur le Site du Radio-Club F5KEE de Viry-Châtillon (91 – Essonne)!

Chers(es) visiteurs(ses) et passionnés(es) de radio et de sciences,

Le Radio-Club F5KEE vous accueille à la Maison des Associations de Viry-Châtillon, au cœur de l’Essonne. Dans ce lieu ouvert et convivial, nous réunissons toutes celles et ceux qui partagent la curiosité des sciences, des techniques et des communications sans fil.

Le radioamateurisme, c’est bien plus qu’un simple hobby :
c’est une passion universelle, où l’on apprend à dialoguer avec le monde entier, à construire ses propres antennes et équipements, à explorer la propagation des ondes, mais aussi à découvrir les technologies numériques et les satellites.

À qui s’adresse le radio-club ?

Le F5KEE s’adresse à tous les publics :

  • les curieux qui veulent découvrir ce qu’est la radio et comment on peut communiquer sans Internet,

  • les jeunes et étudiants attirés par la technique, l’électronique ou l’aéronautique,

  • les futurs radioamateurs qui souhaitent préparer la licence,

  • les opérateurs confirmés qui veulent partager leurs expériences, expérimenter ou participer à des contests,

  • et plus largement, toute personne désireuse d’apprendre, de pratiquer et d’échanger dans un cadre associatif.

Que fait-on au F5KEE ?

Nos activités sont variées et adaptées à tous les niveaux :

  • Découverte et formation : initiation aux bases de la radio, aide à la préparation de la licence radioamateur.

  • Pratique du trafic : contacts en phonie, en CW (morse), en modes numériques (FT8, …), via satellites ou encore à travers le monde en HF.

  • Expérimentations techniques : réalisation et essais d’antennes, utilisation du SDR, projets autour de l’Arduino ou d’interfaces numériques.

  • Activités collectives : organisation de démonstrations publiques, projets éducatifs en lien avec les écoles ou évènements internationaux (ARISS, QO-100, etc.).

  • Vie de club : échanges, entraide, convivialité et partage de connaissances dans une ambiance amicale.

Pourquoi nous rejoindre ?

Adhérer au Radio-Club F5KEE, c’est rejoindre une communauté dynamique et passionnée, c’est apprendre en pratiquant, c’est aussi trouver un lieu où la curiosité technique et la convivialité se conjuguent au quotidien.

C’est également l’occasion d’acquérir des bases solides en électricité et en électronique, compétences précieuses pour comprendre le fonctionnement des équipements mais aussi pour, pourquoi pas, préparer un futur métier dans les domaines techniques, scientifiques ou industriels.

Que vous soyez simple curieux, débutant ou opérateur chevronné, poussez la porte de la Maison des Associations de Viry-Châtillon : F5KEE vous accueille et vous invite à découvrir le monde fascinant du radioamateurisme.

L’équipe du Radio-Club F5KEE de Viry-Châtillon

POTA : le guide F5KEE en 13 articles

POTA : La radio au vert !

Une radio, une batterie, quelques mètres de fil et l’envie de prendre l’air : il n’en faut parfois pas beaucoup pour quitter le shack et découvrir Parks on the Air (POTA).

Mais derrière le principe apparemment simple — installer une station dans un parc et contacter d’autres radioamateurs — apparaissent rapidement de nombreuses questions. Quel matériel emporter ? Quelle antenne choisir ? Faut-il obligatoirement réaliser 10 QSO ? Comment trouver un parc ? Quelle bande utiliser ? Comment transmettre son log ? Que sont les contacts Park-to-Park ?

Pour y répondre progressivement, F5KEE a consacré une série de 13 articles au POTA, depuis la découverte du programme jusqu’aux awards, en passant par le QRP, PSK Reporter, le rôle du Hunter et la situation particulière du POTA en France.

Voici donc notre parcours complet. Vous pouvez le suivre dans l’ordre pour découvrir POTA ou piocher directement le chapitre correspondant à votre prochaine question.

1 — POTA : la radio au vert, mode d’emploi !

Le point de départ de notre aventure. Ce premier volet présente le principe de Parks on the Air, les rôles respectifs des Activators et des Hunters et les grandes règles du programme. Une introduction destinée à comprendre POTA avant de charger radio, batterie et antenne dans la voiture.

https://www.f5kee.fr/trafic/pota-la-radio-au-vert-mode-demploi/

2 — POTA : tout le shack dans un sac à dos !

Que faut-il réellement emporter pour activer un parc ? Transceiver, batterie, câbles, carnet de log, accessoires et petit matériel de secours : ce deuxième volet apprend à constituer une station portable cohérente, sans transformer une sympathique sortie radio en déménagement complet du shack.

https://www.f5kee.fr/trafic/pota-tout-le-shack-dans-un-sac-a-dos/

3 — POTA : quelle antenne planter dans le décor ?

Dipôle, EFHW, verticale, fouet ou antenne raccourcie : l’antenne idéale dépend surtout du terrain et de l’activation envisagée. Nous comparons les principales solutions portables, leurs avantages, leurs contraintes et les compromis entre rendement, encombrement, facilité d’installation et bandes disponibles.

https://www.f5kee.fr/trafic/pota-quelle-antenne-planter-dans-le-decor/

4 — POTA : 10 QSO avant l’apéro !

La station est installée : il faut maintenant remplir le log ! Ce volet explique comment lancer appel, attirer les Hunters, utiliser le spotting et organiser son trafic pour atteindre les 10 QSO nécessaires à une activation réussie, sans oublier que l’objectif principal reste de prendre plaisir à trafiquer.

https://www.f5kee.fr/trafic/pota-10-qso-avant-lapero-4-8/

5 — POTA en QRP : 5 watts, vraiment suffisants ?

Faut-il vraiment transporter 100 W pour réussir une activation ? Nous examinons ce qu’il est possible de faire avec seulement 5 W, l’importance de l’antenne et de la propagation et les bonnes pratiques permettant au QRP de devenir un véritable atout pour alléger une station portable.

https://www.f5kee.fr/trafic/pota-en-qrp-5-watts-vraiment-suffisants-5-8/

6 — POTA : du premier CQ au fichier ADIF !

Faire les QSO n’est que la première partie du travail : encore faut-il les enregistrer correctement. De l’appel CQ jusqu’à la production du fichier ADIF, ce volet accompagne l’Activator dans la tenue de son log et explique les informations indispensables pour que son activation soit correctement prise en compte.

https://www.f5kee.fr/trafic/pota-du-premier-cq-au-fichier-adif-6-13/

7 — POTA : où planter l’antenne sans planter l’activation ?

Tous les coins de verdure ne constituent pas automatiquement un emplacement POTA valable. Nous voyons comment trouver une référence, vérifier les limites du parc, choisir son emplacement et préparer son activation. Nous abordons également la déclaration d’intention et le spotting afin que les Hunters puissent nous retrouver.

https://www.f5kee.fr/trafic/pota-ou-planter-lantenne-sans-planter-lactivation-7-13/

8 — POTA côté Hunter : chassez les parcs sans quitter votre shack !

POTA ne nécessite pas forcément de partir avec un sac à dos. Depuis sa station fixe, le Hunter recherche les Activators, consulte les spots et tente de contacter de nouvelles références. Ce volet explique comment débuter la chasse aux parcs et participer pleinement au programme sans quitter son shack.

https://www.f5kee.fr/trafic/pota-cote-hunter-chassez-les-parcs-sans-quitter-votre-shack-8-9/

9 — POTA France : plus de coordinateur, mais toujours des Activators !

