Bienvenue sur le Site du Radio-Club F5KEE de Viry-Châtillon (91 – Essonne)!

Chers(es) visiteurs(ses) et passionnés(es) de radio et de sciences,

Le Radio-Club F5KEE vous accueille à la Maison des Associations de Viry-Châtillon, au cœur de l’Essonne. Dans ce lieu ouvert et convivial, nous réunissons toutes celles et ceux qui partagent la curiosité des sciences, des techniques et des communications sans fil.

Le radioamateurisme, c’est bien plus qu’un simple hobby :
c’est une passion universelle, où l’on apprend à dialoguer avec le monde entier, à construire ses propres antennes et équipements, à explorer la propagation des ondes, mais aussi à découvrir les technologies numériques et les satellites.

À qui s’adresse le radio-club ?

Le F5KEE s’adresse à tous les publics :

  • les curieux qui veulent découvrir ce qu’est la radio et comment on peut communiquer sans Internet,

  • les jeunes et étudiants attirés par la technique, l’électronique ou l’aéronautique,

  • les futurs radioamateurs qui souhaitent préparer la licence,

  • les opérateurs confirmés qui veulent partager leurs expériences, expérimenter ou participer à des contests,

  • et plus largement, toute personne désireuse d’apprendre, de pratiquer et d’échanger dans un cadre associatif.

Que fait-on au F5KEE ?

Nos activités sont variées et adaptées à tous les niveaux :

  • Découverte et formation : initiation aux bases de la radio, aide à la préparation de la licence radioamateur.

  • Pratique du trafic : contacts en phonie, en CW (morse), en modes numériques (FT8, …), via satellites ou encore à travers le monde en HF.

  • Expérimentations techniques : réalisation et essais d’antennes, utilisation du SDR, projets autour de l’Arduino ou d’interfaces numériques.

  • Activités collectives : organisation de démonstrations publiques, projets éducatifs en lien avec les écoles ou évènements internationaux (ARISS, QO-100, etc.).

  • Vie de club : échanges, entraide, convivialité et partage de connaissances dans une ambiance amicale.

Pourquoi nous rejoindre ?

Adhérer au Radio-Club F5KEE, c’est rejoindre une communauté dynamique et passionnée, c’est apprendre en pratiquant, c’est aussi trouver un lieu où la curiosité technique et la convivialité se conjuguent au quotidien.

C’est également l’occasion d’acquérir des bases solides en électricité et en électronique, compétences précieuses pour comprendre le fonctionnement des équipements mais aussi pour, pourquoi pas, préparer un futur métier dans les domaines techniques, scientifiques ou industriels.

Que vous soyez simple curieux, débutant ou opérateur chevronné, poussez la porte de la Maison des Associations de Viry-Châtillon : F5KEE vous accueille et vous invite à découvrir le monde fascinant du radioamateurisme.

L’équipe du Radio-Club F5KEE de Viry-Châtillon

VOACAP : prévoir la propagation HF avant d’allumer son poste

Banniere VOACAP

Vous voulez contacter le Japon ce soir. Faut-il tenter le 10, 15, 17, 20 ou 40 mètres ? On peut évidemment allumer le poste, tourner le VFO et écouter… mais il existe une méthode un peu plus scientifique : demander à VOACAP.

Derrière ce nom se cache le Voice of America Coverage Analysis Program, un modèle de prévision de propagation HF issu d’IONCAP et développé à l’origine pour les besoins de radiodiffusion de Voice of America. Aujourd’hui encore, le logiciel est mis gratuitement à disposition par le NTIA/ITS américain.

Et malgré son âge, VOACAP reste particulièrement intéressant pour nous, radioamateurs.

Une météo des bandes HF ?

VOACAP ne vous dira pas : « JA1XYZ sera S7 sur 14,210 MHz à 18 h 37 ».

Ce serait évidemment trop beau !

Il fournit plutôt une prévision statistique de la qualité d’une liaison HF entre deux endroits du globe. Il tient notamment compte de la fréquence, du mois, de l’heure, de l’activité solaire, de la puissance d’émission et des caractéristiques de la liaison.

VOACAP peut réaliser des prévisions point à point, mais également calculer une zone de couverture. Il permet notamment de représenter différents paramètres sur 24 heures et jusqu’à 30 MHz.

Pour le radioamateur, la question devient donc :

« Quelles sont les bandes offrant les meilleures chances de contacter cette région du monde à cette heure ? »

Et là, VOACAP devient très intéressant.

Comment fonctionne VOACAP ?

Principe de fonctionnement de VOACAP : à partir de la position des stations, de l’heure, de l’activité solaire, des antennes, de la puissance et du bruit, VOACAP modélise la propagation ionosphérique et estime les fréquences, horaires et conditions offrant les meilleures chances d’établir une liaison HF.

Donnons-lui notre station

Imaginons que F5KEE, en région parisienne, souhaite contacter Tokyo.

Il faut commencer par renseigner les deux extrémités du trajet :

TX : France
RX : Tokyo, Japon

Il faut ensuite décrire notre station de manière réaliste : puissance disponible, antenne d’émission, antenne de réception, mois considéré et conditions solaires.

Inutile d’indiquer 1 500 W et une Yagi 5 éléments à 30 mètres du sol si nous utilisons réellement 100 W et un dipôle !

Comme toujours en simulation :

mauvaises données d’entrée = mauvais résultat de sortie.

VOACAP travaille heure par heure

L’un des grands intérêts du système est de pouvoir observer l’évolution d’un trajet pendant 24 heures.

Et c’est exactement ce dont nous avons besoin.

Une liaison France–Japon peut par exemple être médiocre sur 20 mètres à une certaine heure, tandis que le 15 mètres devient excellent. Quelques heures plus tard, la situation peut complètement changer et une bande plus basse devenir préférable.

Ce comportement est évidemment lié aux variations de l’ionosphère entre le jour et la nuit, mais aussi à la saison et à l’activité solaire.

VOACAP permet donc de remplacer le traditionnel :

« Je pense que le 15 mètres devrait ouvrir… »

par :

« D’après les prévisions, le 15 mètres présente actuellement les meilleures probabilités. »

Ce n’est pas tout à fait la même chose !

MUF : attention au piège

Les radioamateurs connaissent généralement la MUF, Maximum Usable Frequency, ou fréquence maximale utilisable.

Mais constater que notre fréquence de travail se trouve sous la MUF ne signifie pas automatiquement que nous allons réaliser le QSO.

Les méthodes modernes de prévision HF prennent également en compte la puissance reçue, le rapport signal/bruit et la fiabilité du circuit. La recommandation ITU-R P.533, consacrée à la prévision des circuits HF, utilise justement des paramètres tels que MUF, puissance disponible au récepteur, rapport signal/bruit, LUF et fiabilité.

Autrement dit :

une bande théoriquement ouverte n’est pas nécessairement une bonne bande.

REL : un chiffre particulièrement intéressant

Dans VOACAP Online, l’un des résultats les plus faciles à exploiter est REL, pour Reliability.

Il représente la fiabilité statistique prévue de la liaison pour satisfaire le rapport signal/bruit demandé.

Pour commencer, inutile donc de vouloir comprendre immédiatement les dizaines de paramètres disponibles.

