Bienvenue sur le Site du Radio-Club F5KEE de Viry-Châtillon (91 – Essonne)!

Chers(es) visiteurs(ses) et passionnés(es) de radio et de sciences,

Le Radio-Club F5KEE vous accueille à la Maison des Associations de Viry-Châtillon, au cœur de l’Essonne. Dans ce lieu ouvert et convivial, nous réunissons toutes celles et ceux qui partagent la curiosité des sciences, des techniques et des communications sans fil.

Le radioamateurisme, c’est bien plus qu’un simple hobby :
c’est une passion universelle, où l’on apprend à dialoguer avec le monde entier, à construire ses propres antennes et équipements, à explorer la propagation des ondes, mais aussi à découvrir les technologies numériques et les satellites.

À qui s’adresse le radio-club ?

Le F5KEE s’adresse à tous les publics :

  • les curieux qui veulent découvrir ce qu’est la radio et comment on peut communiquer sans Internet,

  • les jeunes et étudiants attirés par la technique, l’électronique ou l’aéronautique,

  • les futurs radioamateurs qui souhaitent préparer la licence,

  • les opérateurs confirmés qui veulent partager leurs expériences, expérimenter ou participer à des contests,

  • et plus largement, toute personne désireuse d’apprendre, de pratiquer et d’échanger dans un cadre associatif.

Que fait-on au F5KEE ?

Nos activités sont variées et adaptées à tous les niveaux :

  • Découverte et formation : initiation aux bases de la radio, aide à la préparation de la licence radioamateur.

  • Pratique du trafic : contacts en phonie, en CW (morse), en modes numériques (FT8, …), via satellites ou encore à travers le monde en HF.

  • Expérimentations techniques : réalisation et essais d’antennes, utilisation du SDR, projets autour de l’Arduino ou d’interfaces numériques.

  • Activités collectives : organisation de démonstrations publiques, projets éducatifs en lien avec les écoles ou évènements internationaux (ARISS, QO-100, etc.).

  • Vie de club : échanges, entraide, convivialité et partage de connaissances dans une ambiance amicale.

Pourquoi nous rejoindre ?

Adhérer au Radio-Club F5KEE, c’est rejoindre une communauté dynamique et passionnée, c’est apprendre en pratiquant, c’est aussi trouver un lieu où la curiosité technique et la convivialité se conjuguent au quotidien.

C’est également l’occasion d’acquérir des bases solides en électricité et en électronique, compétences précieuses pour comprendre le fonctionnement des équipements mais aussi pour, pourquoi pas, préparer un futur métier dans les domaines techniques, scientifiques ou industriels.

Que vous soyez simple curieux, débutant ou opérateur chevronné, poussez la porte de la Maison des Associations de Viry-Châtillon : F5KEE vous accueille et vous invite à découvrir le monde fascinant du radioamateurisme.

L’équipe du Radio-Club F5KEE de Viry-Châtillon

Actualité du 6 septembre 2026

Actualités radioamateurs : espace et satellites

Spectrum réussit enfin son envol et place cinq satellites en orbite

Après de nombreux reports depuis le début de l’année, le lanceur Spectrum d’Isar Aerospace a finalement décollé le 5 septembre à 20 h 12 UTC depuis Andøya, en Norvège. Cette deuxième mission, baptisée Onward and Upward, marque une étape historique : Spectrum a franchi les différentes phases du vol, atteint la vitesse orbitale puis effectué sa manœuvre de circularisation avant de libérer ses charges utiles. Il s’agit du premier lancement commercial réussi vers l’orbite depuis l’Europe continentale.

Cinq CubeSats étaient à bord : CyBEEsat, TriSat-S, Platform-6, FramSat-1 et SpaceTeamSat1, auxquels s’ajoutait l’expérience non séparable Let It Go. Pour les radioamateurs, FramSat-1 et SpaceTeamSat1 sont particulièrement intéressants avec des liaisons respectivement annoncées sur 435,141 MHz et 437,395 MHz.

SatNOGS s’adapte rapidement aux nouveaux satellites de Spectrum

Le décollage réussi de Spectrum déclenche maintenant une autre phase : identifier précisément les cinq nouveaux objets en orbite et fournir des éléments orbitaux fiables aux stations de réception. La communauté SatNOGS avait anticipé le lancement en créant les fiches des satellites et en leur attribuant des identifiants NORAD temporaires.

Les fréquences annoncées sont variées : 137,500 MHz pour CyBEEsat, 401,360 MHz pour Platform-6, 435,141 MHz pour FramSat-1, 437,395 MHz pour SpaceTeamSat1 et 2280,550 MHz pour TriSat-S. Les TLE utilisés pour programmer les observations doivent désormais être ajustés à l’heure réelle du lancement, puis remplacés progressivement par les données orbitales issues du suivi des objets. C’est précisément l’un des points forts du réseau SatNOGS : des centaines de stations peuvent contribuer à détecter et identifier rapidement les nouveaux satellites.

HamTV : un signal de test à recevoir sur 2395 MHz depuis l’ISS

Autre activité intéressante pour les amateurs de réception satellite : HamTV émet actuellement depuis le module Columbus de l’ISS sur 2395 MHz. Il s’agit pour le moment d’une transmission de test, sans caméra active, permettant notamment aux stations au sol de régler et vérifier leur installation de réception.

Le système HamTV utilise la télévision numérique amateur en DVB-S avec modulation QPSK. ARISS indique que ces transmissions « à vide » sont justement destinées à permettre aux stations terrestres d’affiner leurs équipements. Le signal peut être recherché pendant un passage favorable de l’ISS avec une parabole correctement suivie, une source adaptée à la bande S et un récepteur DATV ou SDR approprié. Une belle occasion de tenter une réception inhabituelle : au lieu d’écouter l’ISS en VHF ou UHF, il faut cette fois pointer sa parabole vers 2,395 GHz.

La Lune fait-elle bouger votre fréquence ? Comprendre le Doppler EME

Doppler EME, la Lune et votre fréquence

Le Doppler EME peut déplacer un signal radio de quelques centaines de hertz à plusieurs dizaines de kilohertz selon la bande utilisée. Lors d’une liaison Earth-Moon-Earth, notre signal parcourt environ 768 000 km aller-retour, mais il ne revient pas nécessairement sur la fréquence où nous l’avons émis.

Imaginons que notre station transmette précisément sur 2 320,100 MHz en direction de la Lune. Environ 2,5 secondes plus tard, l’écho revient. Pourtant, sur le waterfall, il peut apparaître plusieurs kilohertz plus haut ou plus bas.

Notre oscillateur aurait-il dérivé ? La Lune aurait-elle changé notre fréquence ?

Non. Le responsable est l’effet Doppler.

L’effet Doppler : la sirène d’ambulance version radio

Nous connaissons tous cet effet avec une ambulance : le son paraît plus aigu lorsqu’elle s’approche et plus grave lorsqu’elle s’éloigne.

Le même phénomène existe avec les ondes radio.

Pour une vitesse très inférieure à celle de la lumière, le décalage de fréquence peut être approximé par :

    \[\Delta f \simeq f_0 \frac{v_r}{c}\]

où :

  •     \[f_0\]

    est la fréquence du signal ;

  •     \[v_r\]

    la vitesse radiale entre les deux objets ;

  •     \[c\]

    la vitesse de la lumière, soit environ

        \[299\,792\,458\ \text{m/s}\]

    .