La situation française a évolué en 2026 après le départ du coordinateur national. Ce volet fait le point sur les conséquences pratiques pour les radioamateurs français : activations, références, transmission des logs et organisation du programme. L’objectif : savoir comment continuer à pratiquer POTA en France malgré cette évolution.

https://www.f5kee.fr/trafic/pota-france-plus-de-coordinateur-mais-toujours-des-activators-9-13/

10 — POTA : qui m’entend ? PSK Reporter vous le montre !

Personne ne répond à nos appels FT8… mais cela signifie-t-il que personne ne nous reçoit ? PSK Reporter permet de visualiser où notre signal numérique est décodé. Nous apprenons à l’utiliser comme véritable sonde de propagation et comme outil de diagnostic pendant une activation POTA.

https://www.f5kee.fr/radio-club/pota-qui-mentend-psk-reporter-vous-le-montre-10-13/

11 — POTA : quelle bande choisir pour ne pas appeler les écureuils ?

40, 20, 15 ou 10 mètres ? Il n’existe pas de bande miracle. Nous examinons comment choisir en fonction de l’heure, de la propagation et de la distance recherchée, avec PSK Reporter et le Reverse Beacon Network comme alliés. Avant d’ajouter des watts, essayons donc une autre bande !

https://www.f5kee.fr/trafic/pota-quelle-bande-choisir-pour-ne-pas-appeler-les-ecureuils-11-13/

12 — POTA Park-to-Park : quand les Activators se chassent entre eux !

Quand deux Activators installés dans deux parcs se contactent, ils réalisent un Park-to-Park (P2P). Nous expliquons comment trouver ces stations, échanger les références et surtout renseigner correctement MY_SIG_INFO et SIG_INFO dans l’ADIF, y compris lorsque le contact est réalisé en FT8.

https://www.f5kee.fr/trafic/pota-park-to-park-quand-les-activators-se-chassent-entre-eux-12-13/

13 — POTA : après les 10 QSO, la chasse aux trophées commence !

Une fois les premières activations enregistrées, POTA propose de nouveaux objectifs. Awards, références uniques, Repeat Offender, Rover, Park-to-Park, DX et statistiques transforment progressivement notre compte en carnet de route radio. Les diplômes donnent de nouveaux défis… et quelques bonnes excuses pour retourner dans les parcs !

https://www.f5kee.fr/trafic/pota-apres-les-10-qso-la-chasse-aux-trophees-commence-13-13/

Treize articles… mais surtout une invitation à sortir la radio

Au fil de ces 13 volets, nous sommes partis de la découverte de POTA pour arriver aux activations, au QRP, au logging, à la propagation, aux P2P et finalement aux awards.

Mais POTA reste avant tout quelque chose de très simple : prendre sa radio et aller trafiquer dehors.

Nul besoin de posséder la station la plus puissante ou l’antenne la plus sophistiquée. Un petit transceiver, une batterie, quelques mètres de fil et un parc correctement référencé peuvent suffire pour passer un excellent moment et remplir le log de correspondants parfois situés à plusieurs milliers de kilomètres.

Que vous soyez Activator, Hunter ou alternativement les deux, cette série restera disponible comme guide pratique pour préparer vos prochaines sorties.

Alors consultez la carte, choisissez votre prochain parc et chargez la batterie…

Il ne reste plus qu’à lancer CQ POTA !

F5KEE à la Fête des Associations de Viry-Châtillon 2026

F5KEE au FAB 2026 à Viry-Châtillon

Le samedi 5 septembre 2026, le radio-club F5KEE participait à la Fête des Associations de Viry-Châtillon, organisée dans le cadre de FAB 2026. Cette journée ensoleillée et la température agréable, fut une belle occasion de présenter au public les nombreuses facettes du radioamateurisme.

Dès 7 h 30, les membres du club étaient sur place pour installer le matériel. Notre stand comprenait une station décamétrique reliée à une antenne G5RV, une station VHF équipée d’une antenne verticale VHF/UHF, ainsi que deux stations QO-100 disposant chacune de leur propre parabole. Cette diversité permettait aux visiteurs de découvrir aussi bien les communications terrestres que les liaisons réalisées par l’intermédiaire du satellite géostationnaire QO-100.

FAB 2026 Viry-Chatillon

À partir de 9 h, le public a commencé à parcourir les allées. Bien visible, notre kakémono a attiré l’attention de nombreux visiteurs et favorisé les échanges. Plusieurs personnes se sont montrées intéressées par nos activités et quelques contacts prometteurs ont été établis. Nous espérons naturellement les retrouver prochainement au sein du radio-club.

Vers 16 h, nous avons également eu le plaisir de recevoir la visite du maire de Viry-Châtillon et de son équipe, avec lesquels nous avons pu échanger autour de notre passion et des activités de F5KEE.

La manifestation s’est achevée vers 17 h, après une journée agréable et riche en rencontres. Il ne restait alors plus qu’à démonter les antennes et les stations, puis à rapporter l’ensemble du matériel dans les locaux du club.

Un grand merci aux membres présents pour leur participation, ainsi qu’aux organisateurs et à toutes les personnes venues nous rencontrer. Rendez-vous, nous l’espérons, pour une prochaine découverte du monde passionnant de la radio !

Trafic via l’ISS : comment utiliser le répéteur radioamateur à 400 km d’altitude ?

Trafic radio via l’ISS

À près de 400 km au-dessus de nos têtes, la Station spatiale internationale n’est pas seulement un laboratoire scientifique habité. Elle embarque également plusieurs équipements destinés aux radioamateurs. Parmi eux se trouve un véritable répéteur FM cross-band, accessible aux radioamateurs du monde entier lorsqu’il est en service.

Et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, il n’est pas nécessaire de disposer d’une station digne d’un centre spatial pour tenter l’expérience. Un transceiver VHF/UHF, une antenne adaptée et quelques connaissances sur le trafic satellite permettent déjà d’écouter — et éventuellement de réaliser un QSO — à travers l’ISS.

Voyons comment procéder.

Un relais FM… qui se déplace à 28 000 km/h !

Le principe ressemble beaucoup à celui d’un relais terrestre.

Votre station émet un signal vers le répéteur : c’est la liaison montante, ou uplink. Le répéteur reçoit votre émission puis la retransmet sur une autre fréquence : c’est la liaison descendante, ou downlink.

La différence est évidemment que notre relais se trouve dans l’espace et se déplace à environ 28 000 km/h !

Dans le cas du répéteur actuellement installé dans le module européen Columbus de l’ISS, le fonctionnement est dit V/U :

VHF → ISS → UHF

La station au sol émet donc en VHF et reçoit en UHF.

Le système utilise notamment un Kenwood D710GA, intégré à l’ARISS InterOperable Radio System (IORS). La station du module Columbus utilise l’indicatif NA1SS.

Les paramètres du répéteur

Voici l’essentiel à retenir pour programmer votre transceiver :

Paramètre Valeur
Mode FM
Liaison montante 145,990 MHz
CTCSS sur la montée 67,0 Hz
Liaison descendante 437,800 MHz
Configuration V/U
Équipement Columbus Kenwood D710GA
Indicatif de la station NA1SS

La configuration publiée actuellement par ARISS est donc :

Vous émettez sur 145,990 MHz avec un CTCSS de 67 Hz et vous écoutez sur 437,800 MHz.

Attention à ne pas inverser les deux fréquences ! Et surtout, on n’émet pas sur la fréquence de descente.