Regardez d’abord REL.

Une valeur élevée indique que les conditions statistiques sont favorables. On peut ensuite examiner SDBW, qui renseigne sur la puissance du signal attendue au récepteur. Le manuel de VOACAP Online recommande précisément d’utiliser REL pour rechercher les bandes les plus favorables, puis SDBW pour mieux évaluer le niveau du signal.

Voilà déjà de quoi décider quelle bande essayer en premier.

Comment lire une prévision VOACAP ?

Comment lire une prévision VOACAP : commencez par rechercher dans REL les bandes et horaires présentant la meilleure fiabilité, puis vérifiez avec SDBW si le niveau du signal attendu est suffisant. Dans cet exemple France–Japon, le 15 mètres apparaît particulièrement favorable durant une partie de la journée.

Short Path ou Long Path ?

Pour les amateurs de DX, VOACAP possède un autre intérêt : il peut considérer les deux chemins permettant d’atteindre une destination.

Le Short Path correspond au chemin le plus court autour de la Terre.

Le Long Path part dans la direction opposée et effectue le grand tour.

Sur certaines liaisons DX, ce second trajet peut devenir étonnamment intéressant. VOACAP Online calcule d’ailleurs ses paramètres de propagation en considérant Short Path et Long Path.

Short Path / Long Path

Short Path ou Long Path ? Pour une même destination DX, le signal HF peut emprunter deux directions autour du globe. Le chemin le plus court n’est pas toujours le plus favorable : selon l’heure et les conditions ionosphériques, le Long Path peut offrir une liaison étonnamment meilleure. VOACAP permet de comparer les deux possibilités.

De quoi expliquer certains QSO où votre correspondant arrive beaucoup mieux lorsque l’antenne semble pointée… dans la mauvaise direction !

Prévision ne signifie pas conditions réelles

Il faut néanmoins garder une chose essentielle à l’esprit : VOACAP n’est pas un système de mesure en temps réel.

Il utilise des modèles statistiques.

Une éruption solaire, une perturbation géomagnétique ou simplement un niveau de bruit important chez votre correspondant peuvent transformer une magnifique prévision en un grand silence dans le haut-parleur.

Même le NTIA précise qu’il ne garantit pas l’exactitude ou la fiabilité des résultats produits par son logiciel.

La bonne méthode consiste donc à utiliser :

VOACAP pour prévoir → la météo spatiale pour vérifier → le récepteur pour confirmer.

Finalement, quelle bande choisir ?

C’est probablement là que VOACAP est le plus utile au radioamateur.

Au lieu de parcourir toutes les bandes au hasard, nous pouvons déterminer à l’avance les fréquences et les horaires offrant statistiquement les meilleures chances de réussite.

Destination, heure UTC, puissance, antenne, conditions solaires… quelques paramètres suffisent déjà pour obtenir une indication extrêmement intéressante.

VOACAP ne remplacera donc jamais notre récepteur.

Mais la prochaine fois que quelqu’un vous dira :

« Le 15 mètres devrait ouvrir vers le Japon ce soir… »

inutile de sortir la boule de cristal.

Demandez d’abord à VOACAP !

Pour aller plus loin

Recevoir de 9 kHz à 6 GHz avec une seule radio : comment construit-on un frontal RF aussi large ?

Banniere Récepteur AOR AR5700D : de 9 kHz à 6 GHz

À l’occasion du JARL Ham Fair 2026, qui s’est tenu les 29 et 30 août à Tokyo, AOR a créé la surprise en présentant une évolution de son récepteur haut de gamme AR5700D : une version dont la couverture est étendue jusqu’à 6 GHz.

Le prototype présenté comme AR5700D 6GHz Extended Version annonce ainsi une réception continue de 9 kHz à 6000 MHz. Une plage impressionnante : entre ses deux extrémités, le rapport de fréquences dépasse 660 000 !

Mais comment une seule radio peut-elle recevoir aussi bien les très basses fréquences que les hyperfréquences ? Suffirait-il d’installer un convertisseur analogique-numérique très rapide derrière la prise d’antenne ?

Pas vraiment. Le véritable secret se trouve dans ce que les électroniciens appellent le frontal RF.

Le SDR ne règle pas tous les problèmes

Sur le papier, le principe d’un récepteur SDR paraît simple :

Antenne → convertisseur A/N → FPGA/DSP → démodulation

Les convertisseurs modernes sont extrêmement rapides et permettent de numériser des fréquences autrefois inaccessibles directement. Mais un problème demeure : l’antenne ne reçoit pas uniquement le petit signal qui nous intéresse.

Imaginons vouloir écouter un signal de –120 dBm, tandis qu’un puissant émetteur voisin arrive à –20 dBm.

La différence atteint 100 dB !

Si tout cela est envoyé sans précaution vers un amplificateur, un mélangeur ou un convertisseur, celui-ci peut saturer. Apparaissent alors désensibilisation, signaux fantômes et produits d’intermodulation.

Le travail doit donc commencer avant la numérisation.

Une gare de triage derrière l’antenne

Un récepteur couvrant plusieurs gigahertz ne possède pas réellement un unique chemin RF capable de tout recevoir simultanément.

Son frontal ressemble davantage à une gare de triage :

Antenne → protection → commutation → filtres → amplificateur → mélangeur → ADC → FPGA/DSP

Lorsque l’utilisateur choisit une fréquence, des commutateurs électroniques sélectionnent automatiquement le chemin RF correspondant.

Ce qui se cache derrière la prise d'antenne

Le frontal RF trie, filtre et adapte le signal avant sa numérisation et son traitement par le DSP.

Le AR5700D actuel, couvrant 9 kHz à 3,7 GHz, en fournit un remarquable exemple. AOR indique que les fréquences inférieures à 25 MHz sont divisées en 8 plages de filtrage, tandis qu’au-dessus de 25 MHz le frontal utilise 16 plages RF.

Pourquoi autant de filtres ?

Parce qu’avant d’amplifier le signal, il est préférable d’éliminer tout ce qui se trouve très loin de la fréquence recherchée.

Le préselecteur, premier gardien du récepteur

Supposons que nous écoutions 145 MHz. Pourquoi laisser entrer simultanément les puissants émetteurs FM autour de 100 MHz, la télévision, la téléphonie mobile et quantité d’autres signaux ?

Le préselecteur ne conserve qu’une portion du spectre.

Cette opération doit intervenir très tôt dans la chaîne, idéalement avant les composants susceptibles de produire de l’intermodulation. Deux puissants signaux hors bande peuvent en effet se combiner dans un composant non linéaire et créer artificiellement un troisième signal exactement dans la bande que nous écoutons.

Même le meilleur DSP du monde ne pourra plus distinguer ce faux signal d’un véritable signal radio : le mal a été fait avant la numérisation.

Un récepteur, 16 chemins RF

Le AR5700D découpe son immense plage de réception en plusieurs bandes de filtrage sélectionnées automatiquement.

À plusieurs GHz, une piste devient un composant

Autre difficulté : on ne construit pas un filtre pour 100 kHz comme un filtre pour 5 GHz.

Aux fréquences relativement basses, résistances, condensateurs et inductances restent des composants bien individualisés.

