Bienvenue sur le Site du Radio-Club F5KEE de Viry-Châtillon (91 – Essonne)!

Chers(es) visiteurs(ses) et passionnés(es) de radio et de sciences,

Le Radio-Club F5KEE vous accueille à la Maison des Associations de Viry-Châtillon, au cœur de l’Essonne. Dans ce lieu ouvert et convivial, nous réunissons toutes celles et ceux qui partagent la curiosité des sciences, des techniques et des communications sans fil.

Le radioamateurisme, c’est bien plus qu’un simple hobby :
c’est une passion universelle, où l’on apprend à dialoguer avec le monde entier, à construire ses propres antennes et équipements, à explorer la propagation des ondes, mais aussi à découvrir les technologies numériques et les satellites.

À qui s’adresse le radio-club ?

Le F5KEE s’adresse à tous les publics :

  • les curieux qui veulent découvrir ce qu’est la radio et comment on peut communiquer sans Internet,

  • les jeunes et étudiants attirés par la technique, l’électronique ou l’aéronautique,

  • les futurs radioamateurs qui souhaitent préparer la licence,

  • les opérateurs confirmés qui veulent partager leurs expériences, expérimenter ou participer à des contests,

  • et plus largement, toute personne désireuse d’apprendre, de pratiquer et d’échanger dans un cadre associatif.

Que fait-on au F5KEE ?

Nos activités sont variées et adaptées à tous les niveaux :

  • Découverte et formation : initiation aux bases de la radio, aide à la préparation de la licence radioamateur.

  • Pratique du trafic : contacts en phonie, en CW (morse), en modes numériques (FT8, …), via satellites ou encore à travers le monde en HF.

  • Expérimentations techniques : réalisation et essais d’antennes, utilisation du SDR, projets autour de l’Arduino ou d’interfaces numériques.

  • Activités collectives : organisation de démonstrations publiques, projets éducatifs en lien avec les écoles ou évènements internationaux (ARISS, QO-100, etc.).

  • Vie de club : échanges, entraide, convivialité et partage de connaissances dans une ambiance amicale.

Pourquoi nous rejoindre ?

Adhérer au Radio-Club F5KEE, c’est rejoindre une communauté dynamique et passionnée, c’est apprendre en pratiquant, c’est aussi trouver un lieu où la curiosité technique et la convivialité se conjuguent au quotidien.

C’est également l’occasion d’acquérir des bases solides en électricité et en électronique, compétences précieuses pour comprendre le fonctionnement des équipements mais aussi pour, pourquoi pas, préparer un futur métier dans les domaines techniques, scientifiques ou industriels.

Que vous soyez simple curieux, débutant ou opérateur chevronné, poussez la porte de la Maison des Associations de Viry-Châtillon : F5KEE vous accueille et vous invite à découvrir le monde fascinant du radioamateurisme.

L’équipe du Radio-Club F5KEE de Viry-Châtillon

Éclipses solaires et radioamateurisme : quand la Lune perturbe la propagation des ondes

Eclipse 12 aout 2026

Une éclipse solaire est avant tout un spectacle astronomique fascinant. Pendant quelques minutes, la Lune vient masquer une partie ou la totalité du Soleil et transforme parfois le jour en une étrange pénombre.

Mais pour les radioamateurs, une éclipse est également une formidable expérience grandeur nature.

En masquant temporairement le rayonnement solaire, la Lune modifie l’ionisation des couches supérieures de l’atmosphère. Or ce sont précisément ces couches qui permettent à nos signaux HF de parcourir des centaines, voire des milliers de kilomètres.

Une éclipse peut donc modifier la propagation radio, parfois de façon spectaculaire.

Et justement, le 12 août 2026, une importante éclipse solaire sera observable depuis la France. Une excellente occasion de tourner les boutons de nos émetteurs… mais aussi de sortir le carnet de mesures !

1 – Pourquoi les éclipses intéressent-elles les radioamateurs ?

Pour comprendre l’intérêt d’une éclipse, il faut revenir rapidement sur le fonctionnement de la propagation HF.

À plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres au-dessus de nos têtes se trouve l’ionosphère.

Sous l’action principalement des rayonnements ultraviolets et X du Soleil, les molécules et les atomes présents dans cette région sont ionisés. Plusieurs couches apparaissent alors, traditionnellement appelées :

  • couche D ;
  • couche E ;
  • couches F1 et F2.

Ces différentes régions jouent un rôle essentiel dans la propagation des ondes radio.

Grâce à elles, un signal HF peut revenir vers la Terre au lieu de poursuivre simplement son chemin dans l’espace. Plusieurs bonds entre la Terre et l’ionosphère peuvent ainsi permettre des communications à très grande distance.

Mais cette ionosphère n’est absolument pas constante.

Elle varie entre le jour et la nuit, avec les saisons, l’activité solaire et même en fonction de notre position géographique.

Une éclipse solaire introduit une variation supplémentaire particulièrement intéressante.

2 – Une nuit artificielle en pleine journée

Lors d’une éclipse solaire, la Lune se place entre la Terre et le Soleil.

Dans la zone concernée, une partie du rayonnement solaire disparaît pendant quelques minutes.

Pour l’ionosphère, c’est un peu comme si la nuit tombait brutalement en pleine journée.

La comparaison n’est évidemment pas parfaite. L’éclipse est beaucoup plus courte qu’une véritable nuit et toutes les couches de l’ionosphère ne réagissent pas à la même vitesse.

Néanmoins, la diminution du rayonnement solaire provoque une réduction de l’ionisation.

Et cette modification peut directement influencer nos communications radio.

3 – La couche D : celle qui nous intéresse particulièrement

La couche D est située approximativement entre 60 et 90 km d’altitude.

Pendant la journée, elle absorbe une partie importante de l’énergie des signaux HF, particulièrement aux fréquences les plus basses.

C’est notamment pour cette raison que les bandes 160 et 80 mètres sont généralement beaucoup plus performantes la nuit.

Après le coucher du Soleil, la couche D perd rapidement une grande partie de son ionisation. L’absorption diminue alors fortement.

Pendant une éclipse, un phénomène comparable peut temporairement se produire.

La couche D s’affaiblit alors que nous sommes encore en pleine journée.

Résultat : certaines fréquences habituellement fortement absorbées peuvent soudainement mieux se propager.