Le répéteur de l’ISS en action

Principe du répéteur FM de l’ISS : montée sur 145,990 MHz et descente sur 437,800 MHz.

Ne confondons pas répéteur et contact avec les astronautes

Une confusion est assez fréquente.

Utiliser le répéteur de l’ISS ne signifie pas que vous allez automatiquement discuter avec un astronaute !

Dans le fonctionnement qui nous intéresse ici, l’ISS sert simplement de relais entre deux radioamateurs au sol.

Par exemple :

F4LER → ISS → F4XXX

Pour les contacts vocaux directs avec l’équipage, d’autres fréquences sont utilisées. ARISS indique notamment 145,800 MHz comme fréquence mondiale de descente des contacts vocaux avec l’équipage.

Le répéteur cross-band FM est donc une activité bien distincte.

Première étape : savoir quand l’ISS va passer

Impossible évidemment d’utiliser le répéteur si l’ISS se trouve de l’autre côté de la planète !

Il faut donc commencer par prévoir ses passages.

Trois informations sont particulièrement intéressantes :

AOS — Acquisition Of Signal : l’ISS apparaît au-dessus de l’horizon et devient théoriquement accessible.

Élévation maximale : point du passage où elle atteint sa plus grande hauteur dans le ciel depuis votre position.

LOS — Loss Of Signal : l’ISS disparaît sous l’horizon et la liaison devient impossible.

Pour une première tentative, mieux vaut choisir un passage avec une élévation importante. La traversée sera plus favorable et la durée pendant laquelle l’ISS sera exploitable sera généralement plus confortable.

Commencez par écouter !

C’est probablement le meilleur conseil que l’on puisse donner à quelqu’un qui découvre le trafic satellite.

Avant d’appuyer sur le PTT, écoutez 437,800 MHz.

Lors d’un bon passage et lorsque le répéteur est actif, vous pourrez entendre les stations qui l’utilisent. Cela permet également de comprendre très rapidement le rythme particulier du trafic satellite.

Les échanges sont généralement courts.

Il faut garder à l’esprit que contrairement à un relais local, des radioamateurs situés dans plusieurs pays peuvent se retrouver simultanément dans la zone couverte par l’ISS.

Et tout le monde partage le même canal FM.

Le Doppler : la fréquence semble se déplacer

Voici l’une des particularités les plus intéressantes du trafic satellite.

Lorsque l’ISS arrive rapidement vers nous, sa fréquence reçue paraît légèrement plus élevée. Lorsqu’elle s’éloigne, elle paraît plus basse.

C’est l’effet Doppler.

Le phénomène est proportionnel à la fréquence. Il devient donc particulièrement sensible sur la descente UHF à 437,800 MHz.

Infographie pédagogique sur l’effet Doppler de l’ISS

Effet Doppler sur la descente UHF de l’ISS : la fréquence reçue diminue progressivement pendant le passage.

Pour une utilisation manuelle, on peut par exemple prévoir plusieurs mémoires de réception autour de la fréquence centrale :

Situation approximative Réception
ISS en approche 437,810 MHz
Approche 437,805 MHz
Passage proche 437,800 MHz
Éloignement 437,795 MHz
ISS s’éloigne 437,790 MHz

Ces valeurs constituent avant tout des pas pratiques de réglage : la correction réelle varie continuellement avec la géométrie du passage.

Au début, on écoute donc légèrement au-dessus de 437,800 MHz, puis on diminue progressivement la fréquence au cours du passage.

Sur la montée à 145,990 MHz, le Doppler existe également, mais son amplitude est environ trois fois plus faible qu’en 70 cm.

Un logiciel de poursuite satellite peut naturellement effectuer des corrections beaucoup plus précises.

Quelle antenne utiliser ?

ARISS indique qu’une station typique peut utiliser une antenne Yagi à polarisation circulaire pouvant être orientée en azimut et en élévation.

Mais il est également possible d’expérimenter avec des moyens beaucoup plus modestes.

Une petite Yagi VHF/UHF portable, telle qu’une antenne de type Arrow, constitue une excellente solution. Elle permet de suivre manuellement le déplacement de l’ISS dans le ciel.

Radioamateur en contact avec l’ISS

Une petite Yagi bi-bande permet de suivre manuellement l’ISS et d’accéder à son répéteur FM.

Avec une antenne directive, le gain apporté par l’antenne est souvent beaucoup plus intéressant que d’essayer simplement d’augmenter la puissance d’émission.

Même une antenne verticale ou une ground-plane peut permettre certaines réceptions lorsque les conditions sont favorables, ce qu’ARISS confirme également.

Comment lancer un appel ?

Supposons maintenant que l’ISS arrive, que vous entendiez parfaitement le répéteur et que votre station soit prête.

Écoutez d’abord quelques instants.

Attendez un intervalle libre et lancez un appel très court.

Par exemple :

« F5KEE, JN18 »

Une station peut alors vous répondre :

« F5KEE de F4XXX… »

L’échange peut rester extrêmement simple :

« F4XXX, F5KEE, JN18, 59, 73 ! »

L’autre station confirme et le QSO est terminé.

Indicatif, locator, report et éventuellement prénom : inutile d’occuper le répéteur pendant trente secondes pour transmettre des informations qui ne sont pas indispensables.

Sur un passage très fréquenté, quelques secondes peuvent suffire pour un QSO complet.

Le full-duplex : un avantage considérable

Pour le trafic satellite FM, disposer d’une station capable de fonctionner en full-duplex est particulièrement confortable.

Cela signifie que vous pouvez émettre sur :

145,990 MHz

tout en continuant à recevoir simultanément :

437,800 MHz.

L’intérêt est considérable : vous pouvez entendre votre propre signal retransmis par l’ISS.

Si vous vous entendez correctement sur la descente, vous savez immédiatement que votre signal entre dans le répéteur.

Dans le cas contraire, inutile d’appeler continuellement en espérant qu’une station vous entende.

Le full-duplex permet également de mieux entendre les éventuelles collisions avec d’autres stations.

Pas besoin de « pousser les watts »

Avec les satellites FM, augmenter la puissance n’est pas nécessairement la bonne solution.

Une antenne correctement orientée, une vue dégagée et un passage favorable comptent énormément.

Surtout, des dizaines de stations peuvent tenter simultanément d’accéder au répéteur. Une station excessivement puissante risque simplement de rendre l’accès plus difficile pour les autres.

La bonne pratique consiste donc à employer la puissance nécessaire à l’établissement de la liaison, sans chercher à écraser le canal.

Une procédure simple pour votre première tentative

Pour résumer, une première expérience peut se préparer ainsi :

1. Recherchez un passage favorable de l’ISS.

2. Vérifiez que le répéteur ARISS est actuellement en service.

3. Programmez l’émission sur 145,990 MHz FM + CTCSS 67 Hz.

4. Programmez la réception autour de 437,800 MHz avec plusieurs mémoires pour faciliter la correction Doppler.

5. Commencez par écouter la descente avant l’AOS.

6. Orientez progressivement votre antenne vers l’ISS.

7. Lorsque le répéteur est bien reçu, attendez un intervalle libre avant d’appeler.

8. Donnez votre indicatif clairement et brièvement.

9. Si une station répond, réalisez un échange court.

10. Continuez à corriger la fréquence de réception au fur et à mesure que l’ISS traverse le ciel.

Et surtout : écoutez beaucoup avant d’émettre. Quelques passages uniquement consacrés à la réception constituent un excellent apprentissage.