En montant en fréquence, leurs imperfections deviennent importantes. Les pistes du circuit imprimé elles-mêmes commencent à se comporter comme des éléments RF.

Le AR5700D actuel illustre parfaitement cette évolution. AOR indique qu’entre 2,1 et 3,7 GHz, son frontal comporte cinq banques de filtres d’environ 300 MHz de largeur utilisant des filtres interdigitaux à deux étages, associés à des amplificateurs faible bruit et réalisés à l’aide de lignes microstrip.

À ces fréquences, la longueur et la largeur de quelques millimètres de cuivre ne servent donc plus seulement à relier deux composants : elles font partie du composant.

De 9 kHz à 6 GHz, les composants changent

De la HF aux micro-ondes, les composants et même les pistes du circuit deviennent partie intégrante du filtrage RF.

Pourquoi ces compartiments métalliques ?

En observant l’intérieur d’un récepteur professionnel, on découvre souvent des circuits enfermés dans de petites cavités métalliques.

Ce n’est pas esthétique.

À plusieurs gigahertz, les circuits peuvent se coupler entre eux. Un oscillateur local peut rayonner vers un autre étage, deux filtres peuvent s’influencer et des signaux parasites peuvent apparaître.

AOR utilise ainsi sur le AR5700D un blindage en aluminium moulé de 2 mm d’épaisseur, compartimenté selon les différentes sections RF.

Nous sommes déjà beaucoup plus proches de la conception micro-ondes que de la radio traditionnelle.

En réalité, deux architectures cohabitent

Autre surprise : le AR5700D documenté actuellement n’utilise pas la même méthode sur toute sa couverture.

De 9 kHz à 25 MHz, AOR emploie une architecture à conversion directe.

De 25 MHz à 3,7 GHz, le récepteur devient un double superhétérodyne, avec une première fréquence intermédiaire de 321,95 ou 412,05 MHz, puis une seconde à 45,05 MHz.

Ce n’est qu’ensuite que le traitement numérique prend véritablement le relais.

Cela rappelle une chose importante : SDR et superhétérodyne ne sont pas des technologies opposées. Un excellent SDR peut parfaitement employer des mélangeurs et des fréquences intermédiaires avant de numériser le signal.

Le mélangeur : un ascenseur à fréquences

Le mélangeur constitue justement l’une des clés du système.

Plutôt que de demander à toute l’électronique numérique de travailler directement à 2, 3 ou 6 GHz, un oscillateur local et un mélangeur déplacent le signal vers une fréquence intermédiaire beaucoup plus facile à traiter.

C’est une sorte d’ascenseur :

quelle que soit la fréquence sélectionnée, on la transporte jusqu’à l’étage où l’attend le traitement numérique.

Mais cet oscillateur local doit être extrêmement stable et surtout présenter un très faible bruit de phase. Plus on monte en fréquence, plus cette exigence devient difficile à satisfaire.

Sensibilité ou résistance aux signaux forts ?

Le frontal doit également résoudre un compromis permanent.

Un LNA, amplificateur à faible bruit, permet d’améliorer la réception des petits signaux. Mais trop de gain augmente le risque de saturation en présence d’un signal puissant.

À l’inverse, un atténuateur améliore la résistance aux signaux forts mais dégrade la sensibilité.

Un récepteur performant doit donc jongler entre :

filtrage + amplification + atténuation + dynamique.

C’est une grande partie de la différence entre un simple récepteur large bande et un appareil professionnel.

Et de 3,7 à 6 GHz ?

C’est justement là que la nouvelle version du AR5700D devient intéressante.

AOR a présenté au Ham Fair une couverture atteignant 6000 MHz, avec notamment une adaptation de l’entrée ANT1. En revanche, l’entreprise n’a pas encore publié le supplément technique détaillant l’architecture de cette nouvelle section 3,7–6 GHz.

Il serait donc prématuré d’affirmer comment elle est exactement réalisée.

Mais atteindre 6 GHz impose nécessairement de maîtriser filtres, commutation, amplificateurs, mélangeurs, lignes microstrip, blindages et pertes jusque dans la bande des 5,7 GHz radioamateur.

Et l’antenne dans tout cela ?

Une dernière difficulté demeure : si le récepteur couvre 9 kHz–6 GHz, l’antenne universelle parfaite, elle, n’existe pas.

Une boucle active pourra être excellente en LF/HF, une discone intéressante en VHF/UHF, tandis qu’à 2,4 ou 5,7 GHz une antenne dédiée donnera généralement de bien meilleurs résultats.

AOR propose d’ailleurs pour ses récepteurs plusieurs antennes ainsi qu’un système permettant de sélectionner automatiquement différentes antennes suivant la fréquence.

Ce qu’il faut retenir

Recevoir de 9 kHz à 6 GHz n’est donc pas simplement une affaire d’ADC ultrarapide.

Derrière la prise d’antenne se cache toute une chaîne :

protection → filtres commutés → LNA/atténuation → mélangeurs → oscillateurs locaux → ADC → FPGA → DSP.

Le paradoxe du SDR moderne est finalement assez joli : plus le traitement devient numérique, plus la qualité de l’électronique analogique placée devant lui reste déterminante.

Pour aller plus loin

POTA : 10 QSO avant l’apéro ! (4/13)

Banniere POTA 10 QSO

Dans notre précédent article, « POTA : quelle antenne planter dans le décor ? », nous avons comparé EFHW, dipôle, verticale et fouet raccourci afin de choisir une antenne adaptée au terrain.

Cette fois, tout est prêt. La batterie est chargée, l’antenne est en l’air, le ROS est raisonnable et le carnet de trafic attend son premier indicatif.

Il ne reste plus qu’un petit détail : faire des QSO !

Pour réussir une activation POTA, il faut en réaliser au moins 10 au cours d’une même journée UTC. Voyons comment mettre toutes les chances de notre côté sans transformer notre paisible sortie au vert en concours international. (docs.pota.app)

Avant CQ : choisir la bonne bande

Avec une station multibande, inutile de s’obstiner sur une bande qui semble complètement fermée.

Le 40 m sera souvent intéressant pour des liaisons relativement régionales, tandis que le 20 m constitue une excellente bande généraliste permettant régulièrement des contacts européens et DX. Lorsque la propagation le permet, 17, 15 et 10 m peuvent réserver de très belles surprises.

Mais propagation, saison, heure et activité solaire changent constamment la donne.

Le meilleur instrument reste donc encore… le bouton du VFO. Écoutez quelques minutes différentes bandes : balises, stations entendues et niveau d’activité donnent déjà de précieuses indications.

POTA autorise toutes les bandes auxquelles votre licence vous donne accès, y compris les bandes WARC : POTA n’est pas un contest. (docs.pota.app)

Une fréquence libre… vraiment libre ?

Vous trouvez enfin un petit coin tranquille.

Avant de lancer un enthousiaste « CQ POTA ! », écoutez suffisamment longtemps pour vérifier qu’aucun QSO n’est déjà en cours.

Demandez ensuite :

« Cette fréquence est-elle occupée ? »

En CW, on utilisera généralement QRL?