4 – Les bandes basses pourraient en profiter

Les bandes les plus intéressantes à surveiller seront donc notamment :

Bande Fréquence approximative Effet potentiel
160 m 1,8 MHz diminution de l’absorption
80 m 3,5 MHz amélioration possible
60 m 5 MHz conditions proches du crépuscule
40 m 7 MHz propagation améliorée sur certains trajets
30 m 10 MHz variations intéressantes
20 m 14 MHz évolution possible des conditions

Il ne faut cependant pas comprendre ce tableau comme la garantie de réaliser soudainement des DX extraordinaires.

La propagation dépend d’un très grand nombre de paramètres. L’éclipse ne fait qu’en modifier certains.

C’est précisément cette incertitude qui rend l’expérience intéressante !

5 – Et les bandes hautes ?

On pourrait penser que toutes les bandes HF vont bénéficier de l’éclipse.

Ce n’est pas nécessairement le cas.

La diminution du rayonnement solaire influence également les couches supérieures de l’ionosphère et notamment la région F.

La densité électronique peut diminuer et provoquer une baisse de la MUF, la Maximum Usable Frequency, ou fréquence maximale utilisable pour une liaison donnée.

Une liaison parfaitement établie sur 21 ou 28 MHz pourrait donc devenir plus difficile pendant l’éclipse.

Nous pourrions ainsi observer deux phénomènes simultanément :

une amélioration de certaines bandes basses et une dégradation de certaines bandes hautes.

6 – L’éclipse solaire du 12 août 2026

Cette année nous offre justement une occasion exceptionnelle de réaliser quelques expériences.

Le mercredi 12 août 2026, une éclipse totale de Soleil traversera notamment le Groenland, l’Islande et le nord de l’Espagne.

Depuis la France métropolitaine, elle sera partielle mais particulièrement importante.

En région parisienne, plus de 90 % du disque solaire sera occulté au maximum.

Une particularité devra toutefois être prise en compte dans nos observations : l’éclipse se déroulera en fin de journée.

Nous observerons donc simultanément les effets de l’éclipse et ceux de l’arrivée naturelle du crépuscule.

Il faudra en tenir compte pour interpréter les résultats.

7 – FT8 : beaucoup de stations pour observer la propagation

Les modes numériques constituent d’excellents outils pour étudier le phénomène.

FT8 présente notamment l’avantage d’être extrêmement utilisé.

Il sera possible d’observer les stations reçues avant, pendant et après l’éclipse et de comparer leurs rapports.

Une station habituellement inaudible à une heure donnée pourrait par exemple devenir décodable pendant quelques dizaines de minutes.

Inversement, certaines stations pourraient disparaître.

Les données FT8 peuvent donc donner une première indication des modifications de propagation.

Mais il existe un outil encore plus adapté.

8 – WSPR : un excellent laboratoire

Le WSPR – Weak Signal Propagation Reporter – a justement été conçu pour étudier la propagation.

Une station transmet périodiquement un signal de très faible puissance contenant notamment son indicatif et son locator.

Les stations qui reçoivent ce signal publient automatiquement leurs rapports.

Nous pouvons ainsi savoir :

  • qui nous reçoit ;
  • à quelle distance ;
  • sur quelle fréquence ;
  • avec quel rapport signal/bruit ;
  • et à quelle heure.

Pour étudier une éclipse, c’est presque idéal.

On pourrait par exemple laisser une station WSPR fonctionner plusieurs heures sur 40, 30 ou 20 mètres et observer l’évolution des reports.

9 – Une expérience simple à réaliser

Pas besoin d’être scientifique ou de disposer d’un laboratoire !

Une expérience intéressante pourrait consister à commencer les observations environ deux heures avant l’éclipse et à les poursuivre jusqu’à deux heures après.

Par exemple :

14 MHz → 10 MHz → 7 MHz

Plusieurs stations pourraient également se répartir les bandes.

Pour chaque bande, nous pourrions relever le nombre de stations reçues, leurs distances et surtout les rapports signal/bruit.

Il serait ensuite possible de représenter ces résultats sous forme de graphiques.

Nous pourrions peut-être observer une évolution correspondant au passage de l’ombre de la Lune.

10 – Comparer avec la veille et le lendemain

Une difficulté subsiste : comment savoir si une variation observée est réellement provoquée par l’éclipse ?

La propagation change naturellement en permanence.

Une méthode simple consiste donc à réaliser exactement les mêmes observations :

le 11 août → le 12 août → le 13 août.

Même antenne, même puissance, mêmes bandes et mêmes horaires.

Les journées du 11 et du 13 août servent alors de références.

Si une anomalie importante apparaît uniquement le 12 août au moment de l’éclipse, elle devient beaucoup plus intéressante.

L’expérience prend alors une véritable dimension scientifique.

11 – Et les VHF/UHF ?

Les effets seront beaucoup moins évidents.

Les communications locales en VHF et UHF ne reposent généralement pas sur la réflexion ionosphérique comme les communications HF.

Votre relais 145 MHz local ne devrait donc pas soudainement disparaître parce que la Lune passe devant le Soleil !

Des phénomènes ionosphériques subtils peuvent néanmoins être étudiés sur certaines fréquences et certains modes particuliers.

Pour une première expérience radioamateur, il sera cependant beaucoup plus intéressant de se concentrer sur les bandes HF.

12 – Attention : ne regardez jamais directement le Soleil

Si l’expérience radio est sans danger particulier, l’observation visuelle de l’éclipse nécessite en revanche des précautions impératives.

Il ne faut jamais regarder directement le Soleil sans protection spécialement conçue pour l’observation solaire.

Des lunettes de soleil ordinaires ne suffisent absolument pas.

Et surtout, ne regardez jamais le Soleil au travers de jumelles, d’un télescope ou d’un autre instrument optique dépourvu d’un filtre solaire approprié placé à l’entrée de l’instrument.

L’expérience radio peut d’ailleurs parfaitement être réalisée sans observer directement le Soleil.

13 – Ce qu’il faut retenir

Une éclipse solaire n’est pas seulement un magnifique phénomène astronomique.

Pour les radioamateurs, c’est également une expérience naturelle à l’échelle d’un continent.

Lorsque la Lune masque le Soleil, le rayonnement reçu par l’ionosphère diminue. La couche D s’affaiblit, l’absorption des fréquences basses peut diminuer et les conditions de propagation HF peuvent temporairement se rapprocher de celles rencontrées au crépuscule.

Pendant ce temps, la modification des couches supérieures peut également entraîner une baisse de la fréquence maximale utilisable.

Certaines bandes peuvent donc s’améliorer alors que d’autres se dégradent.

Le 12 août 2026, nous disposerons d’une excellente occasion de vérifier tout cela depuis nos propres stations.