Le répéteur n’est pas disponible en permanence

Même si l’ISS passe au-dessus de chez vous, cela ne garantit pas que le répéteur soit utilisable.

Les équipements radioamateurs peuvent être arrêtés temporairement pour différentes opérations à bord. C’est notamment le cas lors de certaines sorties extravéhiculaires (EVA), opérations d’amarrage ou de désamarrage.

Il faut donc vérifier le statut ARISS avant de conclure à une panne de votre station !

Au moment de la rédaction de cet article, en septembre 2026, ARISS indique le Kenwood D710GA du module Columbus en mode répéteur vocal, sur 145,990 MHz en montée avec PL 67 Hz et 437,800 MHz en descente.

Un relais pas tout à fait comme les autres

Utiliser le répéteur de l’ISS constitue probablement l’une des façons les plus simples de découvrir le trafic radioamateur par satellite.

Il y a quelque chose d’assez particulier à appuyer sur le PTT en sachant que votre signal quitte votre antenne, parcourt environ 400 km jusqu’à la Station spatiale internationale, y est reçu puis retransmis vers la Terre quelques fractions de seconde plus tard.

Et tout cela peut être réalisé avec une station radioamateur relativement modeste.

La première étape est d’ailleurs gratuite et ne demande aucun matériel supplémentaire : lors du prochain bon passage de l’ISS, programmez 437,800 MHz, corrigez progressivement le Doppler… et écoutez.

Vous découvrirez peut-être qu’à 400 km au-dessus de votre tête, le relais est déjà occupé !

Réseau d’urgence HF : comment choisir la bonne bande sans Internet ?

Banniere Réseau d’urgence HF

80, 40 ou 20 mètres : quand tout tombe, il faut savoir où appeler.

Une panne électrique majeure, plus de réseau mobile, Internet inaccessible… Dans ce genre de situation, nos installations radioamateurs retrouvent immédiatement tout leur intérêt. Un émetteur-récepteur HF, une batterie et quelques dizaines de mètres de fil peuvent suffire pour établir une liaison à plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de kilomètres.

Mais encore faut-il choisir la bonne bande au bon moment.

Car disposer de 100 W et d’une excellente antenne ne sert pas à grand-chose si notre correspondant se trouve… dans la zone de silence de la bande choisie.

La distance n’est pas le seul critère

Imaginons que ADRASEC souhaite mettre en place un réseau HF indépendant d’Internet. Il faut pouvoir joindre une station située à 100 km, une autre à 500 km et éventuellement transmettre un message à plus de 1 000 km.

Quelle bande utiliser ?

La réponse dépend principalement de trois paramètres :

la distance, l’heure et l’état de l’ionosphère.

Pendant la journée, le rayonnement solaire ionise fortement les couches supérieures de l’atmosphère, mais augmente également l’absorption des fréquences HF les plus basses dans la couche D. Après le coucher du Soleil, cette absorption diminue fortement.

Voilà pourquoi une bande excellente à midi peut devenir médiocre la nuit… et inversement.

Un schéma horizontal montrant une station ADRASEC

Quelle bande HF choisir selon la distance ? Les bandes basses 80 et 40 m sont particulièrement adaptées aux communications locales et régionales, notamment en NVIS, tandis que les bandes 20, 17 et 15 m permettent d’envisager des liaisons de plus en plus lointaines lorsque les conditions ionosphériques sont favorables. Ces distances restent indicatives : heure, saison, activité solaire et antennes peuvent considérablement modifier la propagation.

80 mètres : le spécialiste de la nuit

La bande des 80 mètres, autour de 3,5 MHz, est particulièrement intéressante pour établir des communications régionales après le coucher du Soleil.

Avec une antenne adaptée, elle permet de couvrir quelques dizaines à plusieurs centaines de kilomètres. Elle devient donc une candidate sérieuse pour un réseau départemental ou régional.

Son principal défaut apparaît pendant la journée : l’absorption ionosphérique devient importante. Ajoutons à cela un niveau de bruit souvent élevé et des antennes relativement longues.

Pour les communications d’urgence, l’IARU Région 1 indique 3,760 MHz comme centre d’activité.

40 mètres : la bande à essayer en premier

S’il fallait choisir une seule bande pour constituer un réseau HF régional, le 40 mètres serait probablement notre premier candidat.

Autour de 7 MHz, il représente un excellent compromis entre portée, dimensions des antennes et disponibilité.

Pendant la journée, une liaison de quelques centaines de kilomètres peut être obtenue grâce au NVIS — Near Vertical Incidence Skywave.

Le principe est presque paradoxal : au lieu d’essayer d’envoyer le signal le plus loin possible vers l’horizon, on installe généralement une antenne relativement basse afin de favoriser un rayonnement à angle élevé.

Le signal monte alors presque verticalement vers l’ionosphère avant de revenir au sol.

Pourquoi le NVIS permet de communiquer à courte distance

NVIS ou DX : deux stratégies de propagation différentes. Sur 40/80 m, une antenne basse favorise un rayonnement à angle élevé qui permet au signal de revenir à quelques dizaines ou centaines de kilomètres de l’émetteur. Sur les bandes plus hautes, un angle de départ plus faible favorise les grandes distances, mais peut créer une zone de silence rendant les stations proches injoignables.

Résultat : il devient possible de couvrir une zone située approximativement entre quelques dizaines et plusieurs centaines de kilomètres sans relais intermédiaire.

C’est exactement ce que l’on recherche pour un réseau d’urgence régional.

Sur 40 mètres, le centre d’activité d’urgence indiqué par l’IARU Région 1 est 7,110 MHz.

20 mètres : attention à la zone de silence

Pour contacter une station située à 1 000 ou 2 000 km, le 20 mètres devient souvent beaucoup plus intéressant.

La bande des 14 MHz est l’une des grandes bandes DX du radioamateur. Lorsque les conditions sont favorables, quelques dizaines de watts peuvent suffire pour réaliser des liaisons à plusieurs milliers de kilomètres.

Mais il existe un piège.

Votre signal peut parfaitement être reçu à 1 500 km tout en étant totalement inaudible à 200 km.

Entre la portée locale et le premier retour ionosphérique apparaît alors une zone de silence, ou skip zone.

Dans un réseau d’urgence régional, choisir systématiquement la bande offrant la plus grande portée serait donc une erreur.

Le centre mondial d’activité d’urgence sur cette bande est 14,300 MHz.

Et les bandes 17 et 15 mètres ?

Lorsque l’ionisation est suffisante et que les distances deviennent importantes, les bandes des 17 et 15 mètres constituent également d’excellentes possibilités.

L’IARU indique comme centres mondiaux d’activité d’urgence :

18,160 MHz sur 17 mètres et 21,360 MHz sur 15 mètres.

Pour notre réseau régional, elles seront cependant moins prioritaires que les bandes 80 et 40 mètres.

Quelle bande essayer ?

Voici une règle volontairement simplifiée :

Distance Jour Nuit
0–100 km 40 m NVIS 80/40 m
100–500 km 40 m NVIS 40/80 m
500–1 000 km 40/20 m 40 m
1 000–3 000 km 20/17 m 20/40 m
> 3 000 km 20/17/15 m 20 m

Ce tableau n’est évidemment pas une garantie de liaison. Saison, activité solaire, antennes, puissance et bruit radioélectrique peuvent complètement changer la situation.

Il donne simplement la première bande à essayer.

Plus d’Internet ? Écoutez !

Aujourd’hui, nous avons pris l’habitude de consulter VOACAP, les clusters, PSKReporter ou différents indicateurs de propagation.