La documentation officielle POTA recommande précisément cette procédure et rappelle qu’il n’existe pas de fréquences POTA réservées ou recommandées. (docs.pota.app)

De la station au premier CQ POTA

Du montage au premier QSO POTA : installez et vérifiez la station, écoutez la bande, choisissez une fréquence réellement libre, spottez votre activation puis lancez votre CQ POTA. Une fois le premier indicatif inscrit dans le log, il n’en reste plus que neuf pour atteindre les 10 QSO de l’activation !

Se spotter : allumer le phare

Vous pouvez appeler CQ pendant vingt minutes en espérant qu’un radioamateur passe par hasard sur votre fréquence.

Ou indiquer aux Hunters exactement où vous êtes !

POTA autorise explicitement l’auto-spot. Sur le site POTA, l’activator peut signaler sa présence avec son indicatif, sa référence, sa fréquence et son mode. Les Hunters consultant la liste des spots savent alors immédiatement où venir vous chercher. (docs.pota.app)

Si vous n’avez pas accès à Internet, demandez simplement à l’un de vos premiers correspondants de vous spotter. C’est même une recommandation du guide officiel. (docs.pota.app)

Un spot reste normalement visible environ 30 minutes après le dernier spot ou re-spot. (docs.pota.app)

CQ POTA !

Il est maintenant temps d’appuyer sur le PTT :

« CQ POTA, CQ POTA, ici F4XXX portable, F4XXX portable, Parks on the Air, à l’écoute. »

POTA n’impose aucun échange particulier. Indicatif et informations nécessaires au log suffisent ; un report peut naturellement être échangé comme lors d’un QSO classique. (docs.pota.app)

Vous pouvez annoncer votre référence régulièrement pour renseigner les stations qui découvrent votre appel directement sur la bande.

Et n’oubliez pas : vous êtes dehors pour vous amuser. Rien n’interdit de discuter quelques instants lorsque le trafic est calme.

Au secours, ils répondent tous !

Vous venez de vous spotter.

Un appel…

Et cinq indicatifs arrivent simultanément !

Bienvenue dans votre premier pile-up POTA.

Pas de panique. C’est votre activation et vous imposez le rythme. Le guide POTA conseille justement de contrôler son pile-up et suggère, lorsque nécessaire, d’appeler certaines catégories de stations : QRP, mobiles, autres parcs pour les P2P, etc. (docs.pota.app)

Vous n’avez compris que la fin d’un indicatif ?

« La station se terminant par ABC seulement… »

Loguez le contact, confirmez l’indicatif et passez au suivant.

Lorsque beaucoup de stations attendent, des échanges courts permettent à chacun d’avoir sa chance.

Comment gérer un pile-up POTA ?

Gérer un pile-up POTA sans perdre le fil : écoutez, isolez un indicatif ou un groupe de stations, répondez clairement, loguez le QSO puis passez au suivant. L’Activator garde la maîtrise du rythme : quelques échanges courts, de la méthode et un peu de patience permettent souvent d’atteindre rapidement les 10 QSO.

8 QSO… et plus personne !

Voici le moment où commence la chasse aux deux derniers contacts.

Première chose : ne démontez surtout pas !

Vérifiez que votre spot indique toujours la bonne fréquence. Lancez quelques nouveaux appels. Écoutez si la propagation a changé.

Toujours rien ?

Changez de bande.

Un QSO sur 40 m et un autre avec la même station sur 20 m peuvent être considérés comme des contacts distincts dans les conditions prévues par POTA. Les doublons strictement identiques sur une même journée UTC sont en revanche éliminés lors du traitement des logs. (docs.pota.app)

Et surtout, regardez les spots des autres activators.

Aucun QSO ? Le plan B !

Plus personne ne répond ? Passez au plan B ! Vérifiez d’abord la radio, l’antenne et votre spot, puis écoutez la propagation, changez de fréquence ou de bande et recherchez les activators disponibles pour tenter un P2P. En POTA, mieux vaut adapter sa stratégie que simplement augmenter la puissance !

P2P : activator cherche activator

Vous apercevez F1ABC qui active un autre parc sur 14,250 MHz ?

Allez le contacter !

Vous venez de réaliser un Park-to-Park (P2P) : un QSO entre deux activators. (docs.pota.app)

Notez soigneusement la référence POTA du correspondant. Il est fortement recommandé de l’enregistrer dans le champ SIG_INFO du fichier ADIF pour obtenir correctement les crédits P2P, particulièrement lorsque plusieurs références sont impliquées. (docs.pota.app)

C’est également une excellente méthode pour aller chercher les quelques QSO qui vous manquent.

Et si je n’atteins pas 10 ?

Supposons que la pluie arrive à 9 QSO.

L’activation n’atteindra pas le seuil requis pour être considérée comme réussie.

Mais envoyez quand même votre log !

POTA recommande de transmettre également les logs des tentatives incomplètes afin que les Hunters contactés obtiennent leurs crédits. (docs.pota.app)

Vos neuf QSO n’auront donc pas été inutiles.

SSB, CW, numérique… et même satellite

Rien ne vous oblige à rester en phonie.

La CW est redoutablement efficace avec quelques watts. Les modes numériques peuvent permettre des contacts lorsque les signaux deviennent difficiles.

Et il existe une subtilité amusante : les contacts réalisés via un répéteur terrestre ne sont pas admissibles, mais les contacts via satellite radioamateur sont autorisés par POTA. (docs.pota.app)

Voilà qui ouvre quelques perspectives pour une future expérimentation !

10 QSO : mission accomplie !

Le dixième indicatif vient d’entrer dans le log.

Activation réussie !

Mais rien ne vous oblige à couper immédiatement la radio. Les dix QSO constituent un minimum, pas une limite.

Continuez à répondre aux Hunters, changez de bande, recherchez quelques P2P ou essayez une autre antenne.

Car finalement, une activation réussie ne devrait peut-être pas se mesurer uniquement au nombre de lignes dans un fichier ADIF.

Si vous avez installé votre station au vert, réalisé quelques beaux contacts et déjà envie de recommencer…

le véritable objectif POTA est probablement atteint.

Pour aller plus loin

F5KEE au FAB 2026 de Viry-Châtillon : venez nous rencontrer !

Banniere F5KEE FAB2026

Le samedi 5 septembre 2026, le radio-club F5KEE participera au FAB 2026 de Viry-Châtillon (Fête des Associations), organisé au Stade Longuet.

Pour l’occasion, nous délaisserons notre local habituel pour nous installer en extérieur, sous barnum. Un choix presque incontournable pour des radioamateurs : quand il faut déployer quelques mètres de câble et surtout installer des antennes, le grand air devient rapidement notre meilleur allié !

Cette journée sera avant tout l’occasion de faire découvrir le radioamateurisme au public. Qu’est-ce qu’un radioamateur ? Avec qui peut-on communiquer ? Jusqu’où peut-on aller avec quelques watts et une antenne ? Peut-on contacter des satellites ? Que sont les modes numériques ? Autant de questions auxquelles nous tenterons de répondre simplement, autour de nos équipements et, nous l’espérons, de quelques démonstrations en direct.

Mais le FAB 2026 sera également pour nous un moment de rencontre et de convivialité. Une occasion de sortir du shack, de retrouver les copains du club, d’échanger quelques idées de montages et de projets et, tout simplement, de partager ensemble une agréable journée autour de notre passion commune.