Le mot radiale est important. Ce n’est pas la vitesse totale de déplacement qui compte, mais uniquement sa composante suivant l’axe reliant la station à la Lune.

Pourtant, ma station ne bouge pas !

À première vue, notre antenne EME est solidement installée dans le jardin. Pourtant, elle se déplace à grande vitesse.

La Terre tourne sur elle-même. À l’équateur, un point de sa surface parcourt environ 1 670 km/h. Sous nos latitudes françaises, cette vitesse est moindre, mais reste de plusieurs centaines de kilomètres par heure.

Pendant ce temps, la Lune se déplace autour de la Terre à environ 1 km/s.

La géométrie Terre-Lune évolue donc continuellement.

Le Doppler observé dépend notamment :

  • de la position géographique de la station ;
  • de l’heure ;
  • de la position de la Lune dans le ciel ;
  • de la fréquence utilisée ;
  • de la position de la station correspondante.

Voilà pourquoi le locator Maidenhead renseigné dans un logiciel comme WSJT-X est particulièrement important en EME.

Doppler en écho Terre–Lune–Terre

En EME, les mouvements relatifs de la Terre et de la Lune provoquent un décalage Doppler du signal à l’aller comme au retour.

Avec son propre écho, le Doppler intervient deux fois

Supposons maintenant que nous cherchions notre propre écho lunaire.

Le signal quitte la Terre, atteint la Lune puis revient vers notre station.

Dans une représentation simplifiée, le décalage Doppler est donc subi à l’aller puis au retour :

    \[\Delta f_{\text{écho}} \simeq 2 f_0 \frac{v_r}{c}\]

Prenons une vitesse radiale instantanée de seulement :

    \[v_r=200\ \text{m/s}\]

À 144 MHz :

    \[\Delta f \simeq 2\times144\times10^6 \times\frac{200}{299\,792\,458}\]

soit environ :

    \[\boxed{192\ \text{Hz}}\]

Passons maintenant à 2 320 MHz :

    \[\Delta f \simeq 2\times2,320\times10^9 \times\frac{200}{299\,792\,458}\]

Nous obtenons environ :

    \[\boxed{3\,095\ \text{Hz}}\]

Plus de 3 kHz de décalage pour exactement la même vitesse !

Le Doppler augmente donc directement avec la fréquence.

Plus nous montons en fréquence, plus le problème devient sérieux

Les valeurs exactes dépendent évidemment de la géométrie Terre-Lune, mais les ordres de grandeur montrent rapidement l’importance du phénomène.

Bande EME Doppler maximal, ordre de grandeur
144 MHz ~440 Hz
432 MHz ~1,3 kHz
1 296 MHz ~4 kHz
2,3 GHz ~7 kHz
5,7 GHz ~18 kHz
10 GHz ~30 kHz
24 GHz plusieurs dizaines de kHz

Le Doppler EME selon la fréquence

En EME, le décalage Doppler augmente avec la fréquence : de quelques centaines de hertz à 144 MHz à plusieurs dizaines de kilohertz en SHF.

À 144 MHz, quelques centaines de hertz restent relativement faciles à visualiser.

À 2,3 GHz, nous pouvons déjà chercher notre correspondant plusieurs kilohertz trop loin.

À 10 GHz, ignorer le Doppler peut signifier regarder plusieurs dizaines de kilohertz à côté du signal !

Et la fréquence continue de bouger

Une complication supplémentaire apparaît : le Doppler n’est pas fixe.

La Lune traverse le ciel et la composante radiale de la vitesse de notre station évolue continuellement. Le décalage peut donc augmenter, diminuer ou changer de signe.

On parle alors de Doppler rate, c’est-à-dire la vitesse d’évolution du décalage, exprimée par exemple en Hz/minute.

Sur un waterfall, un signal suffisamment long peut donc apparaître légèrement incliné.

Autrement dit, connaître le Doppler à 21 h 00 ne signifie pas qu’il sera identique quelques minutes plus tard.

La Lune ne décale pas seulement le signal : elle l’élargit

Voici un deuxième phénomène particulièrement intéressant.

La Lune n’est pas un miroir ponctuel. Son diamètre est d’environ 3 475 km et les ondes sont réfléchies par différentes zones de sa surface.

Or toutes ces zones ne présentent pas exactement la même vitesse radiale par rapport à nos stations.

Les différentes composantes réfléchies reviennent donc avec des décalages Doppler légèrement différents.

Le résultat est un élargissement spectral du signal appelé notamment libration spreading.

Il faut donc distinguer deux choses :

Doppler shift : déplacement de l’ensemble du signal.

Doppler spread : élargissement du signal autour de sa fréquence centrale.

Et, là encore, l’effet devient de plus en plus important lorsque la fréquence augmente.

Doppler et libration lunaire en EME

En EME, l’écho lunaire est à la fois décalé par l’effet Doppler, élargi par la libration et soumis à une dérive au cours du temps.

Ce que l’on observe réellement sur le waterfall

Imaginons une porteuse extrêmement fine envoyée vers la Lune.

Sans mouvement, elle devrait revenir pratiquement au même endroit.

Dans la réalité, elle peut revenir :

  • décalée de plusieurs kilohertz ;
  • légèrement élargie ;
  • avec une fréquence qui dérive ;
  • avec des fluctuations rapides d’amplitude.

Ce dernier phénomène participe au libration fading, bien connu des opérateurs EME.

À haute fréquence, la Lune transforme donc notre belle raie théorique en un signal beaucoup plus complexe.

Heureusement, WSJT-X fait les calculs

Effectuer continuellement tous ces calculs serait particulièrement fastidieux. C’est pourquoi WSJT-X intègre les paramètres astronomiques nécessaires aux communications EME.

Dans View → Astronomical Data, on trouve notamment :

  • Az / El : azimut et élévation de la Lune ;
  • SelfDop : Doppler de son propre écho ;
  • DxDop : Doppler concernant la liaison avec la station DX ;
  • Width : largeur Doppler estimée ;
  • Delay : délai de propagation Terre-Lune-Terre.

Le logiciel connaît notre position grâce au locator et calcule continuellement l’évolution de la géométrie Terre-Lune.

En mode Echo, WSJT-X peut également aider à détecter son propre écho lunaire et afficher différentes informations telles que le Doppler, la largeur et le rapport signal/bruit.

Une fréquence constante… sur la Lune !

Une solution particulièrement élégante utilisée en EME est appelée CFOM : Constant Frequency On Moon.

Le principe consiste à imaginer un observateur installé sur la surface lunaire.

Chaque station terrestre corrige sa fréquence de façon à ce que cet observateur fictif reçoive toujours le signal sur la même fréquence.

La fréquence terrestre bouge donc volontairement afin que la fréquence soit constante dans le référentiel lunaire.

WSJT-X propose plusieurs stratégies de correction Doppler adaptées aux situations EME, dont Full Doppler to DX Grid, Own Echo et Constant Frequency on Moon.

Le logiciel peut ainsi piloter la fréquence du transceiver pour suivre automatiquement l’évolution du Doppler.

Et Q65 dans tout cela ?

Les modes numériques utilisés en EME doivent eux aussi tenir compte de l’environnement spectral particulier de la liaison lunaire.

C’est notamment le cas de Q65, aujourd’hui très utilisé pour les signaux extrêmement faibles.