Mais notre scénario est justement celui où Internet n’existe plus.

Il reste alors un instrument formidable : le récepteur de notre station.

Écoutons plusieurs bandes.

Le 40 mètres regorge de stations européennes ? C’est encourageant. Le 20 mètres est extrêmement actif mais seules des stations lointaines apparaissent ? Une zone de silence existe probablement autour de nous.

Les balises, les stations puissantes et simplement l’activité entendue permettent déjà d’obtenir une bonne idée de l’état de la propagation.

Un opérateur HF expérimenté finit ainsi par devenir son propre indicateur de propagation.

Préparer le réseau avant la panne

Le moment où Internet vient de disparaître n’est évidemment pas le meilleur moment pour décider :

« Bon… on se retrouve où ? »

Un réseau d’urgence doit donc être préparé à l’avance.

On peut par exemple définir :

Fréquence principale : 40 m
Fréquence de secours : 80 m
Longue distance : 20 m
Rendez-vous : heure pleine et H+30

Chaque station conserve cette procédure sur une simple feuille de papier à côté du transceiver.

La fiche de secours ADRASEC

Exemple de fiche « Plan B » à conserver près de la station HF : bandes à privilégier selon la distance et l’heure, fréquences de rendez-vous, solutions de secours et procédure d’appel. L’objectif n’est pas d’improviser lorsque les réseaux habituels disparaissent, mais de disposer d’un plan simple connu à l’avance par tous les opérateurs. Les fréquences IARU indiquées sont des centres d’activité d’urgence et non des fréquences exclusivement réservées.

Attention également aux fréquences 3,760, 7,110, 14,300, 18,160 et 21,360 MHz : l’IARU les définit comme des centres d’activité d’urgence, et non comme des fréquences exclusivement réservées au trafic d’urgence.

La radio commence là où Internet s’arrête

La véritable force d’un réseau HF d’urgence ne réside finalement ni dans la puissance de l’émetteur ni dans le prix du transceiver.

Elle réside dans la capacité des opérateurs à comprendre leur moyen de communication.

Pour quelques centaines de kilomètres, pensons 40 mètres et NVIS. La nuit, essayons également 80 mètres. Pour aller beaucoup plus loin, regardons vers 20, 17 ou 15 mètres.

Et surtout : écoutons avant d’émettre.

Car lorsque les écrans Internet deviennent noirs, l’ionosphère, elle, continue de fonctionner.

Liens utiles pour aller plus loin

POTA : après les 10 QSO, la chasse aux trophées commence ! (13/13)

Banniere Awards POTA

Dans notre précédent article, « POTA Park-to-Park : quand les Activators se chassent entre eux ! », nous avons découvert comment réaliser et logger correctement un contact entre deux parcs.

Mais une fois nos 10 QSO réalisés et notre log envoyé, que se passe-t-il ?

POTA ne se contente pas d’enregistrer nos contacts. Au fil des activations et des chasses, le programme construit nos statistiques et débloque automatiquement des awards POTA.

Et c’est là qu’un nouveau jeu commence…

Pas besoin d’envoyer une demande de diplôme

Bonne nouvelle : inutile de remplir un formulaire ou d’envoyer des cartes QSL.

Après traitement des logs, POTA calcule automatiquement les récompenses obtenues. Elles sont accessibles depuis notre compte dans :

My Stats → Awards Issued

Il suffit ensuite de cliquer sur l’award pour télécharger le certificat.

La plupart des récompenses automatiques apparaissent normalement dans les 48 heures suivant le traitement des logs.

De votre premier parc aux awards POTA

De la première activation aux awards : chaque log POTA traité fait progresser automatiquement vos statistiques et vos challenges.

Les premiers awards : collectionner les parcs

L’un des objectifs les plus naturels consiste à activer ou contacter des références différentes.

POTA propose une progression standard :

Bronze → 10 parcs différents
Silver → 20 parcs
Gold → 30 parcs
Platinum → 40 parcs
Diamond → 50 parcs

Ces récompenses existent aussi bien pour les Activators que pour les Hunters.

Au-delà, d’autres niveaux permettent de poursuivre la progression vers 100 références et davantage.

Attention cependant à une nuance importante côté Activator : pour qu’une référence compte dans les Unique Reference Awards, il faut y avoir réalisé au moins 10 QSO au total. Ces contacts peuvent toutefois être répartis sur plusieurs tentatives.

Autrement dit, une sortie ratée à 7 QSO n’est pas forcément perdue : revenez une autre fois et complétez !

Repeat Offender : retourner dans notre parc préféré

Vous activez toujours le petit parc situé à dix minutes de chez vous ?

POTA a pensé à vous !

Les Repeat Offender Awards récompensent les opérateurs qui retournent régulièrement dans la même référence.

Pour un Activator, la première série commence ainsi :

20 activations → Oasis Award
40 → Fox Den
60 → Bear Cave
80 → Fishing Hole
100 → Eagle’s Nest

Et cela continue ensuite par nouveaux paliers.

Voilà qui démontre qu’il n’est pas nécessaire de parcourir 10 000 kilomètres pour collectionner des awards POTA.

Notre parc préféré peut lui aussi devenir un véritable terrain de jeu.

POTA Rover : combien de parcs dans la même journée ?

Pour les Activators qui préfèrent bouger, POTA propose exactement l’inverse : les Rover Awards.

Le principe consiste à réussir plusieurs références différentes pendant une même journée UTC :

5 parcs → Warthog
10 → Rhino
15 → Cheetah
20 → Ostrich
25 → Leopard
30 → Lion

Là, mieux vaut avoir préparé les antennes, les batteries… et l’itinéraire !

Ces awards peuvent être obtenus plusieurs fois.

Park-to-Park : notre article précédent prend tout son sens

Les contacts P2P possèdent leur propre récompense.

Le Park-to-Park Award commence à 25 contacts uniques entre Activators, puis progresse par paliers de 25.

Nous comprenons maintenant pourquoi nous avons autant insisté dans l’article précédent sur les champs ADIF :

MY_SIG_INFO = mon parc

SIG_INFO = son parc

Un P2P correctement identifié dans le log permet au système de reconnaître précisément le contact, particulièrement lors des activations multiples ou lorsqu’un Activator change de parc dans la journée.

Et les Hunters ?

Ils ne sont évidemment pas oubliés.

Un radioamateur peut être Activator le dimanche et Hunter depuis son shack le lundi.

Les Hunters disposent eux aussi des awards liés aux références uniques, aux zones géographiques et à d’autres challenges.

Il existe même un Operator-to-Operator Award, réservé aux Hunters, qui encourage à contacter plusieurs fois les mêmes Activators. Il débute à 50 contacts uniques et progresse ensuite par paliers de 50.

La chasse POTA possède donc elle aussi son système de progression.

POTA : Activator ou Hunter : chacun ses challenges

Activator ou Hunter : les logs POTA alimentent automatiquement des statistiques et des awards adaptés à chaque type d’activité.

Des awards pour voyager… très loin

POTA propose également des DX Awards.

Pour l’Activator, le premier niveau est obtenu en activant des parcs situés dans 5 entités DX différentes.

Pour le Hunter, il faut contacter des Activators situés dans des parcs appartenant à 5 entités DX différentes.

Les niveaux progressent ensuite par tranches de cinq entités.

Voilà un challenge autrement plus difficile pour l’Activator français : il va falloir commencer à prévoir quelques vacances !

Et même des challenges spécialisés

La liste ne s’arrête pas là.