Que vous soyez radioamateur, curieux, passionné d’électronique, de radio ou simplement de passage, n’hésitez donc pas à venir nous rencontrer.

📅 Samedi 5 septembre 2026
📍 Stade Longuet – Viry-Châtillon
📻 Cherchez les antennes… F5KEE ne sera probablement pas très loin !

À samedi au FAB 2026 !

TM-D750 : à quoi sert réellement un waterfall sur un poste uniquement VHF/UHF ?

Bannière TM-D750

Le Kenwood TM-D750 apporte une fonction encore assez inhabituelle sur un mobile VHF/UHF : un affichage waterfall. Nous avions déjà évoqué cette nouveauté dans notre précédent article consacré au TM-D750, mais elle mérite que l’on s’y attarde.

Car une question vient immédiatement à l’esprit : à quoi peut bien servir un waterfall sur un poste principalement destiné à la FM, au D-STAR et à l’APRS ?

En HF, son intérêt paraît évident. Sur un SDR ou un IC-7300, par exemple, on observe une portion entière du spectre et l’on voit immédiatement apparaître les stations. Mais sur 145 ou 430 MHz, où nous utilisons souvent des fréquences simplex ou des relais parfaitement connus, est-ce vraiment utile ?

La réponse est oui… à condition de comprendre ce que le TM-D750 affiche réellement.

Ce n’est pas le waterfall d’un SDR

C’est probablement le point le plus important.

Le TM-D750 ne possède pas un analyseur de spectre large bande fonctionnant comme celui d’un véritable SDR. Son affichage repose sur une évolution d’une fonction bien connue des utilisateurs de Kenwood : le Visual Scan.

Le principe consiste à balayer successivement un certain nombre de fréquences autour de celle utilisée et à mesurer leur niveau.

Kenwood permet de choisir quatre largeurs de Visual Scan :

  • Mode 1 : 23 canaux ;
  • Mode 2 : 33 canaux ;
  • Mode 3 : 57 canaux ;
  • Mode 4 : 115 canaux.

Le bouton VISUAL, directement accessible sur la façade, permet d’ailleurs d’activer cette fonction.

Sur un SDR, une portion du spectre est observée pratiquement simultanément. Avec le TM-D750, le récepteur va au contraire examiner successivement les différents canaux.

Cette différence est fondamentale.

TM-D750 : SDR contre Visual Scan

SDR et TM-D750 : le premier observe une portion de spectre simultanément, tandis que le second construit son affichage par balayages successifs.

Alors, d’où vient le waterfall ?

C’est précisément là que Kenwood a fait évoluer le principe.

Un Visual Scan classique donne une photographie de l’activité détectée pendant le balayage. Mais une émission qui disparaît quelques secondes plus tard risque également de disparaître de l’affichage.

Le TM-D750 conserve désormais l’historique des niveaux relevés lors des balayages précédents.

TM-D750 : Comment se construit le waterfall

Le TM-D750 répète ses balayages et conserve les niveaux détectés : leur succession construit progressivement le waterfall.

Kenwood décrit officiellement la fonction comme permettant d’afficher non seulement le niveau des signaux actuellement scannés, mais également l’historique des niveaux détectés précédemment, sous la forme d’un waterfall couleur.

Autrement dit, l’écran ne nous montre plus seulement :

« Qu’est-ce qui émet maintenant ? »

Il peut également nous montrer :

« Qu’est-ce qui a émis ici il y a quelques instants ? »

Et sur les bandes VHF/UHF, cette différence peut devenir très intéressante.

Trouver une fréquence active

Imaginons que nous arrivions dans une région que nous connaissons mal.

Avec un poste traditionnel, nous pouvons lancer un scan. Le récepteur saute alors de fréquence en fréquence jusqu’à trouver un signal suffisamment puissant pour ouvrir le squelch.

C’est efficace, mais nous ne voyons pratiquement rien de l’activité environnante.

Le Visual Scan apporte une dimension supplémentaire : plusieurs fréquences sont représentées simultanément à l’écran.

Une fréquence régulièrement utilisée va donc progressivement laisser une trace identifiable.

Pour rechercher de l’activité simplex sur 145 MHz, par exemple, cela devient beaucoup plus parlant que de tourner continuellement le VFO.

Retrouver une émission que l’on a manquée

Voilà probablement l’un des meilleurs arguments en faveur du waterfall.

Supposons qu’une station transmette pendant quatre secondes alors que nous regardons ailleurs. Lorsque nous revenons sur le poste, la fréquence est redevenue silencieuse.

Avec un simple S-mètre : nous n’avons rien vu.

Avec un scan traditionnel : nous avons peut-être raté la transmission.

Avec l’historique du waterfall : une trace peut rester visible.

Nous savons alors qu’il s’est passé quelque chose à cet endroit du spectre et pouvons nous placer sur la fréquence pour attendre la prochaine transmission.

Cela peut concerner une conversation simplex, un relais brièvement activé, une balise ou certaines transmissions numériques.

Pourquoi le balayage reste pertinent en VHF/UHF

On pourrait objecter qu’un scanner est forcément moins performant qu’un véritable analyseur de spectre. C’est exact.

Mais l’utilisation de nos bandes VHF/UHF joue plutôt en sa faveur.

Une communication FM vocale dure généralement plusieurs secondes et les fréquences utilisées sont organisées suivant des pas relativement importants.

Le récepteur dispose donc d’un certain temps pour tomber sur le signal.

C’est très différent d’une recherche de petits signaux numériques extrêmement étroits et très courts en HF.

Plus une transmission reste présente longtemps par rapport à la durée nécessaire pour effectuer un balayage complet, plus sa probabilité d’être détectée augmente.

Le Visual Scan est donc particulièrement bien adapté à une recherche d’activité radio, plutôt qu’à une analyse précise du spectre.

Voir vivre une portion de bande

Après plusieurs balayages, le waterfall peut donner une représentation assez intuitive de l’occupation des fréquences.

Une fréquence peut apparaître régulièrement.

Une autre seulement de temps en temps.

Une troisième rester totalement silencieuse.

Le radioamateur obtient progressivement une sorte de carte temporelle de l’activité locale.

C’est finalement assez différent de notre façon habituelle d’utiliser un poste FM. Nous avons tendance à mémoriser quelques relais et quelques fréquences simplex puis à écouter uniquement celles-ci.

Le waterfall permet au contraire de regarder ce qui se passe autour de notre fréquence habituelle.

TM-D750 : À quoi ça sert sur 2 m ?

Sur 2 m et 70 cm, le waterfall permet de distinguer d’un coup d’œil activité continue, transmissions intermittentes et fréquences silencieuses.

Intéressant également pour les relais

Prenons maintenant un radioamateur en déplacement.

Il dispose peut-être d’une longue liste de relais dans les mémoires de son poste, mais lesquels sont réellement actifs à cet instant ?

Un affichage graphique de l’activité peut rapidement devenir intéressant.

Cela peut être utile lors d’un trajet, d’une sortie portable, d’une activation POTA ou simplement lors de vacances dans une région inconnue.

Le TM-D750 dispose par ailleurs de 1 000 canaux mémoire et jusqu’à 1 500 entrées dans ses listes de répéteurs, ce qui montre bien son orientation vers l’exploitation mobile et itinérante.