Quelques watts, une antenne HF, FT8 ou WSPR et un ordinateur suffisent pour participer à l’expérience.

Et plutôt que de simplement constater que « la propagation était bizarre ce soir-là », essayons de conserver les données.

Avant, pendant et après l’éclipse.

Puis comparons-les avec celles de la veille et du lendemain.

C’est aussi cela, le radioamateurisme : utiliser nos stations non seulement pour communiquer, mais également pour observer, expérimenter et essayer de comprendre les phénomènes qui permettent à nos ondes de parcourir le monde.

Hamexpo 2026, le 3 octobre au Parc des Exposition du Mans

Hamexpo 2023 Le Mans 3 octobre

Comme chaque année, Hamexpo fait son grand retour au Mans. L’édition 2026 se déroulera le samedi 3 octobre, au Parc des Expositions du Mans.

Véritable rendez-vous incontournable du monde radioamateur, Hamexpo est la plus importante manifestation radioamateur de France. Vous y retrouverez de nombreux exposants, qu’il s’agisse de commerçants spécialisés, de fabricants, d’associations ou encore de radio-clubs. Une vaste zone sera également dédiée à la brocante radioamateur, où chacun pourra vendre ou dénicher du matériel d’occasion.

L’ANFR sera naturellement présente avec son stand d’information. Elle organisera également quatre sessions d’examen, accueillant chacune 10 candidats souhaitant obtenir leur licence radioamateur.

Le tarif d’entrée est fixé à 10 €. L’accès est gratuit pour les YL, les jeunes jusqu’à 16 ans, les étudiants (sur présentation de leur carte) ainsi que pour les candidats à l’examen.

Tout au long de la journée, plusieurs conférences viendront compléter le programme et permettront d’échanger autour de nombreux sujets liés à notre passion.

Pour ceux qui souhaitent déjeuner sur place, un restaurant installé dans l’enceinte de l’exposition proposera un repas complet au tarif raisonnable de 25 €.

À partir de la fin août, les réservations des entrées et des repas seront ouvertes sur le site officiel de Hamexpo :
https://web.r-e-f.org/hamexpo-2026

 

OpsLog : un nouveau carnet de trafic radioamateur français qui mérite votre attention

OPSLOG

Le monde des logiciels de carnet de trafic est dominé depuis de nombreuses années par des références incontournables comme Logger32, Log4OM, Swisslog ou Ham Radio Deluxe. Ces logiciels sont devenus très complets au fil des ans, mais ils reposent souvent sur des architectures anciennes.

Depuis quelques mois, un nouveau projet français attire pourtant l’attention de nombreux radioamateurs : OpsLog.

Développé par F4BPO Greg, OpsLog est un logiciel open source dont le développement a officiellement débuté le 26 mai 2026 avec la publication de sa première version sur Gitea. Malgré sa jeunesse, le projet évolue à un rythme particulièrement soutenu, avec plusieurs dizaines de mises à jour en seulement quelques semaines.

Un projet français en pleine évolution

OpsLog n’est pas né d’une simple expérimentation. Dès son premier commit, le logiciel disposait déjà d’une architecture moderne comprenant :

  • une base de données SQLite ;
  • l’import des fichiers ADIF ;
  • la gestion des profils opérateurs ;
  • le contrôle CAT via OmniRig ;
  • la recherche automatique des indicatifs sur QRZ.com et HamQTH ;
  • une interface graphique moderne développée avec React et Wails.

Depuis cette première version, le développement est particulièrement dynamique. Presque chaque semaine, de nouvelles fonctionnalités apparaissent : support de nouveaux transceivers, amélioration du DX Cluster, suivi des spots, nouvelles interfaces CAT, optimisation de l’ergonomie et corrections de nombreux détails.

Cette cadence de développement témoigne d’une réelle volonté de construire un logiciel moderne, capable d’évoluer rapidement selon les besoins des utilisateurs.

Où suivre le projet ?

Même si OpsLog ne dispose pas encore d’un site vitrine dédié, son développement est entièrement public.

L’auteur met à disposition l’ensemble du projet sur son serveur Gitea personnel, où il est possible de :

  • télécharger les dernières versions ;
  • suivre les nouvelles fonctionnalités ;
  • consulter l’historique complet des développements ;
  • signaler d’éventuels problèmes.

Les ressources officielles sont :

  • ROuGGy’s Programming World (site de développement de l’auteur) ;
  • dépôt officiel OpsLog, contenant le code source, les versions et l’historique du projet.

Cette transparence est appréciable et permet à chacun de constater l’évolution du logiciel pratiquement en temps réel.

Un projet pensé avec les technologies actuelles

Contrairement à de nombreux logiciels historiques, OpsLog repose sur des technologies modernes :

  • interface graphique réactive ;
  • développement en Go et React ;
  • base de données SQLite intégrée ;
  • architecture facilement évolutive.

Cette approche permet d’obtenir un logiciel rapide, agréable à utiliser et relativement simple à maintenir.

Une saisie des QSO simplifiée

L’un des principaux atouts d’OpsLog est son interface de saisie.

Toutes les informations essentielles sont regroupées sur une seule ligne :

  • indicatif ;
  • fréquence ;
  • bande ;
  • mode ;
  • RST ;
  • heure UTC ;
  • commentaires.

L’objectif est de réduire au maximum le nombre de clics afin que l’opérateur reste concentré sur son trafic.

Le logiciel mémorise également plusieurs paramètres afin d’accélérer la saisie des contacts successifs.

Contrôle CAT intégré

OpsLog dispose déjà d’un contrôle CAT particulièrement complet.

Le logiciel récupère automatiquement :

  • la fréquence ;
  • le mode ;
  • la bande ;
  • le SPLIT ;
  • les VFO.

L’interface repose sur OmniRig, ce qui assure une bonne compatibilité avec de nombreux transceivers du marché.

Recherche automatique des stations

Lorsqu’un indicatif est saisi, OpsLog peut interroger automatiquement plusieurs services comme :

  • QRZ.com ;
  • HamQTH.

Les informations sont ensuite mémorisées localement afin d’accélérer les recherches futures.

Importation des anciens carnets

Changer de logiciel est souvent une étape délicate.

OpsLog facilite cette migration grâce à la prise en charge du format ADIF, standard utilisé par la quasi-totalité des logiciels radioamateurs.

Quelques minutes suffisent pour retrouver plusieurs milliers de QSO dans le nouveau carnet.