À titre indicatif, WSJT-X recommande différentes sous-variantes suivant les bandes :

Bande Mode souvent adapté
144 MHz Q65-60A
432 MHz Q65-60B
1 296 MHz Q65-60C
2,3 GHz Q65-60C
3,4 / 5,7 GHz Q65-60D
10 GHz Q65-60D ou E
≥ 24 GHz Q65-60E

L’espacement des tonalités augmente avec les variantes, ce qui permet notamment de mieux s’accommoder de l’élargissement Doppler rencontré sur les bandes les plus élevées.

Alors, où est mon écho à 2 320,100 MHz ?

Nous pouvons maintenant répondre à notre question initiale.

Si nous émettons sur 2 320,100 MHz, notre écho ne reviendra pas nécessairement sur 2 320,100 MHz.

Selon la position de la Lune et celle de notre station, il pourra se trouver plusieurs kilohertz au-dessus ou au-dessous, tout en dérivant lentement.

La valeur exacte ne peut donc pas être donnée simplement à partir de la fréquence : elle doit être calculée pour un lieu, une date et une heure déterminés.

C’est précisément ce que fait WSJT-X.

À 144 MHz, le Doppler peut encore sembler n’être qu’une petite complication. À 1,3 GHz, il devient important. À 2,3 GHz et au-dessus, il fait véritablement partie de l’exploitation de la station.

La Lune ne modifie donc pas réellement la fréquence de notre émetteur. Mais avec près de 768 000 km de trajet aller-retour, la mécanique céleste suffit à faire bouger notre signal de plusieurs kilohertz.

Et lorsqu’on cherche un signal situé parfois plus de 20 dB sous le bruit, mieux vaut savoir exactement où regarder !

Pour aller plus loin

WSJT-X User Guide — documentation officielle de WSJT-X, avec les fonctions EME, les données astronomiques et les corrections Doppler :
https://wsjtx.github.io/wsjtx/guide-full.html

ARRL Handbook — EME — chapitre technique consacré aux communications Terre-Lune-Terre, au Doppler et aux phénomènes de libration :
https://wsjt.sourceforge.io/Hbk_2010_Ch30_EME.pdf

Joe Taylor K1JT — Lunar Echoes — article technique consacré à l’analyse des échos lunaires :
https://wsjt.sourceforge.io/LunarEchoes_QEX.pdf

Bob Atkins KA1GT — Constant Frequency On Moon — excellente explication du principe CFOM et de son intérêt en EME :
https://bobatkins.com/radio/CFOM.html

POTA : qui m’entend ? PSK Reporter vous le montre ! (10/13)

Banniere POTA PSK Reporter

Dans notre précédent article, « POTA France 2026 : que faire sans coordinateur français ? », nous avons vu que les Activators français pouvaient continuer leurs activités POTA et transmettre directement leurs logs.

Revenons maintenant sur le terrain.

La station est installée, l’antenne déployée et WSJT-X commence à envoyer nos premiers appels FT8. Mais personne ne répond…

Notre signal sort-il seulement du parc ?

Avant d’accuser l’antenne, les 5 watts ou la propagation, ouvrons PSK Reporter. Cet outil peut nous montrer, presque en temps réel, où notre signal numérique est reçu dans le monde.

PSK Reporter, c’est quoi ?

PSK Reporter est un réseau de collecte automatique des signaux numériques décodés par les radioamateurs.

Son principe est simple :

notre station → émission FT8 → station distante → décodage → PSK Reporter → carte.

Si une station située en Allemagne décode notre CQ et utilise un logiciel transmettant ses réceptions à PSK Reporter, notre indicatif peut apparaître sur la carte quelques instants plus tard.

PSK Reporter devient ainsi un formidable outil pour répondre à la question :

« Où suis-je entendu ? »

Et aucun QSO n’est nécessaire !

POTA : Comment votre signal arrive sur PSK Reporter ?

PSK Reporter : ce sont les stations qui vous décodent qui font apparaître votre signal sur la carte.

Comment apparaître sur PSK Reporter ?

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, nous n’avons pas besoin de créer une « activation » sur PSK Reporter.

Ce sont les stations qui nous reçoivent qui transmettent les informations.

Avec FT8 et WSJT-X, utilisons donc des messages standards contenant notre indicatif. PSK Reporter indique que WSJT-X peut reporter les messages standards correctement décodés, alors que les messages non standards ne le sont pas nécessairement.

Pour un Activator POTA, la documentation officielle propose notamment d’ajouter une macro du type :

CQ POTA F4XXX JN18

avec notre indicatif et notre locator.

Si l’indicatif est trop long pour conserver le locator dans le message disponible, POTA recommande d’omettre le locator.

Attention au locator !

Voilà un piège classique du radioamateur portable.

À la maison, WSJT-X connaît déjà notre locator.

Mais notre parc peut se trouver dans un autre carré Maidenhead.

Avant de commencer l’activation, ouvrons donc :

WSJT-X → Settings → General

et vérifions :

My Call → notre indicatif utilisé pendant l’activation
My Grid → le locator réel de notre emplacement

La documentation POTA demande justement de mettre à jour My Grid lorsqu’on opère depuis un emplacement différent.

Sinon, nous risquons de faire croire à tout le monde que notre petite table de camping se trouve toujours dans le jardin de la maison !

Et « Enable PSK Reporter Spotting » ?

Dans :

WSJT-X → Settings → Reporting

se trouve l’option :

Enable PSK Reporter Spotting.

Activons-la : cela contribue au réseau PSK Reporter en transmettant les stations que notre propre WSJT-X décode.

Mais attention à ne pas inverser les rôles.

Cette case n’est pas ce qui permet directement à notre propre signal d’apparaître sur la carte. Pour cela, il faut qu’une ou plusieurs stations distantes nous décodent et transmettent à leur tour leurs réceptions.

C’est le principe collaboratif de PSK Reporter : chacun écoute et renseigne la carte pour les autres.

POTA : WSJT-X : les réglages avant de lancer CQ POTA

Avant d’appeler CQ POTA en FT8, vérifiez votre indicatif, le locator du parc et les paramètres de reporting de WSJT-X.

Faisons l’expérience depuis notre parc

Installons-nous sur 20 mètres en FT8.

Lançons quelques appels :

CQ POTA F4XXX JN18

Puis ouvrons le site PSK Reporter.

Recherchons notre indicatif comme station émettrice et limitons éventuellement l’affichage à la bande et au mode utilisés.

Après quelques minutes, les premiers reports peuvent apparaître.

France…

Belgique…

Allemagne…

Italie…

Et peut-être beaucoup plus loin !

Pour chaque réception, PSK Reporter peut notamment fournir l’indicatif de la station réceptrice, son locator, la fréquence et des informations associées au report.

Nos 5 watts viennent peut-être de traverser l’Europe alors que notre log affiche toujours…

zéro QSO !

PSK Reporter n’est pas un spot POTA

C’est une distinction essentielle.

PSK Reporter dit essentiellement :

« F4XXX a été décodé à cet endroit. »

Le spot POTA dit :

« F4XXX active actuellement le parc F-1234 sur cette fréquence et dans ce mode. »

PSK Reporter ne remplace donc pas le spotting POTA.

En FT8 ou FT4, la longueur limitée des messages ne permet pas toujours d’indiquer la référence du parc. Le guide officiel POTA recommande alors aux Hunters de consulter la page des spots pour identifier le parc activé.

Le bon réflexe reste donc :

se spotter sur POTA + appeler CQ POTA en FT8/FT4.

Les deux systèmes sont complémentaires.

Personne ne répond… mais toute l’Europe m’entend !

Voilà l’une des utilisations les plus intéressantes de PSK Reporter.