Le Six Meter 6 Pack Activator demande par exemple de réaliser au moins 10 contacts sur 6 mètres depuis six références différentes.

Pour le Hunter, il faut contacter six références différentes sur cette bande.

On trouve également des récompenses liées aux différentes bandes, aux divisions administratives, à certaines périodes de l’année ou encore au nombre de QSO réalisés depuis un même parc.

Le Kilo Award, par exemple, récompense l’Activator ayant réalisé 1 000 QSO depuis la même référence.

Autrement dit, il existe largement de quoi s’occuper !

« J’ai atteint le niveau, mais mon award n’apparaît pas ! »

Avant d’appeler les secours, vérifions quelques points.

Le log a-t-il été envoyé ?

Puis :

a-t-il terminé son traitement ?

Vérifions ensuite que les critères sont réellement atteints : nombre de références uniques, activations valides, P2P correctement renseignés, absence de doublons…

POTA indique que de nombreux awards automatiques apparaissent dans les 48 heures suivant l’upload des logs.

Certaines récompenses particulières peuvent toutefois demander davantage de temps.

Et si quelque chose semble réellement anormal, le Help Desk POTA reste disponible.

POTA : Pourquoi mon award n'apparaît pas ?

Un award POTA tarde à apparaître ? Vérifiez le traitement du log, les critères demandés et les informations ADIF avant de vous inquiéter.

Les statistiques : notre carnet de voyage radio

Les awards sont amusants, mais les statistiques POTA le sont peut-être encore davantage.

Au fil des sorties, nous voyons apparaître les parcs activés, les références chassées, les contacts et les différents résultats accumulés.

Notre compte devient progressivement une sorte de carnet de voyage radio.

Au départ :

« Essayons une activation POTA. »

Quelques mois plus tard :

« J’ai 18 références… encore deux et j’atteins le prochain niveau ! »

Puis nous ouvrons la carte POTA.

Tiens…

ce parc situé à 45 kilomètres, nous ne l’avons encore jamais activé !

Et voilà comment les awards remplissent mystérieusement le coffre de la voiture avec une antenne, un mât, une batterie et une table pliante.

Les awards doivent rester un prétexte pour sortir la radio

Il ne faudrait cependant pas perdre de vue l’essentiel.

POTA n’est pas une compétition obligatoire.

Personne ne nous impose de devenir Rover, de réaliser 1 000 QSO ou d’activer des centaines de références.

Les awards sont surtout là pour proposer de nouveaux objectifs.

Pour certains, ce sera visiter 50 parcs.

Pour d’autres, obtenir 25 P2P.

Et pour beaucoup, l’objectif restera simplement :

passer quelques heures dehors, monter une antenne et faire de la radio.

Une activation avec 12 QSO, un sandwich et un café au soleil peut finalement laisser beaucoup plus de souvenirs qu’un compteur supplémentaire.

Mais soyons honnêtes…

Quand il ne manque plus qu’un parc pour décrocher le prochain award, il devient soudain très difficile de laisser la radio à la maison !

Pour aller plus loin

Que pourrait réellement faire une IA dans une station radioamateur ?

L’IA au cœur de la station radioamateur

L’intelligence artificielle s’installe partout. Mais dans le shack d’un radioamateur, pourrait-elle réellement servir à autre chose qu’à rédiger un texte ou répondre à une question ?

Imaginons cette demande : « Cherche-moi une ouverture intéressante sur 10 mètres et préviens-moi si l’Amérique du Sud apparaît. »

Une station équipée d’une IA pourrait observer le spectre, reconnaître les signaux, consulter les informations de propagation, identifier des indicatifs, comparer ceux-ci au log et finalement répondre : « Plusieurs stations brésiliennes viennent d’apparaître vers 28,4 MHz. Voulez-vous que j’oriente l’antenne et règle la radio ? »

Une bonne partie des briques nécessaires existe déjà.

Station radioamateur augmentée par l’IA

Une IA pourrait devenir le copilote de la station, en reliant radio, SDR, rotor, logiciels, propagation et journal de trafic.

Comprendre ce qui apparaît dans le waterfall

Un SDR produit une quantité considérable d’informations que l’opérateur interprète visuellement. Nous reconnaissons assez facilement une porteuse, une émission SSB ou les petites traces caractéristiques du FT8.

Une IA peut apprendre à effectuer ce classement automatiquement. La classification automatique des modulations par réseaux neuronaux fait déjà l’objet de nombreux travaux. Les jeux de données historiques RadioML de DeepSig comportent par exemple différents types de modulations analogiques et numériques destinés à l’expérimentation. DeepSig recommande désormais d’utiliser également de véritables enregistrements radio pour les nouveaux travaux.

On pourrait donc imaginer un waterfall intelligent affichant directement :

FT8 – CW – SSB – RTTY – parasite – signal inconnu.

Un clic sur une émission inconnue pourrait faire apparaître : « Probablement du RTTY : voulez-vous lancer le décodeur ? »

Waterfall SDR intelligent avec IA

L’IA pourrait transformer le waterfall en carte intelligente des signaux, en identifiant modes, indicatifs et stations intéressantes.

L’IA ne remplacerait donc pas forcément les excellents décodeurs existants : elle saurait surtout choisir le bon outil.

Sortir une voix du bruit

L’autre domaine particulièrement prometteur concerne la réduction du bruit.

Des réseaux neuronaux savent déjà distinguer certaines caractéristiques de la parole de celles du bruit. RNNoise, par exemple, associe DSP et réseau neuronal récurrent pour réaliser une suppression de bruit audio.

Dans une station :

Antenne → récepteur → démodulation SSB → traitement IA → haut-parleur

pourrait améliorer l’intelligibilité d’un correspondant faible.

Attention cependant à une différence fondamentale entre supprimer du bruit et reconstituer une information absente. Une IA générative ne devrait jamais inventer une syllabe et nous faire croire que nous avons reçu un indicatif ou un report qui n’était pas réellement présent dans le signal.

Transformer automatiquement un QSO en log

La reconnaissance vocale ouvre une autre possibilité spectaculaire.

L’ordinateur pourrait écouter :

« Fox Four Lima Echo Romeo, you are five nine »

et en extraire automatiquement :

F4LER — RST 59

avec la fréquence, le mode, l’heure et la date déjà fournis par le transceiver.

Après confirmation de l’opérateur, le QSO serait enregistré dans le journal et exportable en ADIF.

La difficulté sera évidemment importante : QRM, QSB, accents, alphabet phonétique, indicatifs inhabituels et signaux faibles constituent un terrain beaucoup plus difficile qu’une conversation enregistrée dans une pièce calme.

Un véritable assistant DX

Une fois l’indicatif reconnu, l’IA pourrait croiser plusieurs informations :

  • pays et locator ;
  • azimut de la station ;
  • QSO précédents ;
  • confirmation QSL ;
  • bande et mode ;
  • propagation actuelle.

Elle pourrait alors annoncer :

« VK9XXX reçu sur 14,195 MHz. Cette entité n’apparaît pas dans votre log. »

Le principe devient particulièrement intéressant avec un SDR couvrant une large portion de bande. Au lieu de demander « quels signaux reçoit ma radio ? », nous demanderions à l’ordinateur :

« Parmi tous ces signaux, lesquels peuvent m’intéresser ? »

Et l’IA pourrait réellement commander la radio

Il ne s’agit plus ici de science-fiction.