Suivi du DX

Pendant la saisie, OpsLog indique immédiatement :

  • si la station a déjà été contactée ;
  • si le DXCC est nouveau ;
  • si la bande ou le mode représentent un nouveau slot.

Ces informations sont particulièrement utiles pour les amateurs de DX et de diplômes.

Une ouverture vers les autres logiciels

L’auteur ne souhaite pas faire d’OpsLog un logiciel isolé.

Plusieurs développements sont déjà orientés vers l’interconnexion avec d’autres applications radioamateurs.

Parmi les fonctionnalités annoncées ou en cours figurent notamment :

  • le pilotage de rotateurs ;
  • le support des DX Clusters ;
  • la communication réseau avec d’autres logiciels spécialisés.

Un logiciel encore jeune…

Il serait toutefois injuste de comparer directement OpsLog à des logiciels développés depuis plus de vingt ans.

Certaines fonctions avancées restent encore en cours de développement :

  • gestion complète des diplômes ;
  • concours ;
  • synchronisation avec davantage de services en ligne ;
  • personnalisation avancée.

Mais le rythme de développement laisse penser que ces fonctionnalités arriveront progressivement.

Notre avis

OpsLog représente probablement ce que beaucoup attendaient depuis longtemps : un carnet de trafic moderne, développé avec les technologies actuelles et conçu dès le départ pour évoluer rapidement.

Son développement très actif, assuré par F4BPO depuis le printemps 2026, montre qu’il ne s’agit pas d’un simple projet expérimental mais d’un logiciel appelé à s’enrichir au fil des versions.

S’il poursuit sur cette lancée, OpsLog pourrait rapidement devenir une alternative sérieuse aux logiciels historiques.

Liens utiles :

Les amplificateurs de puissance pour QO-100

Les amplificateurs de puissance pour QO-100

Comment choisir le bon amplificateur pour la bande 2,4 GHz ?

Depuis la mise en service du satellite géostationnaire QO-100 (Es’hail-2), des milliers de radioamateurs ont découvert le plaisir de réaliser des contacts via un satellite accessible 24 heures sur 24. Contrairement aux satellites défilants, il suffit de pointer une parabole vers une position fixe dans le ciel pour disposer d’un relais permanent couvrant une vaste partie de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie.

Pour émettre sur le transpondeur bande étroite (Narrow Band), la plupart des stations utilisent un transverter ou un SDR, suivi d’un amplificateur de puissance fonctionnant à 2,4 GHz. C’est précisément ce dernier élément qui soulève le plus de questions : quelle puissance choisir ? Les amplificateurs Wi-Fi à 50 € sont-ils réellement suffisants ? Faut-il investir dans un modèle professionnel de 20 ou 40 W ?

Dans cet article, nous faisons le point sur les différentes solutions disponibles et sur les critères qui comptent réellement.


Pourquoi un amplificateur est-il nécessaire ?

La majorité des transverters destinés à QO-100 délivrent entre 100 mW et 500 mW.

Cette puissance est insuffisante pour alimenter directement une parabole de 80 cm en phonie SSB. Un amplificateur devient donc indispensable afin d’obtenir une puissance rayonnée permettant d’être reçu confortablement sur le satellite. Toutefois, cela ne signifie pas qu’il faille rechercher la puissance maximale : la qualité du signal est bien plus importante que le nombre de watts affiché sur le wattmètre.


La puissance n’est pas tout

Beaucoup de débutants pensent qu’un amplificateur de 20 W sera quatre fois meilleur qu’un modèle de 5 W.

En radiofréquence, ce raisonnement est faux.

Voici le gain obtenu lorsque la puissance double :

Puissance Gain
1 W 0 dB
2 W +3 dB
4 W +6 dB
8 W +9 dB
16 W +12 dB

Autrement dit, passer de 4 W à 16 W ne procure qu’un gain de 6 dB.

Si votre parabole est correctement pointée et que votre antenne d’émission est bien réalisée, quelques watts suffisent généralement pour produire un excellent signal sur QO-100.


La première règle : rester linéaire

Le transpondeur bande étroite de QO-100 est utilisé simultanément par de nombreux radioamateurs.

Une modulation SSB déformée ou un amplificateur saturé génèrent des produits d’intermodulation qui viennent polluer plusieurs kilohertz de bande passante.

C’est pourquoi il est toujours préférable d’utiliser un amplificateur à 50 % de sa puissance maximale plutôt qu’à pleine puissance.

Un amplificateur fonctionnant dans sa zone linéaire :

  • produit une modulation plus propre ;
  • limite les produits d’intermodulation (IMD) ;
  • chauffe moins ;
  • offre une meilleure fiabilité à long terme.

Les amplificateurs Wi-Fi chinois

Depuis plusieurs années, les amplificateurs Wi-Fi 2,4 GHz sont devenus la solution la plus populaire pour débuter sur QO-100.

Le plus connu est sans doute l’EDUP EP-AB003, souvent annoncé pour 8 W.

En pratique, cette valeur correspond davantage à une puissance en saturation qu’à une puissance exploitable en SSB. Pour conserver une bonne linéarité, la plupart des utilisateurs limitent la puissance de sortie entre 2 et 4 W.

Avantages

  • prix très abordable ;
  • facile à trouver ;
  • consommation réduite ;
  • idéal pour débuter.

Inconvénients

  • puissance commerciale souvent optimiste ;
  • refroidissement perfectible ;
  • linéarité moyenne à forte puissance ;
  • qualité variable selon les fabricants.

Pour une station économique équipée d’une parabole de 80 cm, ce type d’amplificateur constitue néanmoins une excellente solution.


Les amplificateurs DX Patrol

DX Patrol propose depuis plusieurs années des amplificateurs spécifiquement conçus pour QO-100.

Ils délivrent environ 10 à 12 W sous 28 V grâce à un convertisseur DC-DC généralement fourni avec l’ensemble.

Par rapport aux modèles Wi-Fi, ils offrent :

  • une meilleure intégration ;
  • une commutation émission/réception prévue dès l’origine ;
  • des performances plus constantes ;
  • une meilleure qualité de fabrication.

Ils représentent un bon compromis entre simplicité de mise en œuvre et performances.


Les amplificateurs SG-Lab

Pour de nombreux radioamateurs, les amplificateurs SG-Lab constituent une référence.

Le modèle 20 W fonctionne sous 28 V et offre une excellente linéarité lorsqu’il est correctement piloté.

Ses principaux atouts sont :

  • conception dédiée au trafic radioamateur ;
  • excellente stabilité ;
  • faible distorsion ;
  • mesures de puissance directe et réfléchie disponibles.