Supposons que nous appelions depuis dix minutes sans obtenir de QSO.

Nous regardons la carte et découvrons vingt stations qui nous ont décodés entre -8 et -19 dB.

Conclusion ?

Notre station fonctionne !

L’émetteur sort bien, l’antenne rayonne et la propagation permet à notre signal d’atteindre ces régions.

Le problème est peut-être simplement que personne ne souhaite nous répondre à cet instant.

À l’inverse, après plusieurs appels, aucun report n’apparaît.

Nous pouvons alors vérifier :

fréquence et bande → puissance réellement émise → ROS → antenne → réglages WSJT-X → locator → propagation.

Et avant d’augmenter la puissance, essayons éventuellement une autre bande.

POTA : 5 W : jusqu’où suis-je entendu ?

PSK Reporter permet de visualiser où votre signal FT8 est reçu et à quel niveau, même sans avoir réalisé le moindre QSO.

Et avec GridTracker ?

Les utilisateurs de GridTracker 2 peuvent aller encore plus loin.

Le logiciel travaille avec WSJT-X et peut afficher sur sa carte les informations provenant de PSK Reporter. Une fonction permet notamment de visualiser les endroits où nos transmissions ont été reçues.

GridTracker possède également une intégration POTA : les activations présentes sur pota.app peuvent être affichées sur la carte et le logiciel propose différentes fonctions facilitant la chasse et les contacts Park-to-Park.

Nous obtenons alors un véritable tableau de bord :

WSJT-X pour le trafic → PSK Reporter pour voir où nous sommes reçus → GridTracker pour visualiser → POTA pour l’activation et les spots.

Le petit test F5KEE : 5 W, 1 W… jusqu’où descendrons-nous ?

Profitons maintenant de PSK Reporter pour faire une expérience.

Depuis le parc :

1 — réglons la puissance à 5 W ;
2 — envoyons quelques CQ FT8 ;
3 — observons les reports ;
4 — passons à 2 W ;
5 — recommençons ;
6 — puis essayons 1 W.

Comparons ensuite le nombre et la distance des stations qui nous ont reçus.

Voilà une façon beaucoup plus instructive de tester une station QRP que de simplement regarder le wattmètre !

Vous risquez même d’avoir une surprise :

avec une bonne propagation, 1 W peut aller beaucoup plus loin que prévu.

Lors de votre prochaine activation POTA, lancez donc quelques appels FT8 avant même votre premier QSO et regardez PSK Reporter.

Votre log sera peut-être encore vide…

mais votre signal aura déjà fait le tour de l’Europe !

Pour aller plus loin

Retevis annonce le HS5 : un SDR HF/VHF/UHF 100 W annoncé comme entièrement ouvert

Banniere Retrevis HS5

Le marché des transceivers SDR continue de bouger. Après les équipements traditionnels des grands constructeurs et l’arrivée de nombreux SDR autonomes, Retevis propose désormais une machine particulièrement ambitieuse : le HS5, un transceiver DDC/DUC doté d’un grand écran tactile, d’une puissance pouvant atteindre 100 W et surtout présenté comme une plateforme matérielle et logicielle entièrement ouverte.

Sur le papier, la proposition est séduisante. Mais que sait-on réellement du HS5 à ce jour ?

Un véritable SDR de station

Dans le Retevis HS5 : comment fonctionne le SDR DDC/DUC ?

Architecture SDR DDC/DUC du Retevis HS5 : conversion numérique, traitement FPGA et DSP au cœur du transceiver.

Le HS5 repose sur une architecture DDC/DUC (Digital Down Converter / Digital Up Converter). Contrairement à un poste superhétérodyne traditionnel multipliant les changements de fréquence et les étages analogiques, une grande partie du traitement du signal est ici réalisée numériquement.

Retevis annonce également un spectaculaire waterfall 3D affiché sur un écran tactile capacitif de 7 pouces, ainsi qu’un atténuateur réglable de 0 à 31 dB, un LNA, des filtres passe-bande et une dynamique ADC annoncée aux environs de 100 dB.

Le modèle HS5 commercialisé correspond à la version puissante RS-998, équipée d’un coupleur automatique d’antenne intégré.

Caractéristique Retevis HS5 / RS-998
Architecture SDR DDC/DUC
Réception 0,5 à 750 MHz
Émission 0–30 MHz + 144–148 MHz
Puissance HF 100 W
Puissance VHF 50 W+
Modes CW, LSB, USB, AM, FM, WFM, DIGI
Écran tactile capacitif 7 pouces
Atténuateur 0 à 31 dB
Alimentation 13,8 V
Consommation TX 15 A+ annoncés
Dimensions 340 × 140 × 135 mm
Masse annoncée 5,55 kg

Ces caractéristiques placent donc davantage le HS5 dans la catégorie des stations de base transportables que dans celle des petits SDR QRP.

HF, VHF et UHF… mais attention !

La mention « HF+UV » utilisée dans la présentation peut prêter à confusion.

Le récepteur couvre 0,5 à 750 MHz, ce qui permet effectivement d’écouter les bandes HF, VHF et une bonne partie de l’UHF, notamment notre bande radioamateur des 430 MHz.

Mais l’émetteur ne suit pas cette couverture.

À ce jour, Retevis indique officiellement une émission de 0 à 30 MHz et de 144 à 148 MHz seulement. Le HS5 peut donc recevoir l’UHF mais n’est pas annoncé capable d’émettre sur 430 MHz.

Il serait donc plus exact de parler d’un transceiver HF/VHF avec réception étendue jusqu’à 750 MHz.

Retrevis HS5 Couverture

Retevis HS5 : réception jusqu’à 750 MHz, mais émission limitée aux HF et à la bande des 144 MHz.

Du FT8 sans ordinateur

Une autre fonction mérite l’attention des radioamateurs : le FT8 est directement intégré au transceiver.

Le manuel confirme que le HS5 peut encoder et décoder le FT8 sans équipement externe. L’opérateur renseigne notamment son indicatif et son locator, et le poste dispose même d’un mécanisme permettant de répondre automatiquement après lancement d’un CQ. Retevis recommande par ailleurs de réduire la puissance pour ce mode numérique.

Le poste propose également le décodage CW, l’enregistrement sur carte TF/SD, une carte son USB intégrée et le Wi-Fi.

On commence donc à se rapprocher davantage d’un ordinateur spécialisé dans la radio que d’un simple émetteur-récepteur piloté par DSP.

« Entièrement open source » : la promesse qui change tout ?

C’est probablement l’affirmation la plus intrigante de Retevis.

Le constructeur indique explicitement que le logiciel et le matériel sont entièrement open source et peuvent être modifiés selon les besoins.

Pour les expérimentateurs, une telle plateforme pourrait être passionnante : modification du firmware, ajout de fonctions numériques, évolution de l’interface, développement de nouveaux traitements DSP, voire modification de certaines parties matérielles.

Mais il convient pour l’instant de rester prudent.

Une véritable plateforme ouverte devrait idéalement fournir les sources du firmware, les schémas électroniques, la documentation de l’architecture, éventuellement les sources FPGA, les outils nécessaires à la compilation et surtout des licences clairement définies.

À l’heure où nous publions cet article, nous n’avons pas identifié de dépôt public officiel regroupant clairement l’ensemble de ces éléments. Retevis fournit toutefois déjà le manuel HS5 dans son centre de téléchargement.

Il faudra donc surveiller ce que recouvre concrètement cette promesse d’ouverture.