Kenwood n’a pas inventé le Visual Scan avec le D750

La filiation avec le TM-D710 est intéressante.

Celui-ci possédait déjà une fonction Visual Scan permettant de surveiller graphiquement 31, 61, 91 ou 181 canaux.

Le principe n’est donc pas nouveau chez Kenwood.

La nouveauté importante du TM-D750 est d’avoir associé cette philosophie de balayage à un historique représenté sous forme de waterfall couleur.

Ce n’est d’ailleurs pas non plus le premier poste VHF/UHF à proposer un affichage waterfall. L’intérêt du TM-D750 est ailleurs : Kenwood modernise une fonction historiquement présente sur ses mobiles et l’intègre directement à leur logique d’exploitation.

S-mètre, scan, Visual Scan ou waterfall ?

La différence peut finalement se résumer assez simplement :

Fonction Ce qu’elle nous apprend
S-mètre Niveau du signal sur une fréquence
Scan Recherche une fréquence occupée
Visual Scan Montre graphiquement l’activité sur plusieurs fréquences
Visual Scan + waterfall Ajoute l’historique de cette activité
Spectrum scope SDR Observe simultanément une portion de spectre

Cette dernière ligne est importante.

Le waterfall du TM-D750 ne transforme absolument pas le poste en analyseur de spectre.

Il faut aussi connaître ses limites

Une émission très courte peut parfaitement apparaître entre deux passages du scanner et donc ne jamais être détectée.

La représentation obtenue ne permettra pas non plus d’examiner précisément la largeur d’un signal, ses bandes latérales ou les caractéristiques détaillées de sa modulation comme nous pourrions le faire avec un véritable SDR.

Et plus nous demandons au Visual Scan de surveiller de canaux, plus le principe même du balayage impose des compromis.

Il faut donc considérer cet affichage pour ce qu’il est : un outil permettant de visualiser l’activité radio détectée au cours de balayages successifs.

Et non un analyseur FFT déguisé.

Gadget ou véritable outil ?

Sur un transceiver HF moderne, le waterfall est devenu tellement pratique qu’il serait aujourd’hui difficile d’imaginer certains postes sans lui.

En VHF/UHF, son importance est différente.

Nous connaissons généralement les fréquences que nous voulons utiliser et nous travaillons beaucoup avec des canaux mémorisés et des relais. Le waterfall n’est donc certainement pas indispensable pour réaliser un QSO.

Mais il apporte quelque chose que le traditionnel scan ne peut pas offrir aussi facilement : une représentation visuelle et surtout historique de l’activité radio environnante.

Et c’est probablement ainsi qu’il faut comprendre la fonction du TM-D750.

Son waterfall n’est pas destiné à transformer notre bibande en SDR.

Il permet simplement de voir ce que le scanner a entendu pendant que nous ne regardions pas la fréquence.

Une nuance technique importante… qui pourrait bien rendre le Visual Scan beaucoup plus utile qu’il n’y paraît.

De FreeDV à la télévision Full-HD : combien de bits peut-on réellement faire passer dans nos bandes radioamateurs ?

Banniere : De FreeDV à la télévision Full-HD

Lorsque nous parlons de transmission numérique, nous mélangeons facilement hertz, bauds et bits par seconde. Pourtant, ce sont trois choses bien différentes. Entre une conversation en FreeDV qui tient dans quelques kilohertz et une image de télévision HD transmise en DATV, l’écart paraît gigantesque.

Mais combien d’informations peut-on réellement faire passer dans une bande radio ? Et surtout, comment peut-on transmettre de la vidéo avec seulement quelques centaines de kilohertz de spectre ?

quelques bit/s → plusieurs Mbit/s

Du FreeDV à la DATV Full-HD, le débit passe de quelques bit/s à plusieurs Mbit/s.

Un hertz n’est pas un bit par seconde

Commençons par trois définitions.

La largeur de bande, exprimée en hertz, représente l’espace occupé par notre signal dans le spectre. Le débit symbole, exprimé en bauds ou symboles par seconde, indique combien de symboles sont transmis chaque seconde. Enfin, le débit binaire, exprimé en bit/s, mesure la quantité d’information transportée.

Un symbole peut justement représenter plusieurs bits.

Modulation Nombre d’états Bits par symbole
BPSK 2 1
QPSK 4 2
8PSK 8 3
16APSK/QAM 16 4
32APSK 32 5

autour de la partie BPSK/QPSK/8PSK pour expliquer les bits par symbole,

Plus un symbole représente de bits, plus le débit augmente — mais le signal devient aussi plus exigeant à décoder.

Prenons une transmission QPSK à 333 kS/s. Chaque symbole représentant deux bits, nous obtenons théoriquement :

333 000 × 2 = 666 000 bit/s

Nous avons donc déjà 666 kbit/s bruts. Mais ils ne seront pas tous disponibles pour transporter notre voix, nos données ou notre vidéo.

Où disparaissent les bits ?

Une liaison radio n’est jamais parfaite. Bruit, fading, parasites et erreurs de transmission imposent d’ajouter des informations permettant au récepteur de retrouver les données perdues.

C’est le rôle du FEC — Forward Error Correction.

Avec un FEC 2/3, par exemple, seuls deux bits sur trois correspondent schématiquement aux données protégées : le reste sert à la correction.

Notre transmission précédente devient donc approximativement :

666 kbit/s × 2/3 = 444 kbit/s

Et ce n’est pas encore exactement le débit vidéo disponible : il faut également tenir compte des trames, synchronisations, pilotes et autres informations nécessaires au système.

Voilà pourquoi annoncer seulement un « symbol rate » ne suffit pas pour connaître le débit réellement exploitable.

FreeDV : faire parler quelques centaines de bits

FreeDV constitue un remarquable exemple de ce que permettent les transmissions numériques sur HF.

Au lieu de transmettre directement notre voix comme en SSB, celle-ci est analysée et fortement compressée par un codec vocal. Les informations produites sont ensuite protégées contre les erreurs puis modulées pour être transmises par radio.

Les modes historiques de FreeDV ont ainsi démontré qu’une conversation intelligible pouvait être transportée avec des débits extrêmement faibles, de l’ordre du kilobit par seconde.

FreeDV évolue d’ailleurs rapidement. En 2026, le projet travaille notamment autour de RADE, une nouvelle génération reposant sur des techniques d’apprentissage automatique ; le développement de FreeDV 3.0 prévoit même le retrait de plusieurs anciens modes, dont 700D/E et 1600.

Cela illustre parfaitement une première règle :

le débit nécessaire dépend énormément de ce que nous voulons transmettre et de la manière dont nous le compressons.

Et dans nos habituels 2,7 kHz ?

Imaginons maintenant disposer d’un canal radio de la largeur d’une émission SSB, soit environ 2,7 kHz.

On pourrait y transporter de la voix analogique, de la voix numérique, des données ou des images très lentement. Mais affirmer que 2,7 kHz permettent de transporter exactement 2 700 bit/s serait faux.

Tout dépend de l’efficacité spectrale de la transmission.

Elle peut s’exprimer en :

bit/s/Hz

Et c’est une notion beaucoup plus intéressante pour comparer deux systèmes.