En contrepartie, il nécessite une alimentation plus élaborée qu’un simple amplificateur Wi-Fi.


Les modules professionnels de récupération

De nombreux OM utilisent également des modules provenant d’équipements professionnels :

  • Ericsson ;
  • Nokia ;
  • Huawei ;
  • stations LTE ou UMTS.

Ces amplificateurs offrent souvent des performances remarquables pour un prix raisonnable sur le marché de l’occasion.

En revanche, leur intégration demande davantage de compétences :

  • alimentation spécifique ;
  • commande émission/réception ;
  • filtrage ;
  • adaptation mécanique.

Ils s’adressent principalement aux radioamateurs appréciant les réalisations personnelles.


Le refroidissement : un point souvent négligé

À 2,4 GHz, un amplificateur peut dissiper plusieurs dizaines de watts sous forme de chaleur.

Même si certains modèles semblent fonctionner correctement sans ventilation, leur température augmente rapidement lors d’un trafic prolongé.

Quelques recommandations simples :

  • utiliser un radiateur généreux ;
  • appliquer une pâte thermique de qualité ;
  • installer un ventilateur silencieux ;
  • éviter les boîtiers totalement fermés.

Un amplificateur qui reste froid conservera plus longtemps ses performances et sa linéarité.


L’alimentation

Selon les modèles, plusieurs tensions sont utilisées :

  • 12 V ;
  • 13,8 V ;
  • 24 V ;
  • 28 V.

Les modèles les plus puissants fonctionnent généralement sous 28 V.

Il faut également prévoir :

  • une alimentation suffisamment dimensionnée ;
  • des câbles de forte section ;
  • une bonne protection par fusible.

Une alimentation sous-dimensionnée provoque une chute de tension qui réduit la puissance disponible et augmente parfois la distorsion.


Attention au câble coaxial

À 2,4 GHz, les pertes deviennent importantes.

Quelques mètres de mauvais câble peuvent faire perdre une partie importante de la puissance produite par l’amplificateur.

Pour cette raison, on installe souvent le PA au plus près de l’antenne afin de limiter la longueur de câble entre l’amplificateur et le système rayonnant.

Le choix d’un câble à faibles pertes, comme ceux présentés dans notre guide consacré aux câbles coaxiaux, est donc particulièrement important.


LEILA : le gardien du satellite

QO-100 dispose d’un système de surveillance baptisé LEILA (LEIstungs Limit Anzeige).

Son rôle est de rappeler à l’ordre les stations dont le signal dépasse le niveau recommandé.

Lorsqu’un opérateur émet avec une puissance excessive, un signal sonore caractéristique est injecté afin de l’inciter à réduire immédiatement sa puissance. L’objectif est de préserver la qualité du transpondeur pour l’ensemble des utilisateurs.


Quel amplificateur choisir ?

Votre objectif Solution recommandée
Découvrir QO-100 à moindre coût Amplificateur Wi-Fi 2 à 4 W
Station économique et performante DX Patrol
Station fixe de qualité SG-Lab
Projet expérimental Module professionnel de récupération

Dans la majorité des cas, il est inutile de rechercher la puissance maximale. Une station correctement réglée, utilisant quelques watts avec une bonne linéarité, donnera de bien meilleurs résultats qu’un amplificateur puissant fonctionnant en saturation.


Conclusion

L’amplificateur de puissance constitue un élément essentiel d’une station QO-100, mais il ne doit pas être choisi uniquement en fonction de la puissance annoncée.

La linéarité, la qualité du refroidissement, la stabilité de l’alimentation et la qualité du câble coaxial influencent tout autant les performances finales. Pour la plupart des radioamateurs, un amplificateur délivrant entre 2 et 10 W dans de bonnes conditions d’utilisation est largement suffisant pour réaliser d’excellents QSO via le satellite.

Comme souvent en radioamateurisme, le meilleur résultat s’obtient par un ensemble cohérent : une parabole correctement pointée, une antenne d’émission bien réalisée, un amplificateur utilisé dans sa zone linéaire et une puissance adaptée aux recommandations de l’AMSAT. Un signal propre sera toujours plus apprécié qu’un signal puissant mais dégradé.

Ressources documentaire

Cet article consacré aux amplificateurs de puissance pour QO-100, ainsi que les illustrations qui l’accompagnent, ont été élaborés à partir de recherches documentaires et avec l’aide de ChatGPT. Les informations présentées ont ensuite été sélectionnées, adaptées et complétées afin de proposer un contenu pratique, fiable et accessible aux radioamateurs.

TinyDX : le plus petit transceiver HF numérique au monde ?

TinyDX

 

Il existe des projets qui attirent immédiatement l’attention des radioamateurs. Non pas parce qu’ils promettent des performances hors normes, mais parce qu’ils démontrent jusqu’où il est possible d’aller avec un peu d’ingéniosité, beaucoup de travail et une excellente maîtrise de l’électronique. Le TinyDX fait incontestablement partie de cette catégorie.

À une époque où les transceivers deviennent toujours plus sophistiqués, plus puissants et souvent plus coûteux, certains passionnés suivent une voie totalement différente : celle de la miniaturisation extrême. L’objectif n’est plus de disposer de centaines de watts ou d’un écran tactile couleur, mais de créer un véritable émetteur-récepteur décamétrique capable de fonctionner avec seulement quelques centaines de milliwatts… dans un volume à peine plus grand qu’une clé USB.

Le projet présenté par Barbaros Aşuroğlu (WB2CBA) est exactement ce type de défi technique qui fait rêver les amateurs de construction. Il rappelle que le radioamateurisme reste avant tout un formidable laboratoire d’idées où l’expérimentation est souvent plus importante que le résultat lui-même.

Un transceiver pensé pour les modes numériques

Le TinyDX n’a pas vocation à remplacer un transceiver traditionnel. Son objectif est beaucoup plus ciblé : offrir une plateforme extrêmement compacte destinée aux modes numériques tels que FT8 et FT4.

Depuis plusieurs années, ces modes connaissent un succès considérable. Ils permettent de réaliser des contacts à très longue distance avec des puissances extrêmement faibles, parfois inférieures au watt. Cette évolution ouvre naturellement la porte à des équipements toujours plus petits et économes en énergie.

Le cahier des charges du TinyDX est ambitieux :

  • alimentation uniquement par USB 5 V ;
  • consommation très faible ;
  • fonctionnement avec un simple smartphone ou une tablette ;
  • puissance proche du watt ;
  • encombrement minimal.