Un poste prometteur… qui devra passer au banc de mesure

Retevis affiche actuellement le HS5 à 1 285,99 dollars sur sa boutique internationale. À ce niveau de prix, le radioamateur attendra autre chose qu’une impressionnante liste de fonctions.

Il faudra mesurer la dynamique réelle du récepteur, son comportement en présence de signaux puissants, la sélectivité, le bruit de phase et surtout la pureté spectrale de l’émetteur à 100 W.

Il faudra également vérifier la qualité du FT8 autonome et découvrir jusqu’où il est réellement possible de modifier le logiciel et le matériel.

Le Retevis HS5 / RS-998 pourrait ainsi devenir une machine particulièrement intéressante pour les expérimentateurs… à condition que les performances mesurées et l’ouverture réelle du projet soient à la hauteur des caractéristiques annoncées.

Pour aller plus loin

Retevis – site officiel
Découvrir le site officiel Retevis

Retevis HS5 / RS-998 – page officielle
Caractéristiques et présentation du Retevis HS5

Manuel du HS5 / RS-998
Consulter le manuel technique du transceiver

Centre de téléchargement Retevis
Manuels et ressources Retevis

Annonce du HS5 du 2 septembre 2026
Présentation du HS5 par Simon The Wizard

POTA France : plus de coordinateur, mais toujours des Activators ! (9/13)

Banniere POTA France 2026

Dans notre précédent article, « POTA côté Hunter : chassez les parcs sans quitter votre shack ! », nous avons découvert comment rechercher et contacter les Activators depuis notre station.

Mais depuis mi-août 2026, une question agite la communauté française : comment continuer à activer POTA en France après la démission du représentant français chargé de la cartographie ?

Et surtout : faut-il désormais envoyer nos logs quelque part en France ?

Rassurez-vous : pour l’Activator, l’essentiel ne change pas.

Que s’est-il passé en France ?

Un désaccord est apparu entre POTA et son représentant français concernant notamment l’éligibilité de certaines références françaises, en particulier les ZNIEFF — Zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique.

Dans sa réponse du 16 août 2026, le conseil d’administration de Parks on the Air précise que Laurent « Larry » F5PYI n’a pas été révoqué : il a démissionné de son rôle de représentant français chargé de la cartographie. POTA indique également que le désaccord sur les ZNIEFF était antérieur à août 2026.

Cela ne signifie cependant pas la fin de POTA en France.

Puis-je toujours activer un parc français ?

Oui.

POTA continue de fonctionner en France. Pour préparer une activation, le meilleur réflexe consiste désormais à consulter directement la base officielle.

Carte officielle POTA

Recherchez votre parc et vérifiez que sa référence est toujours active.

Attention : la position indiquée sur la carte POTA est approximative. POTA demande aux Activators de consulter les sources officielles du gestionnaire afin de vérifier les véritables limites du parc. L’opérateur et tout son équipement doivent se trouver dans le périmètre autorisé.

Attention aux ZNIEFF

C’est actuellement le point sensible en France.

Les règles POTA ont été modifiées le 18 août 2026, avec une nouvelle version des critères de qualification des parcs.

Dans ce contexte, inutile pour l’Activator de chercher à trancher lui-même le débat sur l’éligibilité d’une ZNIEFF.

Adoptons une règle pratique :

avant de partir, vérifions que la référence apparaît toujours comme active dans la base officielle POTA.

Une ancienne liste, un tableau conservé sur son ordinateur ou une publication sur les réseaux sociaux ne doivent pas remplacer cette vérification.

Faut-il prévenir quelqu’un avant l’activation ?

Non.

La démission du représentant français n’introduit aucune obligation de demander une autorisation à une organisation française avant d’activer.

Vous pouvez toujours décider de partir activer une référence POTA disponible.

Vous pouvez éventuellement enregistrer une activation planifiée afin d’informer les Hunters, puis vous spotter lorsque vous êtes réellement sur l’air.

Et une fois installé ?

CQ POTA !

Les règles habituelles continuent de s’appliquer. Une activation réussie nécessite au moins 10 QSO depuis le parc au cours d’une même journée UTC. Même si vous n’atteignez pas les dix contacts, envoyez votre log afin que vos Hunters puissent obtenir leurs crédits.

À qui envoyer maintenant notre ADIF ?

C’est probablement la question la plus importante.

Vous n’avez pas besoin d’un coordinateur français pour transmettre votre log.

POTA dispose d’un système d’auto-upload depuis juillet 2022. Après l’activation :

fichier ADIF → compte POTA → My Log Uploads → sélection du fichier → contrôle → envoi.

La documentation officielle confirme que c’est aujourd’hui la méthode normale de transmission des logs.

Accéder à POTA

Votre fichier ne doit donc pas être envoyé à l’ancien coordinateur français.

Et si l’envoi ne fonctionne pas ?

POTA prévoit une solution de secours.

Si vous ne pouvez pas utiliser l’auto-upload, vous pouvez ouvrir une demande auprès du Help Desk international POTA en joignant votre fichier ADIF. Le support fonctionne sept jours sur sept et intervient également pour les problèmes de compte, de site ou de logs erronés.

Documentation du support POTA

Si vous découvrez une erreur après l’envoi, utilisez Request Support depuis My Log Uploads. Le log incorrect pourra être supprimé, puis vous pourrez transmettre le fichier corrigé. Les bénévoles POTA ne modifient pas individuellement vos QSO.

Et que propose maintenant l’ancien coordinateur ?

Voilà une évolution particulièrement intéressante.

Laurent « Larry » F5PYI, ancien représentant POTA pour la cartographie française, est aussi le fondateur et développeur de PARC Community — Protected Area Radio Community. Le projet était toutefois en développement avant la controverse actuelle ; il serait donc incorrect de le présenter comme ayant été créé uniquement en réaction à sa démission de POTA.

PARC Community

PARC se présente comme un programme mondial d’activation radio des parcs et espaces naturels protégés. Son fonctionnement rappellera immédiatement quelque chose aux habitués de POTA : recherche d’un parc, activation, contacts radio, envoi du fichier ADIF, statistiques et diplômes.

La différence intéressante dans le contexte français est que PARC Community annonce explicitement accepter les ZNIEFF, ainsi que les zones Natura 2000, Espaces Naturels Sensibles, réserves naturelles et d’autres espaces protégés. Le site revendique une base de plus de 200 000 espaces dans plus de 260 pays.

Attention toutefois à ne pas mélanger les programmes : une référence PARC n’est pas automatiquement une référence POTA. Pour obtenir un crédit POTA, c’est toujours la base et les règles POTA qui font foi.

Les radioamateurs disposent donc désormais de plusieurs programmes d’activation d’espaces naturels, notamment POTA, WWFF et PARC Community, chacun avec ses propres références et règles.

Notre checklist POTA France 2026

Avant de prendre la route :

✓ vérifier la référence dans la base POTA actuelle
✓ contrôler les limites officielles du parc
✓ respecter les règles d’accès du gestionnaire
✓ éventuellement planifier l’activation
✓ s’installer entièrement dans la zone autorisée
✓ se spotter une fois sur l’air
✓ réaliser et logger les QSO
✓ produire un ADIF correct
✓ envoyer soi-même le fichier dans My Log Uploads
✓ utiliser le Help Desk POTA en cas de problème

Finalement, la démission du représentant français change surtout la situation autour de la gestion des références, beaucoup moins la vie quotidienne de l’Activator.

POTA continue en France

La situation française mérite d’être suivie, notamment concernant le devenir de certaines références et les nouveaux critères d’éligibilité.