Le transpondeur bande étroite de QO-100 en fournit d’ailleurs une jolie démonstration : dans le même environnement radio, AMSAT-DL prévoit de la SSB limitée à 2 700 Hz, une balise BPSK à 400 bit/s et même une balise multimédia 8APSK à 7 200 bit/s.

Alors, pourquoi ne pas mettre toujours plus de bits ?

Parce que la nature finit par nous présenter l’addition.

Une modulation QPSK possède quatre états. Avec 8PSK, nous en avons huit. Avec 16APSK, seize et avec 32APSK, trente-deux.

Plus les états deviennent nombreux, plus le récepteur doit être capable de les distinguer malgré le bruit.

Les spécifications DVB-S2/S2X montrent très bien cette progression : les modulations offrant une efficacité spectrale élevée exigent également un rapport signal/bruit nettement supérieur. Certaines extensions DVB-S2X atteignent même 64, 128 ou 256 états, mais avec des exigences radio autrement plus sévères.

En pratique, il faut donc choisir entre débit, robustesse et largeur de bande.

Avec la DATV, nous changeons d’échelle

Passons maintenant à la télévision numérique amateur.

Les radioamateurs utilisent notamment le DVB-S2, particulièrement bien adapté aux transmissions par satellite et à la DATV.

Prenons encore notre exemple :

333 kS/s en QPSK = 666 kbit/s bruts.

chemin : 333 kS/s → QPSK → FEC → vidéo compressée

De 333 kS/s à l’image Full-HD : modulation, FEC et compression déterminent le débit vidéo réellement disponible.

Après application du FEC et des différents overheads, il reste quelques centaines de kilobits par seconde utilisables.

Et cela peut déjà suffire pour transmettre de la vidéo !

La clé s’appelle évidemment compression vidéo. Une caméra Full-HD produit naturellement une quantité gigantesque de données, mais des codecs comme H.264 ou H.265 recherchent les redondances entre les images et évitent de retransmettre inutilement ce qui n’a pratiquement pas changé.

Une personne parlant devant une caméra fixe est donc beaucoup plus facile à compresser qu’une retransmission sportive remplie de mouvements.

QO-100 : un laboratoire grandeur nature

Le transpondeur large bande de QO-100 constitue une extraordinaire démonstration.

Son plan de bande DATV prévoit différentes catégories d’émissions :

  • 1 MS/s pour les transmissions larges ;
  • 333 et 250 kS/s pour les transmissions étroites ;
  • 125, 66 et même 33 kS/s pour les transmissions très étroites.

La balise elle-même est indiquée à 1 500 kS/s en DVB-S2 avec FEC 4/5.

Nous sommes donc très loin de l’époque où télévision amateur signifiait nécessairement occuper plusieurs mégahertz.

Avec DVB-S2 et la compression vidéo moderne, quelques centaines de kS/s deviennent déjà exploitables pour transporter de l’image animée.

Peut-on vraiment transmettre de la Full-HD ?

Oui, mais le terme Full-HD peut être trompeur.

Full-HD indique essentiellement une définition de 1920 × 1080 pixels. Il ne définit pas le débit nécessaire pour transporter ces images.

Sans compression, à 25 images/s et avec 24 bits par pixel, un calcul simplifié donne :

1920 × 1080 × 25 × 24 ≈ 1,24 Gbit/s !

Autant dire que nous n’allons pas transmettre cela directement sur QO-100.

Mais une fois compressée, cette même vidéo peut descendre à quelques mégabits par seconde, voire beaucoup moins en acceptant certains compromis sur la qualité, la cadence d’image et le contenu.

C’est ainsi qu’une image portant fièrement l’étiquette 1080p peut être transmise avec un débit finalement assez modeste.

Combien peut-on donc transmettre ?

Quelques ordres de grandeur permettent de visualiser l’incroyable étendue des possibilités :

Transmission Débit envisageable
Télémétrie très lente quelques bit/s
Modes numériques faibles signaux dizaines de bit/s
Voix numérique très compressée ~1 kbit/s
Données HF quelques kbit/s
Données numériques VHF/UHF dizaines à centaines de kbit/s
DATV très étroite ~100 à 200 kbit/s
DATV 333 kS/s quelques centaines de kbit/s
DATV 1 MS/s autour du Mbit/s et davantage selon le MODCOD
DATV large plusieurs Mbit/s

Ces valeurs restent volontairement des ordres de grandeur : le débit réel dépend de la modulation, du FEC, du roll-off et de tous les mécanismes utilisés par le protocole.

Et Shannon dans tout cela ?

En 1948, Claude Shannon formalisa une limite fondamentale des télécommunications. La capacité théorique d’un canal peut s’écrire :

C = B × log₂(1 + S/N)

avec B la largeur de bande et S/N le rapport signal/bruit.

Derrière cette formule apparemment savante se cache une idée très simple :

pour transmettre davantage d’informations, il faut davantage de bande passante, un meilleur rapport signal/bruit… ou utiliser plus intelligemment les deux.

On ne peut donc pas multiplier éternellement le débit dans les mêmes 2,7 kHz simplement en inventant une modulation comportant toujours davantage d’états.

Du murmure numérique à la télévision

Nous pouvons maintenant répondre à notre question initiale.

Une liaison radioamateur peut transporter quelques bits par seconde lorsqu’on privilégie la robustesse extrême, environ un kilobit par seconde pour de la voix fortement compressée, des centaines de kilobits par seconde en DATV étroite et plusieurs mégabits par seconde lorsque suffisamment de spectre et de rapport signal/bruit sont disponibles.

Entre FreeDV et une émission DATV Full-HD, le principe reste finalement exactement le même.

Nous échangeons en permanence largeur de bande, puissance, rapport signal/bruit, robustesse et débit.

Et c’est peut-être là que le numérique devient particulièrement passionnant pour le radioamateur : faire passer le maximum d’informations dans le minimum de spectre… tout en réussissant encore à les décoder à l’autre bout !

Liens utiles pour aller plus loin

POTA : quelle antenne planter dans le décor ? (3/13)

POTA quelle antenne

Dans notre précédent article, « POTA : tout le shack dans un sac à dos ! », nous avons vu comment constituer une station portable avec transceiver, batterie, mât, coaxial et quelques accessoires indispensables.

Mais nous avons volontairement laissé de côté un élément essentiel : l’antenne.

Car entre 5 W envoyés dans une antenne correctement installée et 100 W dissipés dans une antenne mal adaptée au terrain, le résultat peut réserver quelques surprises ! Alors, EFHW, dipôle, verticale ou simple fouet télescopique : que faut-il emporter pour une activation POTA ?

La meilleure antenne POTA n’existe pas !

Commençons par casser le suspense : il n’existe pas une antenne idéale pour toutes les activations.

Une antenne excellente au sommet d’une colline peut devenir très encombrante sur une petite aire de pique-nique. Une EFHW ultralégère sera parfaite pour marcher plusieurs kilomètres, mais encore faut-il pouvoir déployer son fil. Une verticale sera autonome au milieu d’une prairie, mais demandera une installation correcte de ses radians.

Le choix dépend donc du terrain, des bandes utilisées, du poids transportable, du temps de montage et du type d’activation.