Des interfaces comme Hamlib permettent déjà à un programme de contrôler de nombreux équipements. Ses serveurs rigctld, rotctld et ampctld permettent respectivement de communiquer avec transceivers, rotors et amplificateurs par réseau TCP.

Nous pourrions donc construire :

Opérateur → IA → Hamlib → transceiver / rotor / amplificateur

et demander :

« Passe sur 20 mètres en CW et tourne l’antenne vers Tokyo. »

L’IA interpréterait la phrase ; un programme classique exécuterait ensuite les commandes précises.

Cette distinction est importante : l’IA comprend l’intention, le logiciel déterministe pilote le matériel.

Satellites, EME et radioastronomie

L’IA pourrait également devenir le chef d’orchestre des stations complexes.

Pour les satellites :

orbite → passage → rotor → correction Doppler → SDR → décodeur.

Pour l’EME :

position de la Lune → pointage → Doppler → recherche du signal → décodage.

Même la radioastronomie amateur pourrait en profiter. Autour de la raie de l’hydrogène neutre à 1420 MHz, une IA pourrait analyser des heures d’enregistrements, classifier les interférences radioélectriques et signaler les observations méritant une analyse approfondie.

Elle ne remplacerait pas les calculs scientifiques : elle aiderait surtout à trier une énorme quantité de données.

Une station qui apprend ses propres parasites

Voilà une application particulièrement séduisante pour le radioamateur.

Pendant plusieurs jours, l’IA pourrait observer le spectre et découvrir que certaines raies apparaissent lorsque l’ordinateur fonctionne, qu’un bruit large bande accompagne la production des panneaux photovoltaïques ou qu’un parasite revient toutes les 20 kHz.

Elle construirait progressivement une cartographie du QRM de la station et pourrait avertir :

« Ce signal ressemble au parasite habituellement produit par votre alimentation à découpage. »

L’IA pourrait-elle faire le QSO toute seule ?

Techniquement, on peut imaginer :

réception → reconnaissance vocale → IA → génération d’une réponse → synthèse vocale → émission.

Des modèles peuvent d’ailleurs fonctionner directement sur l’ordinateur de la station : Ollama, par exemple, fournit une API locale permettant à un programme d’interroger un modèle installé sur la machine.

Mais cette possibilité pose une question beaucoup plus intéressante :

si l’ordinateur écoute, décide, répond et remplit le log, qui réalise réellement le QSO ?

Sans oublier les questions réglementaires et la nécessité pour l’opérateur de conserver le contrôle de son émission.

IA et radioamateurisme : l’humain aux commandes

L’IA peut analyser, proposer et automatiser de nombreuses tâches, mais l’opérateur doit conserver le contrôle de la station et de ses émissions.

Attention aux hallucinations !

C’est probablement la limite la plus importante. Une IA peut se tromper.

Il serait donc imprudent de lui laisser directement certaines commandes critiques. Une architecture raisonnable afficherait plutôt :

« Je propose 14,195 MHz USB et azimut 220°. Confirmer ? »

avant d’agir.

L’IA deviendrait alors un copilote, pas le commandant de bord.

Et si nous construisions notre première station IA ?

Une première expérience serait finalement assez simple et sans émission automatique :

SDR ou transceiver CAT → Hamlib → reconnaissance des signaux et de la parole → IA locale → log.

L’assistant écouterait, identifierait les modes et indicatifs, consulterait le journal et signalerait les stations intéressantes.

L’opérateur resterait celui qui décide d’appuyer sur le PTT.

Car la station radioamateur du futur ne sera peut-être pas celle qui remplace son opérateur, mais celle qui comprend ce qu’il cherche et l’aide à le trouver.

Pour aller plus loin

Hamlib — contrôle des équipements radio
Hamlib — contrôle réseau des radios et rotors
RNNoise — réduction de bruit par réseau neuronal
DeepSig — jeux de données RadioML
Ollama — modèles d’IA exécutables localement

 

DX-péditions de septembre et octobre 2026 : les opérations à ne pas manquer

Expédition DX sur île lointaine

Le mois de septembre 2026 s’annonce particulièrement animé pour les chasseurs de DX. Plusieurs stations sont déjà actives depuis des entités recherchées, tandis que des opérations importantes se préparent dans l’Arctique, le Pacifique, en Afrique et dans l’océan Indien.

Voici une sélection des DX-péditions les plus intéressantes pour les radioamateurs français, avec leurs dates, bandes, modes et particularités. Les calendriers pouvant évoluer rapidement, il reste prudent de consulter les sites officiels et les clusters avant de se mettre à l’écoute.

Les DX-péditions actuellement en cours

9N/OM0GA depuis le Népal

OM0GA est actif sous l’indicatif 9N/OM0GA depuis Kirtipur, au Népal, jusqu’au 19 septembre. L’activité est annoncée sur les bandes du 40 au 10 mètres.

Le Népal reste une entité DXCC recherchée, notamment en Europe. Les meilleures possibilités depuis la France devraient généralement se présenter sur les bandes hautes, lorsque la propagation permet une ouverture vers l’Asie.

8R1TM depuis le Guyana

PY1SAD émet depuis Georgetown sous l’indicatif 8R1TM, jusqu’au 11 septembre. L’opération couvre les bandes HF ainsi que le 6 mètres, en CW, SSB et modes numériques.

Le Guyana représente une cible intéressante pour compléter son DXCC. Sa situation au nord-est de l’Amérique du Sud permet parfois de bonnes ouvertures vers la France en fin d’après-midi ou en soirée. La présence annoncée sur 50 MHz constitue un attrait supplémentaire, même si un contact sur cette bande nécessitera des conditions particulièrement favorables.

3W9C depuis l’île de Hon Son, au Vietnam

SP5APW est actif sous l’indicatif 3W9C depuis l’île de Hon Son, référencée IOTA AS-128, jusqu’au 12 septembre.

L’objectif principal de cette opération est le 6 mètres, avec également une présence annoncée sur 20, 15 et 10 mètres. La station utilise une puissance de 100 W et une antenne VDA, ou Vertical Dipole Array.

Cette DX-pédition cumule deux intérêts : le Vietnam en tant qu’entité DXCC et une référence IOTA relativement recherchée. Depuis la France, le 6 mètres représentera un véritable défi ; les bandes 20, 15 et 10 mètres offriront davantage de possibilités.

D44TWO depuis le Cap-Vert

DF2WO est actif depuis Praia, sur l’île de Santiago, sous l’indicatif D44TWO, jusqu’au 15 septembre.

L’opération est annoncée du 160 au 6 mètres, en CW et SSB. Santiago appartient au groupe IOTA AF-005.

La proximité relative du Cap-Vert rend cette activité particulièrement accessible depuis la France. D44TWO pourra intéresser aussi bien les chasseurs de DXCC que les amateurs de bandes basses. Les ouvertures sur 80 et 160 mètres seront à rechercher principalement autour du lever et du coucher du Soleil.

J38LD et J38DX depuis la Grenade

Les indicatifs J38LD et J38DX sont utilisés depuis la Grenade jusqu’au 12 septembre. L’activité couvre les bandes du 80 au 6 mètres, en SSB, FT8 et FT4.

La Grenade appartient au groupe IOTA NA-024. Les liaisons transatlantiques sont généralement possibles depuis la France, notamment sur 20, 17, 15 et 10 mètres selon la propagation. Les modes numériques devraient offrir de bonnes chances aux stations modestement équipées.

Z68PX depuis le Kosovo

IZ2DPX est actif depuis Grashticë sous l’indicatif Z68PX, jusqu’au 11 septembre. Il utilise les bandes du 60 au 6 mètres, en SSB, FT8 et FT4, avec une puissance d’environ 100 W.