Mais si votre objectif est simplement de sortir dimanche avec la radio, la procédure reste claire :

vérifiez votre référence dans POTA, installez-vous correctement dans le parc, faites vos QSO et envoyez directement votre ADIF.

Pas besoin d’attendre la nomination d’un nouveau représentant français pour retourner faire de la radio au vert !

Prochain volet : « POTA : qui m’entend ? PSK Reporter vous le montre ! (10/13) »,

Pour aller plus loin

Ferrites : comment choisir le bon matériau pour un balun ou un antiparasite ?

Banniere Ferrites : choisir le bon matériau

Dans les tiroirs d’un radioamateur, on trouve presque toujours quelques tores noirs, des ferrites à clipser récupérées sur d’anciens câbles informatiques ou encore des bagues provenant d’une alimentation. Elles se ressemblent toutes et pourtant leurs propriétés peuvent être radicalement différentes.

Une ferrite efficace pour supprimer un parasite à 3 MHz ne sera pas nécessairement adaptée à 430 MHz. De même, un excellent matériau pour réaliser un choke de mode commun n’est pas forcément le meilleur choix pour bobiner un transformateur d’impédance.

Le choix d’une ferrite repose donc sur quatre paramètres essentiels : le matériau, la fréquence, la géométrie et l’utilisation recherchée.

Qu’est-ce qu’une ferrite ?

Une ferrite est un matériau magnétique céramique constitué principalement d’oxydes métalliques. En radiofréquence, deux grandes familles sont particulièrement courantes :

  • MnZn : manganèse-zinc, généralement intéressant aux fréquences relativement basses ;
  • NiZn : nickel-zinc, dont la résistivité élevée permet notamment de travailler à des fréquences plus importantes.

On rencontre également d’autres compositions, mais MnZn et NiZn couvrent l’essentiel des ferrites utilisées par les radioamateurs.

Le fabricant Fair-Rite commercialise différents mélanges, ou mix, identifiés par des nombres : 31, 43, 52, 61, 73, 75, 77, etc.

Attention : ces nombres ne représentent ni la perméabilité, ni la fréquence, ni les dimensions du tore. Ce sont simplement des références de matériaux.

Tous les matériaux ne travaillent pas aux mêmes fréquences

Pour un antiparasite, Fair-Rite indique des plages d’utilisation optimales qui montrent immédiatement les différences entre matériaux : le 75 est destiné aux fréquences basses, le 31 couvre largement la HF, le 43 se décale vers les fréquences supérieures et le 61 devient particulièrement intéressant en VHF/UHF.

Tableau récapitulatif des principaux matériaux

Matériau Composition Perméabilité initiale µi* Plage indicative Utilisation typique
75 MnZn ≈ 5000 0,1 à 5 MHz Parasites BF/HF très basse, alimentations
73 MnZn ≈ 2500 1 à 25 MHz Antiparasitage basse HF, principalement perles
31 MnZn ≈ 1500 1 à 300 MHz Excellent pour chokes HF large bande
43 NiZn ≈ 800 20 à 300 MHz Antiparasitage, baluns et transformateurs HF
44 NiZn ≈ 500 20 à 300 MHz Antiparasitage, évolution du matériau 43
52 NiZn ≈ 250 ≈ 50 MHz à 1 GHz en suppression Chokes et applications RF plus hautes en fréquence
61 NiZn ≈ 125 200 MHz à 1 GHz en suppression VHF/UHF ; également inductances/transformateurs HF selon conception

* Valeurs typiques Fair-Rite. Les plages indiquées concernent principalement l’antiparasitage et ne doivent pas être interprétées comme les limites absolues d’utilisation d’un transformateur RF. Fair-Rite donne par exemple le matériau 61 pour des applications inductives jusqu’à environ 25 MHz, tout en le recommandant pour l’antiparasitage au-dessus de 200 MHz.

Tableau récapitulatif des principaux matériaux

Plages d’utilisation indicatives des principaux matériaux ferrites selon la fréquence.

Cette dernière remarque est fondamentale : la fréquence d’utilisation d’une ferrite dépend de ce que l’on veut lui faire faire.

Un balun et un antiparasite ne demandent pas la même chose

C’est probablement la distinction la plus importante à retenir.

Dans un transformateur RF, on cherche à transférer correctement l’énergie d’un enroulement vers un autre ou à réaliser une transformation d’impédance. On recherche donc une inductance suffisante, une bande passante convenable et des pertes raisonnables.

Dans un choke de mode commun, c’est presque l’inverse : nous voulons que la ferrite s’oppose fortement au courant indésirable.

L’impédance d’une ferrite peut s’écrire :

    \[Z=R+jX\]

X représente la partie réactive et R la partie résistive.

Dans un antiparasite, une composante résistive importante est intéressante : au lieu de simplement stocker puis restituer l’énergie parasite, la ferrite contribue à la dissiper sous forme de chaleur.

Voilà pourquoi demander simplement « quelle est la perméabilité de ce tore ? » ne suffit pas pour choisir un bon antiparasite.

Le Mix 31 : le favori des chokes HF

Pour le radioamateur travaillant entre 1,8 et 30 MHz, le Mix 31 est particulièrement intéressant.

C’est un matériau MnZn spécialement développé pour l’antiparasitage. Fair-Rite indique une plage optimale de suppression d’environ 1 à 300 MHz, avec une bonne efficacité dans le bas du spectre.

Il convient donc très bien pour réaliser :

  • un choke sur le coaxial d’une antenne HF ;
  • un antiparasite sur le câble d’une alimentation ;
  • une suppression de mode commun sur USB ou Ethernet ;
  • un filtre sur les câbles CAT ou de commande ;
  • un choke à proximité d’une antenne.

Pour un choke couvrant plusieurs bandes HF, le Mix 31 constitue donc souvent un excellent premier choix.

Le Mix 43 : le grand classique

Le Mix 43 est probablement l’un des matériaux les plus connus des radioamateurs.

Il s’agit d’un matériau NiZn de perméabilité initiale voisine de 800. Fair-Rite donne une plage optimale de suppression située approximativement entre 20 et 300 MHz.

Mais le 43 est également largement utilisé dans les transformateurs RF large bande, baluns et ununs.

C’est pourquoi on rencontre fréquemment des références telles que FT240-43 ou FT140-43 dans les montages radioamateurs.

Il ne faut cependant pas conclure que le 43 est toujours supérieur au 31. Pour supprimer des courants de mode commun sur les bandes HF basses, le 31 peut être nettement plus intéressant.

Et lorsque l’on monte en VHF et UHF ?

À mesure que la fréquence augmente, les propriétés recherchées changent.

Le Mix 61 est un matériau NiZn de perméabilité relativement faible, environ 125. Fair-Rite le recommande notamment pour la suppression des perturbations situées au-dessus de 200 MHz, jusqu’à environ 1 GHz suivant les composants.

Il devient donc particulièrement intéressant lorsque l’on travaille autour de :

  • 144 MHz ;
  • 433/435 MHz ;
  • certaines applications UHF.

Cela illustre une règle essentielle :

le tore parfait pour 3,5 MHz n’est pas nécessairement celui qu’il faut pour 433 MHz.

Pourquoi plusieurs passages dans la ferrite ?

Passer plusieurs fois un câble dans un tore augmente considérablement son efficacité aux fréquences basses.

En première approximation :

    \[L \propto N^2\]

N représente le nombre de tours.