Le résultat est étonnant : un véritable émetteur-récepteur HF capable d’émettre jusqu’à environ 900 mW sur 20 mètres et 700 mW sur 15 mètres, tout en restant alimenté par un simple port USB.

La miniaturisation poussée à l’extrême

Ce qui impressionne le plus est probablement le travail de conception mécanique.

L’auteur souhaitait intégrer dans un espace d’environ 50 × 25 × 30 mm :

  • un codec audio USB ;
  • un microcontrôleur ATmega328P ;
  • un synthétiseur SI5351 ;
  • un récepteur à conversion directe ;
  • un amplificateur RF ;
  • plusieurs filtres passe-bas ;
  • toute l’électronique de gestion.

Pour y parvenir, le TinyDX adopte une architecture modulaire particulièrement originale.

Au lieu de concevoir un unique circuit imprimé très dense, le projet est réparti sur trois cartes électroniques empilées, maintenues entre deux plaques servant également de boîtier de protection.

Cette approche facilite le routage, réduit les dimensions globales et rend l’ensemble étonnamment robuste malgré sa taille réduite.

Une conception volontairement simple

Le TinyDX ne cherche pas à battre des records technologiques.

Au contraire, chaque choix semble guidé par une idée simple :

faire le maximum avec le minimum de composants.

Le contrôleur repose sur un ATmega328P, bien connu des utilisateurs d’Arduino.

Le synthétiseur de fréquence est confié au désormais incontournable SI5351, devenu une référence dans de nombreux projets radioamateurs.

Le récepteur utilise un détecteur Tayloe (QSD) associé à un circuit 74CBT3253, une solution réputée pour ses excellentes performances en réception des signaux étroits comme le FT8.

L’émetteur est probablement la partie la plus surprenante.

L’amplificateur RF repose… sur un simple circuit logique 74ACT244.

À première vue, cela paraît presque irréaliste.

Pourtant, ce composant est utilisé depuis plusieurs années dans plusieurs réalisations de l’auteur, démontrant qu’avec un filtrage adapté et une conception soignée, il est possible d’obtenir un excellent rendement pour des puissances inférieures au watt.

Une fabrication désormais accessible

Autre aspect intéressant : le TinyDX n’est pas réservé aux possesseurs d’un laboratoire professionnel.

La majorité des composants CMS sont montés directement par JLCPCB grâce aux fichiers de fabrication fournis sur GitHub.

L’utilisateur n’a plus qu’à :

  • commander les cartes déjà assemblées ;
  • souder quelques composants traversants ;
  • programmer le microcontrôleur ;
  • assembler les trois modules.

Cette approche démocratise énormément ce type de projet.

Il y a encore quelques années, réaliser une telle électronique aurait nécessité des heures de soudure sous microscope.

Aujourd’hui, quelques clics suffisent pour recevoir des cartes pratiquement terminées.

Une radio pensée pour le terrain

L’un des points forts du TinyDX est son autonomie énergétique.

Aucune batterie spécifique n’est nécessaire.

Le transceiver fonctionne directement :

  • sur un smartphone Android ;
  • sur un iPhone ;
  • sur une tablette ;
  • sur un ordinateur portable ;
  • ou sur une simple batterie USB externe.

Avec une consommation d’environ 350 mA en émission et 100 mA en réception, une batterie USB classique permet plusieurs heures d’utilisation sur le terrain.

Pour les adeptes du SOTA, du POTA, des activations en montagne ou simplement des sorties en pleine nature, l’idée est particulièrement séduisante.

Un smartphone, une batterie USB, une petite antenne filaire et quelques centaines de grammes de matériel suffisent pour être opérationnel.

Quelques compromis assumés

Naturellement, miniaturisation rime avec compromis.

Le TinyDX ne dispose pas de :

  • CAT Control ;
  • grand écran ;
  • DSP sophistiqué ;
  • tuner intégré ;
  • multimodes voix.

Les changements de bande et de mode se font manuellement grâce à deux petits interrupteurs.

Ce choix est parfaitement cohérent avec la philosophie du projet.

Chaque fonction supprimée permet de gagner quelques millimètres, quelques composants et quelques milliampères.

Le résultat est un appareil extrêmement spécialisé mais remarquablement optimisé pour son domaine d’utilisation.

Une belle source d’inspiration

Le TinyDX ne sort pas de nulle part.

Il s’inscrit dans une longue série de réalisations de son concepteur, parmi lesquelles on retrouve notamment les projets uSDX, ADX ou encore plusieurs balises WSPR.

Tous ces développements poursuivent le même objectif : rendre les communications numériques HF plus accessibles, moins coûteuses et plus simples à construire.

Cette philosophie est particulièrement inspirante.

Elle rappelle qu’un radioamateur n’est pas uniquement un utilisateur d’équipements commerciaux.

Il peut également devenir concepteur, expérimentateur, programmeur, dessinateur de circuits imprimés et même développeur de logiciels.

C’est précisément cet esprit qui anime notre hobby depuis plus d’un siècle.

Un projet qui donne envie

Même si l’on ne prévoit pas de construire un TinyDX, la lecture de sa documentation est passionnante.

Elle montre comment il est possible d’optimiser chaque composant, de détourner intelligemment certains circuits intégrés et d’obtenir des performances étonnantes avec un budget très raisonnable.

Les nombreuses photographies, les schémas détaillés, les fichiers Gerber et le code source mis à disposition permettent également de comprendre toute la démarche de conception.

C’est une excellente source d’inspiration pour quiconque souhaite développer un futur projet radio.

Quelques liens utiles

Conclusion

Le TinyDX est bien plus qu’un simple transceiver QRP.

C’est une démonstration de ce que la créativité, l’expérience et la passion peuvent produire lorsque l’on cherche à repousser les limites de la miniaturisation.

À une époque où beaucoup d’équipements deviennent des « boîtes noires » impossibles à comprendre ou à modifier, ce projet rappelle que le radioamateurisme reste un formidable terrain d’expérimentation. Il montre qu’avec un microcontrôleur, quelques circuits logiques, un synthétiseur de fréquence et beaucoup d’ingéniosité, il est encore possible de concevoir un véritable émetteur-récepteur HF original.

Des projets de cette qualité donnent envie de ressortir le fer à souder, d’ouvrir son logiciel de CAO électronique et de tenter sa propre aventure. Ils nous rappellent que la satisfaction ne vient pas uniquement du QSO réalisé, mais aussi du plaisir d’utiliser un équipement que l’on a construit ou amélioré soi-même.