En raison de sa proximité géographique, le Kosovo devrait être facilement audible depuis la France. L’opération présente néanmoins un intérêt particulier sur les bandes de 60 mètres et de 6 mètres, où les occasions de contacter cette entité peuvent être moins fréquentes.

CT9/DK8MM depuis Madère

Une nouvelle activité a été signalée le 8 septembre depuis Madère. DK8MM utilise l’indicatif CT9/DK8MM jusqu’au 15 septembre.

Il participe également à l’activité contest sous l’indicatif CR3W, notamment pendant le WAE SSB Contest, aux côtés de DL5AXX et DL8UD. Les contacts seront confirmés par LoTW et par l’OQRS de Club Log.

Les opérations attendues prochainement

RI1FJZ depuis la Terre François-Joseph

L’une des opérations les plus attendues doit commencer le 9 septembre. Une équipe composée notamment de RA1ZZ, R9LR, RA9USU, RW6MD et R9LM prévoit d’émettre sous l’indicatif RI1FJZ jusqu’au 25 septembre.

La station sera installée dans l’archipel arctique de la Terre François-Joseph, référencé IOTA EU-019. L’activité est annoncée du 160 au 10 mètres, en CW, SSB et FT8.

En raison de son emplacement isolé et de sa présence sur les bandes basses, RI1FJZ constitue une priorité élevée. Les trajets vers la France pourront toutefois être affectés par l’activité géomagnétique dans les régions polaires.

KH8WW depuis les Samoa américaines

YL2GM et EA5EL prévoient d’activer KH8WW depuis l’île d’Aunuʻu, aux Samoa américaines, du 10 au 24 septembre.

La station devrait couvrir les bandes du 160 au 10 mètres, y compris le 60 mètres, en CW, SSB, RTTY et FT8. Plusieurs antennes sont prévues : Spiderbeam, verticales, DX Commander et dipôles en V inversé.

Les Samoa américaines constituent l’une des cibles majeures de septembre. Depuis la France, les contacts seront difficiles, mais les nombreuses bandes et les différents modes annoncés devraient multiplier les possibilités.

KH0N depuis Saipan

JA6CNL sera actif depuis Saipan, dans les îles Mariannes, sous l’indicatif KH0N, du 10 au 15 septembre.

Il s’agira principalement d’une activité numérique en FT8, FT4 et FT2 sur les bandes HF. La durée relativement courte de l’opération et la difficulté du trajet entre la France et le Pacifique rendent cette station particulièrement intéressante à surveiller.

S79/DL2SBY depuis les Seychelles

DL2SBY prévoit d’émettre depuis Mahé, aux Seychelles, sous l’indicatif S79/DL2SBY, du 11 au 21 septembre.

L’activité couvrira les bandes du 80 au 6 mètres, en CW, SSB et FT8. Mahé est référencée IOTA AF-024.

Les Seychelles sont généralement accessibles depuis la France sur les bandes comprises entre 10 et 20 mètres. Cette opération devrait donc offrir de bonnes possibilités, y compris aux stations disposant d’une installation relativement simple.

5W0AF depuis les Samoa

SP5EAQ prévoit d’être actif depuis Apia, aux Samoa, sous l’indicatif 5W0AF, du 21 septembre au 12 octobre.

L’activité sera principalement réalisée en SSB, du 40 au 10 mètres, avec une éventuelle présence sur 80 mètres. Une opération essentiellement consacrée à la phonie est suffisamment rare pour retenir l’attention des chasseurs de DX utilisant peu ou pas les modes numériques.

Une importante activité depuis Ogasawara

Plusieurs opérateurs japonais doivent rejoindre Chichijima, dans l’archipel d’Ogasawara, du 24 septembre au 6 octobre. Les indicatifs annoncés comprennent notamment JD1BON, JD1BOK, JE1NVD/JD1 et JI1CRM/JD1.

L’activité devrait couvrir les bandes du 160 au 6 mètres, en CW, SSB, FT8 et FT4. Chichijima est référencée IOTA AS-031.

Ogasawara constitue une entité DXCC distincte du Japon. La présence de plusieurs opérateurs et la large couverture des bandes augmenteront les chances de contact depuis l’Europe.

9T0MD depuis la République démocratique du Congo

La grande DX-pédition 9T0MD est prévue du 30 septembre au 11 octobre. L’équipe du Mediterraneo DX Club annonce une activité du 160 au 6 mètres, en CW, SSB, FT8 et RTTY.

Il s’agit certainement de l’une des opérations les plus importantes de cette période. Plusieurs stations et antennes devraient être déployées afin de couvrir simultanément différentes bandes. Le site officiel propose déjà des prévisions de propagation VOACAP spécialement destinées aux stations européennes.

XR0Z depuis l’île Alexander Selkirk

CE3VTZ et XQ7IR préparent une opération depuis l’île Alexander Selkirk, dans l’archipel Juan Fernández, pendant environ dix jours en octobre 2026.

Ils utiliseront l’indicatif XR0Z du 160 au 10 mètres, en CW, SSB et FT8. L’île porte la référence IOTA SA-101.

Le site d’émission sera installé dans un refuge situé à environ 1 057 mètres d’altitude. L’acheminement du matériel nécessitera plus de quatre heures de marche, ce qui donne une idée de la difficulté logistique de cette expédition.

6O2M depuis la Somalie

OG2M prévoit d’émettre sous l’indicatif 6O2M depuis Garowe, dans l’État du Puntland, du 5 au 25 octobre.

L’activité est annoncée du 40 au 10 mètres, en CW et SSB. Il s’agira toutefois d’une opération réalisée sur le temps libre de l’opérateur : la présence sur les bandes pourra donc être irrégulière.

La Somalie reste une entité rare et très recherchée. Chaque apparition de 6O2M sur les clusters devrait provoquer une activité importante.

H49A depuis les îles Salomon

Une équipe internationale sera active depuis Guadalcanal, dans les îles Salomon, sous l’indicatif H49A, du 9 au 21 octobre.

L’activité couvrira toutes les bandes HF ainsi que le 6 mètres, en CW, SSB et FT8. Guadalcanal appartient au groupe IOTA OC-047.

La présence de plusieurs opérateurs et l’organisation structurée de cette expédition devraient offrir de bonnes chances de contact, malgré la grande distance séparant les îles Salomon de la France.

Quelles stations surveiller en priorité ?

Pour les radioamateurs français, RI1FJZ sera la première cible importante à rechercher dès le 9 septembre. KH8WW représentera ensuite le grand défi du mois en raison de sa localisation dans le Pacifique.

À plus long terme, 9T0MD devrait être l’opération la plus accessible parmi les grandes DX-péditions annoncées. XR0Z, 6O2M et H49A seront probablement plus difficiles, mais particulièrement intéressantes pour les chasseurs d’entités rares et de références IOTA.

Enfin, les amateurs de 6 mètres pourront surveiller 3W9C, 8R1TM, KH8WW, S79/DL2SBY, 9T0MD et H49A. Sur cette bande, les ouvertures peuvent être brèves : une surveillance régulière des balises, des clusters et des outils de propagation sera indispensable.

Sources et liens utiles

Les dates, indicatifs et programmes peuvent être modifiés en fonction des transports, des autorisations, de la météo ou des conditions locales. Avant tout appel, vérifiez les dernières informations publiées par les équipes ainsi que les spots récents sur les clusters DX.