Passer deux, trois ou quatre fois le câble dans la ferrite peut donc produire une impédance beaucoup plus importante qu’un passage unique. Les mesures publiées par Fair-Rite montrent effectivement une forte augmentation de l’impédance lorsque le nombre de tours augmente.

Mais attention : plus de tours n’est pas toujours synonyme de meilleur résultat.

Lorsque la fréquence augmente, les capacités parasites entre les conducteurs deviennent importantes. Le montage possède alors ses propres résonances et l’efficacité peut finalement diminuer.

Le bon choke est donc une association :

matériau + dimensions du tore + nombre de tours + fréquence.

Tore, perle ou ferrite à clipser ?

Le tore permet plusieurs passages et convient particulièrement bien aux baluns, ununs et chokes coaxiaux.

Les perles et tubes de ferrite peuvent être enfilés sur un conducteur ou sur un câble coaxial. Plusieurs ferrites peuvent être disposées successivement afin d’augmenter l’impédance.

Enfin, les ferrites ouvrantes, ou snap-on, sont extrêmement pratiques pour traiter une installation existante sans couper les câbles.

On peut les placer sur :

  • un câble USB ;
  • un câble Ethernet ;
  • une alimentation ;
  • un câble micro ;
  • une liaison CAT ;
  • un câble de rotateur ;
  • les différents câbles reliant le transceiver à l’ordinateur.

Dans tous les cas, connaître le matériau utilisé reste beaucoup plus important que l’apparence extérieure de la ferrite.

Diamètre et couleur : peut-on reconnaître une ferrite à l’œil ?

Lorsqu’on achète ou récupère un tore, deux caractéristiques sautent immédiatement aux yeux : sa taille et parfois sa couleur. Pourtant, aucune des deux ne permet d’identifier avec certitude le matériau magnétique.

La couleur n’est pas un code universel

Contrairement aux résistances, il n’existe pas de code couleur universel des ferrites. Un tore rouge, bleu, jaune ou noir n’indique donc pas nécessairement un Mix 31, 43, 61 ou 75.

La couleur peut être utilisée par un fabricant pour distinguer ses propres produits, mais cette convention n’est pas forcément reprise par un autre fabricant.

Attention également à ne pas confondre ferrite et poudre de fer. Certains tores en poudre de fer possèdent justement des couleurs caractéristiques selon le fabricant. Un tore coloré récupéré dans une alimentation n’est donc pas automatiquement une ferrite.

En pratique : sans référence fabricant, la couleur seule ne permet pas d’identifier un tore.

FT-82, FT-140, FT-240 : que signifie le nombre ?

Les radioamateurs rencontrent fréquemment des références telles que :

FT-82-43, FT-140-31 ou FT-240-43.

Dans cette nomenclature courante, FT désigne un tore en ferrite, le premier nombre correspond à sa classe de dimensions et le nombre situé après le tiret identifie le matériau.

Quelques dimensions typiques permettent de se faire une idée :

Format Diamètre extérieur approximatif
FT-50 13 mm
FT-82 21 mm
FT-114 29 mm
FT-140 36 mm
FT-240 61 mm

Ainsi, FT-240-31 et FT-240-43 ont pratiquement les mêmes dimensions mais pas les mêmes propriétés magnétiques. À l’inverse, FT-82-43 et FT-240-43 utilisent le même matériau 43 dans des dimensions très différentes.

Pourquoi la taille est-elle importante ?

Le diamètre et, plus généralement, le volume du noyau influencent directement la réalisation pratique.

Un grand tore permet de faire passer un câble coaxial plus gros et d’effectuer davantage de tours. Il possède également davantage de matériau magnétique et offre généralement une meilleure marge thermique et énergétique.

C’est particulièrement important lorsqu’un choke est installé sur la sortie d’un émetteur HF de forte puissance : les courants de mode commun absorbés produisent des pertes et donc de la chaleur dans la ferrite.

On rencontre pour cette raison des chokes réalisés avec de gros noyaux FT-240, voire avec deux ou plusieurs tores empilés.

La référence complète est donc essentielle :

FT-240-31 = forme et dimensions FT-240 + matériau Mix 31.

Ne choisissez donc jamais une ferrite uniquement parce qu’elle est « grosse », « noire » ou de la même couleur qu’un modèle vu sur Internet. Pour une réalisation reproductible, recherchez toujours la référence exacte du fabricant et la fiche technique correspondante.

Attention aux ferrites de récupération

Une grosse ferrite récupérée sur un ancien écran VGA peut sembler parfaite pour notre station. Et elle peut effectivement l’être !

Mais il subsiste un problème majeur : nous ignorons généralement son matériau.

La couleur noire ou gris foncé ne permet pas de distinguer fiablement un Mix 31 d’un 43, d’un 61 ou d’un matériau propriétaire.

Une ferrite inconnue peut donc être utilisée pour expérimenter, mais il est difficile de construire un antiparasite reproductible sans la caractériser.

Avec un analyseur d’impédance ou même un NanoVNA et un montage de mesure approprié, il devient possible d’étudier son comportement en fonction de la fréquence.

Voilà d’ailleurs matière à un prochain article F5KEE !

Cas pratique : du courant RF sur le coaxial

Prenons une antenne HF alimentée par coaxial. Idéalement, les courants circulant sur les deux conducteurs sont égaux et opposés.

Dans la réalité, une partie du courant RF peut circuler sur la face extérieure de la tresse du coaxial.

Ce courant de mode commun peut provoquer :

  • retour HF dans la station ;
  • perturbations USB ;
  • déclenchements intempestifs ;
  • modification du diagramme de rayonnement ;
  • bruit reçu supplémentaire.

Un choke réalisé avec plusieurs passages de coaxial dans une ferrite adaptée présente une forte impédance à ce courant.

On peut écrire simplement :

    \[I_{CM}=\frac{V_{CM}}{Z_{choke}}\]

Plus

    \[<span class="katex">Z_{choke}\]

est importante, plus le courant de mode commun est réduit.

Pour un parasite, cherchez d’abord sa fréquence

Supposons maintenant qu’une alimentation à découpage génère un parasite très puissant autour de 3 MHz.

La station écoute peut-être le 14 MHz, mais ce n’est pas cette fréquence qui doit déterminer le choix de la ferrite : c’est principalement la fréquence du courant parasite que nous voulons atténuer.

À quelques MHz, un matériau comme le 31, voire le 75 lorsque le problème descend encore en fréquence, sera généralement beaucoup plus pertinent qu’un matériau destiné aux VHF/UHF.

Fair-Rite recommande d’ailleurs explicitement de connaître, au moins approximativement, la fréquence du bruit avant de sélectionner le matériau.

Quel matériau choisir en pratique ?

Votre problème Matériau à étudier en priorité
Parasites < 1 MHz 75
Parasites 1 à 5 MHz 75 / 31
Choke coaxial bandes HF 31
Choke HF large bande 31
Antiparasitage haut de la HF 31 / 43
Transformateur ou balun HF 43 / 52 / 61 selon la conception
Parasites VHF 43 / 61 selon fréquence et composant
Parasites UHF 61 ou matériau spécialisé
Ferrite récupérée inconnue À mesurer !

Ces choix constituent des points de départ et non des règles absolues. Les dimensions du noyau, le diamètre du câble, le nombre de tours et la puissance RF changent le résultat.

Les cinq erreurs à éviter

1. Acheter simplement « un tore en ferrite ». Sans connaître son matériau, ses performances restent imprévisibles.

2. Croire que 61 est meilleur que 43 et 43 meilleur que 31. Ces nombres sont des références de matériaux, pas une échelle de qualité.