Alors, la question est toute trouvée…

Y a-t-il parmi les lecteurs du radio-club un passionné prêt à relever le défi, à assembler un TinyDX, à l’améliorer, ou pourquoi pas à imaginer sa propre version ? Car après tout, c’est bien ainsi que naissent les plus belles réalisations radioamateurs.

Construire une station HF performante à moins de 500 €

Construire une station HF performante à moins de 500 €

Depuis plusieurs années, le prix des équipements radioamateurs ne cesse d’augmenter. Entre les transceivers SDR dernière génération, les amplificateurs de puissance et les antennes multibandes sophistiquées, il n’est pas rare de voir des stations dont la valeur dépasse plusieurs milliers d’euros.

Pourtant, cette réalité ne doit pas décourager les nouveaux radioamateurs. Les bandes HF restent accessibles avec un budget raisonnable, à condition de faire les bons choix. Le marché de l’occasion regorge d’excellents appareils, et une antenne simple mais correctement installée offrira souvent de meilleurs résultats qu’un transceiver haut de gamme raccordé à une antenne médiocre.

Dans cet article, nous allons voir comment constituer une station HF complète pour moins de 500 €, capable de réaliser des contacts dans toute l’Europe et, lorsque la propagation est favorable, dans le monde entier.


Le poste émetteur-récepteur : le cœur de la station

L’émetteur-récepteur représente naturellement la dépense la plus importante. Heureusement, de nombreux modèles des années 1990 et 2000 restent d’excellents choix.

On trouve régulièrement sur le marché de l’occasion des appareils comme les Kenwood TS-440S, TS-450S, Yaesu FT-840, FT-890, Icom IC-718 ou encore Alinco DX-70 entre 200 et 350 €.

Avant d’acheter, vérifiez quelques points essentiels :

  • la puissance de sortie (proche de 100 W) ;
  • le bon fonctionnement du VFO ;
  • l’afficheur ;
  • les commandes mécaniques ;
  • l’absence de modifications artisanales.

Un appareil ancien mais bien entretenu sera souvent plus fiable qu’un modèle récent maltraité.


L’alimentation

Une alimentation stabilisée de 13,8 V capable de fournir 20 à 25 A suffit largement.

Les alimentations à découpage modernes offrent un excellent rendement et sont aujourd’hui bien filtrées contre les parasites. On en trouve facilement entre 40 et 70 €.

Si vous achetez une alimentation d’occasion, contrôlez la tension à vide et en charge, ainsi que la présence éventuelle de bruit HF.


L’antenne : le meilleur investissement

S’il existe un domaine où il est inutile de dépenser une fortune, c’est bien celui des antennes.

Avec quelques dizaines d’euros de fil électrique, un isolateur et un peu de corde, il est possible de construire :

  • un dipôle demi-onde ;
  • un dipôle multibande ;
  • une EFHW (End Fed Half Wave) ;
  • une antenne Windom ;
  • un doublet alimenté en ligne bifilaire.

Une antenne installée suffisamment haut donnera généralement de meilleurs résultats qu’une verticale coûteuse placée au ras du sol.

Le budget se situe entre 30 et 80 €.


Le câble coaxial

Le câble coaxial est souvent négligé.

Pour une descente d’une vingtaine de mètres, un RG-213 reste un excellent compromis entre performances et prix.

Si la longueur dépasse 30 mètres, un câble à faibles pertes comme l’Ecoflex 10 ou le LMR-400 permettra de conserver davantage de puissance jusqu’à l’antenne.

Évitez les câbles d’origine inconnue vendus à très bas prix.


Les accessoires indispensables

Une station HF peut fonctionner avec très peu d’accessoires.

Les plus utiles sont :

  • un ROS-mètre ;
  • quelques connecteurs PL-259 de qualité ;
  • un wattmètre (souvent intégré au ROS-mètre) ;
  • un microphone de rechange.

Les analyseurs d’antenne de type NanoVNA constituent également un excellent investissement pour régler facilement une antenne sans dépasser le budget.


Où trouver du matériel ?

Les meilleures affaires se réalisent souvent :

  • dans les bourses radioamateurs ;
  • lors des salons comme Hamexpo ;
  • sur les petites annonces spécialisées ;
  • auprès des radio-clubs.

N’hésitez pas à demander une démonstration avant l’achat. Un vendeur sérieux acceptera généralement de montrer le fonctionnement du matériel.


Exemple de configuration à moins de 500 €

Équipement Prix estimé
Kenwood TS-440S 250 €
Alimentation 25 A 50 €
Dipôle multibande maison 40 €
20 m de RG-213 45 €
Connecteurs 20 €
ROS-mètre 35 €
Divers (cordes, isolateurs, petit matériel) 40 €
Total 480 €

Cette configuration permet de trafiquer confortablement sur les principales bandes HF tout en laissant une petite marge pour quelques accessoires.


Quelques conseils pour économiser

Le meilleur moyen de réduire le coût d’une station consiste à fabriquer soi-même ce qui peut l’être.

Une antenne réalisée avec du fil électrique offrira souvent des performances comparables à un modèle commercial beaucoup plus onéreux. De même, récupérer un ancien mât TV ou un support existant évite des dépenses inutiles.

Il est également préférable d’investir dans une bonne antenne et un câble coaxial de qualité plutôt que dans un amplificateur de puissance. Les watts économisés dans le câble profitent autant à l’émission qu’à la réception.

Enfin, prenez le temps de comparer les annonces. Les bonnes affaires existent régulièrement, mais un achat réfléchi sera toujours plus rentable qu’un achat impulsif.


Conclusion

Construire une station HF performante avec un budget limité est tout à fait possible. En privilégiant un transceiver d’occasion reconnu, une alimentation fiable, un câble coaxial de qualité et surtout une antenne bien conçue, il est possible de profiter pleinement des bandes décamétriques sans dépasser 500 €.

La radioamateurisme a toujours été une école d’expérimentation et d’ingéniosité. Fabriquer son antenne, optimiser son installation et tirer le meilleur parti d’un équipement abordable font partie intégrante de cette passion. Avec un peu de patience et quelques recherches, une station économique peut offrir des résultats surprenants et permettre de réaliser de nombreux contacts à travers le monde.

Ressources documentaire

Cet article consacré à la réalisation d’une station HF performante à moins de 500 €, ainsi que les illustrations qui l’accompagnent, ont été élaborés à partir de recherches documentaires et avec l’aide de ChatGPT. Les informations présentées ont ensuite été sélectionnées, adaptées et complétées afin de proposer un contenu pratique, fiable et accessible aux radioamateurs.