Les quatre grandes antennes POTA

Quatre antennes pour quatre façons d’activer en POTA : EFHW légère et polyvalente, dipôle simple et efficace, verticale autonome avec ses radians ou fouet raccourci pour une installation express. Le meilleur choix dépend surtout du terrain, des bandes utilisées, de l’espace disponible et du poids que vous êtes prêt à transporter.

L’EFHW : quelques mètres de fil dans le sac

L’End-Fed Half-Wave, ou EFHW, est particulièrement séduisante en portable.

Le principe consiste à alimenter un fil proche d’une demi-onde à son extrémité, où l’impédance est élevée. Un transformateur, généralement autour de 49:1, permet de ramener cette impédance vers une valeur exploitable par le transceiver.

Son principal avantage est son poids : quelques dizaines de mètres de fil et un petit transformateur tiennent facilement dans une poche.

Une EFHW conçue pour 40 m peut également permettre de travailler sur plusieurs bandes harmoniques, selon sa réalisation et son environnement.

Elle peut être installée horizontalement, en sloper ou en L inversé.

Attention cependant : l’extrémité alimentée présente une tension RF élevée. Il faut donc conserver les connexions correctement isolées et hors de portée du public.

Le dipôle : simple, efficace et toujours d’actualité

Deux morceaux de fil, une alimentation au centre : difficile de faire beaucoup plus simple.

Pour déterminer une longueur de départ d’un dipôle demi-onde :

L (m) ≈ 143 / f (MHz)

Sur 14,2 MHz, nous obtenons environ 10 mètres au total, soit approximativement 5 mètres de chaque côté.

En POTA, le montage en V inversé est particulièrement intéressant : un seul mât central suffit, les extrémités descendant vers le sol.

Le dipôle monobande est peu compliqué à régler et offre généralement un excellent rendement. Son principal défaut est justement d’être monobande, sauf à construire une version multibande, par exemple avec plusieurs doublets.

La verticale : quand il n’y a pas un arbre à l’horizon

Une prairie parfaitement dégagée est agréable pour la radio… jusqu’au moment où l’on cherche quelque chose pour accrocher son fil !

Une verticale quart d’onde devient alors une excellente candidate.

Sa longueur théorique de départ est approximativement :

L (m) ≈ 71,5 / f (MHz)

À 14,2 MHz, cela représente environ 5 mètres : parfaitement compatible avec un fouet télescopique ou un petit mât.

Mais n’oublions pas la moitié invisible de l’antenne : les radians.

Le sol et les conducteurs placés à sa base participent directement au fonctionnement de la verticale. Plusieurs radians déployés sur le sol peuvent considérablement améliorer une installation par rapport à un simple fouet planté sur un trépied.

Autre avantage : la verticale rayonne à 360°, ce qui convient particulièrement bien lorsque les Hunters peuvent arriver de toutes les directions.

Le fouet raccourci : monté avant que le café refroidisse

Lorsque l’espace est vraiment limité, un fouet télescopique associé à une bobine ou à un dispositif d’adaptation peut permettre d’être opérationnel en quelques minutes.

C’est particulièrement intéressant depuis une table de pique-nique ou près d’un véhicule.

Mais les lois de la physique ne prennent pas de vacances au parc !

Plus une antenne devient courte par rapport à la longueur d’onde, plus sa résistance de rayonnement diminue et plus les pertes prennent de l’importance. Le phénomène devient particulièrement sensible sur 40 et 80 mètres.

Un fouet compact peut donc être extrêmement pratique sans nécessairement offrir le rendement d’un dipôle grandeur réelle.

Même parc, quatre façons d'installer son antenne

Un même parc, quatre installations possibles : l’EFHW profite des arbres, le dipôle en V inversé demande surtout un mât central, la verticale s’affranchit des points d’accroche mais nécessite de l’espace pour ses radians, tandis que le fouet raccourci se contente de quelques mètres carrés. Avant de sortir l’antenne du sac, observez donc le terrain !

Et le coupleur dans tout ça ?

Un coupleur automatique peut être très pratique en portable, particulièrement lorsque l’on souhaite changer rapidement de bande.

Mais attention à une confusion fréquente :

ROS 1:1 ne signifie pas forcément bon rendement.

Le coupleur adapte l’impédance présentée au transceiver afin que celui-ci puisse transférer correctement sa puissance. Il ne peut pas supprimer les pertes d’une antenne trop courte, d’une mauvaise installation ou d’un système de radians insuffisant.

Autrement dit, le TX peut être parfaitement heureux alors qu’une partie importante des watts chauffe ailleurs !

20 ou 40 mètres : le sac ne sera pas le même

La bande choisie influence directement les dimensions de notre installation.

Sur 20 m, un dipôle mesure environ 10 m et une verticale quart d’onde environ 5 m.

Sur 40 m, nous passons approximativement à 20 m pour le dipôle et 10 m pour le quart d’onde.

Cela explique pourquoi les antennes raccourcies deviennent tentantes lorsque l’on descend en fréquence.

Pour une première activation, le 20 m constitue donc une bande particulièrement confortable en termes de dimensions d’antenne, tandis que le 40 m reste très intéressant pour des liaisons plus régionales selon l’heure et la propagation.

Alors, laquelle mettre dans le sac ?

Voici quelques pistes pratiques :

Situation Solution à envisager
Randonnée / station QRP EFHW légère
Un seul mât disponible Dipôle en V inversé
Aucun arbre disponible Verticale + radians
Très peu d’espace Fouet télescopique
Installation très rapide Verticale ou fouet
Plusieurs bandes recherchées EFHW / multibande
Activation depuis le véhicule Verticale sur support
Rendement privilégié Dipôle résonant

Ce tableau n’est évidemment pas un classement. Chaque terrain peut faire mentir nos prévisions !

Quelle antenne POTA choisir ?

Quelle antenne choisir pour une activation POTA ? À pied ou en voiture, avec ou sans arbres, beaucoup ou peu d’espace : quelques questions suffisent pour orienter le choix entre EFHW, dipôle en V inversé, verticale à radians et fouet raccourci. Il n’existe pas d’antenne universelle : la meilleure sera celle adaptée au terrain… et que vous maîtrisez déjà.

Testez-la avant de partir !

La pire façon de découvrir une nouvelle antenne consiste probablement à la sortir de son emballage au milieu du parc.

Montez-la auparavant dans le jardin ou sur un terrain connu. Mesurez son ROS, vérifiez les bandes réellement utilisables, repérez la longueur des haubans et entraînez-vous à la monter.

Vous découvrirez peut-être qu’il manque un adaptateur, qu’un câble est trop court ou que le fameux mât « ultraléger » se transforme en canne à pêche dès que le vent souffle.

Une activation POTA doit rester un plaisir.

Et finalement, la meilleure antenne POTA sera souvent celle que vous connaissez suffisamment bien pour l’installer rapidement, correctement et sans mauvaise surprise.

Dans notre prochain volet, nous laisserons enfin le matériel tranquille pour passer au trafic : « POTA : 10 QSO avant l’apéro ! » Comment choisir sa bande, se spotter, lancer son CQ et décrocher les dix contacts nécessaires à une activation réussie ?