3. Regarder uniquement la perméabilité. Pour un antiparasite, la courbe d’impédance en fonction de la fréquence est beaucoup plus instructive.

4. Ajouter toujours plus de tours. Cela améliore souvent les fréquences basses mais peut dégrader le comportement aux fréquences élevées.

5. Choisir la ferrite selon la bande radio utilisée plutôt que selon la fréquence du parasite. En CEM, c’est le bruit à éliminer qui nous intéresse.

Ce qu’il faut retenir

Une ferrite n’est donc jamais simplement « une ferrite ».

Pour faire le bon choix, retenons une méthode très simple :

Fréquence → fonction → matériau → dimensions → nombre de passages → mesure.

Pour un choke de mode commun HF, le Mix 31 constitue souvent un excellent point de départ. Le 43 reste un grand classique des montages RF et des transformateurs large bande. Lorsque l’on monte vers les VHF et UHF, des matériaux comme le 61 deviennent intéressants. Et pour des perturbations situées très bas en fréquence, il faut regarder du côté des matériaux à forte perméabilité comme le 75.

Surtout, plutôt que de choisir un tore à sa couleur ou à sa taille, consultez sa courbe d’impédance en fonction de la fréquence. Elle raconte beaucoup mieux ce que cette petite bague noire sera réellement capable de faire dans votre station.

Pour aller plus loin

Actualités radioamateurs du 4 septembre 2026

Banniere Actualites 04/09/2026

F5KEE vous accueille au FAB 2026 de Viry-Châtillon

Le radio-club F5KEE participera samedi 5 septembre à la Fête des associations et des bénévoles de Viry-Châtillon. Les visiteurs pourront rencontrer les membres du club, découvrir le radioamateurisme et échanger autour des communications radio, de l’électronique et des activités proposées tout au long de l’année. Le FAB 2026 se déroulera de 9 h à 17 h au parc des sports Henri-Longuet. Une excellente occasion de découvrir le club ou de se renseigner sur la préparation à l’examen radioamateur. F5KEE

Field Day de F6KRK à Châteaufort

Le radio-club F6KRK de Montigny-le-Bretonneux installera une station de campagne à l’Espace Pégoud de Châteaufort. L’opération commencera samedi 5 septembre à 14 h et se terminera dimanche à 14 h. Fonctionnant pendant 24 heures dans des conditions proches de celles rencontrées lors d’une coupure des infrastructures habituelles, la station tentera de réaliser un maximum de contacts. Après plus de 1 200 QSO avec 80 pays en 2025, l’équipe ambitionne cette année de monter sur le podium européen. L’accès au site est libre. Ville de Châteaufort

Toute l’Europe se retrouve sur 145 MHz

Le concours IARU Région 1 145 MHz se déroulera du samedi 5 septembre à 14 h UTC au dimanche 6 septembre à 14 h UTC. Pendant 24 heures, les stations françaises et européennes tenteront de multiplier les liaisons à longue distance en SSB et en CW sur la bande des 2 mètres. Les participants échangent généralement le report, un numéro de série et leur locator Maidenhead. Stations fixes, portables et équipes installées sur des points hauts profiteront de ce grand rendez-vous annuel pour tester leurs antennes et les conditions de propagation troposphérique. IARU Région 1

F8KHQ au Forum des associations de Clamart

Le radio-club de Clamart F8KHQ sera présent au Forum des associations samedi 5 septembre, de 10 h à 18 h, sur l’esplanade du Panorama. Les visiteurs pourront retrouver les radioamateurs clamartois au stand 142, découvrir leurs activités et obtenir des renseignements sur les communications radio, les modes numériques ou la préparation au certificat d’opérateur. Ce rendez-vous constitue une porte d’entrée idéale pour les habitants qui souhaitent comprendre le fonctionnement d’une station, rejoindre un radio-club ou simplement rencontrer des passionnés de technique et de radio. Informations pratiques

L’ARAM95 présente le radioamateurisme à Domont

L’ARAM95 participera au Forum des associations de Domont samedi 5 septembre. Les membres de l’association présenteront le radioamateurisme, ses différentes pratiques et les activités proposées dans le Val-d’Oise : liaisons locales ou internationales, transmissions numériques, satellites, expérimentations et initiation des jeunes. Le forum se tiendra de 9 h à 16 h au gymnase du lycée, avenue du Lycée à Domont. Les visiteurs pourront rencontrer les bénévoles, poser leurs questions et découvrir comment débuter l’écoute ou préparer l’examen radioamateur. Ville de Domont

Spectrum prêt pour un nouveau départ depuis la Norvège

Une nouvelle fenêtre de tir pourrait s’ouvrir ce 4 septembre pour la mission Onward and Upward d’Isar Aerospace. Le lanceur Spectrum doit décoller du centre spatial d’Andøya, en Norvège, pour son second vol de qualification. Il emportera cinq CubeSats — CyBEEsat, TriSat-S, Platform-6, FramSat-1 et SpaceTeamSat1 — ainsi que l’expérience non largable Let It Go. Développé par l’université norvégienne NTNU, FramSat-1 testera plusieurs technologies en orbite. Après plusieurs reports techniques, l’horaire exact reste soumis à confirmation, aux conditions météorologiques et à la disponibilité de la zone de sécurité. Isar Aerospace

Le Soleil se réveille avec une éruption M3.0

La nouvelle région active AR4524, apparue sur le bord nord-est du Soleil, a produit une éruption de classe M3.0, dont le maximum a été enregistré le 2 septembre vers 19 h 20 UTC. Une éjection de masse coronale a également été observée, mais sa trajectoire semble principalement éloignée de la Terre en raison de la position encore très excentrée de la région. AR4524 mérite néanmoins une surveillance attentive pendant sa rotation vers la face visible. Pour les radioamateurs, de nouvelles éruptions pourraient provoquer des perturbations momentanées de la propagation HF sur la partie éclairée du globe. EarthSky

L’EME sur 2,3 GHz et au-dessus commence demain

La seconde session 2026 du concours international Earth-Moon-Earth de l’ARRL débutera samedi 5 septembre à 00 h 00 UTC et se terminera dimanche 6 septembre à 23 h 59 UTC. Ce week-end est réservé aux bandes 2,3 GHz et supérieures. L’objectif consiste à contacter le plus grand nombre possible de stations en utilisant la Lune comme réflecteur. Les bandes 2,3, 3,4, 5,7, 10 GHz et au-delà devraient ainsi connaître une activité inhabituelle. Même sans station d’émission EME, les radioamateurs équipés pour les hyperfréquences pourront tenter d’écouter ces signaux particulièrement faibles. ARRL

Deux ballons à écouter sur 437,600 MHz

Deux ballons stratosphériques doivent être lâchés demain, samedi 5 septembre, depuis les Pays-Bas. Leurs petites balises transmettront leur télémétrie sur 437,600 MHz en modulation numérique 4FSK, probablement au format Horus Binary. La réception s’effectue en USB avec un récepteur ou une clé SDR ; il faudra tenir compte du décalage Doppler pendant le vol. Les trames pourront être décodées avec Horus-GUI puis envoyées vers SondeHub Amateur afin de participer au suivi collaboratif. Selon l’altitude et la trajectoire, les signaux pourraient devenir recevables à plusieurs centaines de kilomètres, éventuellement jusque dans le nord de la France. SondeHub Amateur