Construire une station QO-100 à petit budget

Construire une station QO-100 à petit budget

Pendant longtemps, le trafic via le satellite géostationnaire QO-100 a été considéré comme une activité réservée aux radioamateurs disposant d’un budget important. Pourtant, cette idée est aujourd’hui dépassée. Grâce à la disponibilité de composants performants à prix abordable, au marché de l’occasion et aux nombreuses réalisations partagées par la communauté radioamateur, il est désormais possible de construire une station de réception, voire une station complète émission/réception, sans se ruiner.

Avec un budget inférieur à 300 €, il est tout à fait envisageable de réaliser une station capable de trafiquer en SSB, CW ou FT8. Une ancienne parabole de télévision, un LNB de qualité, un convertisseur d’émission, un petit amplificateur 2,4 GHz et quelques accessoires suffisent à obtenir des résultats souvent étonnants. Les possesseurs d’une imprimante 3D pourront même fabriquer eux-mêmes certains éléments, comme le support de foyer ou le guide d’ondes, réduisant encore davantage le coût de l’installation.

Dans ce chapitre, nous vous proposons plusieurs configurations adaptées à différents budgets et niveaux d’expérience. Que vous souhaitiez simplement écouter le trafic sur QO-100 ou franchir le pas vers l’émission, vous trouverez des solutions éprouvées, accessibles et facilement reproductibles. L’objectif est de démontrer que le trafic par satellite géostationnaire est désormais à la portée de la plupart des radioamateurs.

Solution 1 – Découvrir QO-100 gratuitement (≈ 0 €)

Objectif : Écouter le trafic sur QO-100 sans investir dans une station radio. Cette solution est idéale pour découvrir le satellite, se familiariser avec les différents modes de trafic et observer l’activité avant de construire sa propre station.

Matériel Prix estimé
Ordinateur (PC, portable ou Mac) Déjà disponible
Connexion Internet Déjà disponible

Budget total

≈ 0 €

Pour cette première approche, aucun matériel radio n’est nécessaire. Il suffit d’un ordinateur connecté à Internet pour accéder à l’un des nombreux WebSDR dédiés à QO-100. Ces récepteurs distants permettent d’écouter en temps réel l’ensemble de la bande radioamateur du satellite, d’observer les signaux SSB, CW, FT8, DATV ou encore les balises, exactement comme si vous disposiez d’une station de réception.

Quelques WebSDR particulièrement appréciés des radioamateurs :

✅ Points forts

  • Entièrement gratuit.
  • Aucune installation de matériel radio.
  • Permet de découvrir l’activité sur QO-100 avant tout investissement.
  • Accessible depuis n’importe quel ordinateur connecté à Internet.

⚠️ À savoir

  • Réception uniquement : aucune possibilité d’émettre.
  • La qualité d’écoute dépend de la connexion Internet et de la station distante utilisée.
  • Vous ne vous familiarisez pas encore avec les réglages d’une véritable station satellite.

🏆 Notre avis

Cette solution constitue le point de départ idéal pour tout radioamateur souhaitant découvrir QO-100. En quelques minutes, il est possible d’écouter des stations du monde entier, d’observer les différents modes de trafic et de mieux comprendre le fonctionnement du satellite. C’est une excellente façon de confirmer son intérêt avant d’investir dans une installation de réception ou une station complète émission/réception.

👤 Pour qui ?

  • 🟢 Curieux souhaitant découvrir QO-100.
  • 🟢 Futurs utilisateurs préparant leur première station.
  • 🟢 Radioamateurs désirant suivre l’activité lorsqu’ils sont loin de leur station.

Notre recommandation

⭐⭐⭐⭐⭐ Le meilleur moyen de découvrir QO-100 sans dépenser un seul euro.

 

Solution 2 – Réception avec une clé SDR (≈ 70 à 120 €)

Objectif : Réaliser une véritable station de réception QO-100 à faible coût. Cette solution permet d’écouter directement le satellite avec son propre équipement, sans dépendre d’un WebSDR.

Matériel Prix estimé
Parabole offset 80 cm d’occasion 10 à 30 €
Support de fixation 10 €
LNB Bullseye TCXO 33 €
Clé SDR RTL-SDR V4 (ou équivalent) 35 à 50 €
Bias Tee (si non intégré à la clé SDR) 15 €
Câbles et connecteurs 15 €

Budget total

≈ 90 €

Cette configuration permet de recevoir directement les signaux de QO-100 grâce à une simple parabole équipée d’un LNB à faible dérive de fréquence. Connectée à une clé SDR et à un ordinateur, elle donne accès à l’ensemble de la bande étroite (Narrow Band) du satellite. Les logiciels gratuits comme SDR Console, SDR++ ou SDRangel permettent d’afficher le spectre en temps réel, d’écouter les communications en SSB, CW, FT8 ou les balises, et d’enregistrer les signaux pour une analyse ultérieure.

✅ Points forts

  • Véritable réception sur votre propre station.
  • Installation très simple à réaliser.
  • Excellent rapport qualité/prix.
  • Compatible avec de nombreux logiciels SDR gratuits.
  • Évolutive vers une station émission/réception.

⚠️ À savoir

  • Un ordinateur est indispensable.
  • Le pointage précis de la parabole reste nécessaire.
  • La stabilité de fréquence dépend principalement de la qualité du LNB.
  • Cette configuration est limitée à la réception.

🏆 Notre avis

Pour moins de 100 €, cette solution permet de disposer d’une véritable station de réception QO-100. C’est probablement le meilleur choix pour les radioamateurs souhaitant découvrir le satellite avec leur propre matériel avant d’investir dans une station complète émission/réception.

👤 Pour qui ?

  • 🟢 Débutants.
  • 🟢 Passionnés de SDR.
  • 🟢 Radioamateurs souhaitant découvrir QO-100 à moindre coût.
  • 🟢 Futurs utilisateurs préparant une station complète.

Notre recommandation

⭐⭐⭐⭐⭐ La meilleure porte d’entrée vers une véritable station de réception QO-100.

 

Solution 3 – Vous possédez déjà un transceiver multimode 432 MHz (≈ 220 à 280 €)

Objectif : Transformer un transceiver multimode 70 cm en une véritable station QO-100 émission/réception grâce à un transverter et quelques équipements complémentaires.

Matériel Prix estimé
Parabole offset 80 cm d’occasion 10 à 30 €
Support maison 10 €
Feed hélicoïdal imprimé 3D (DC8PAT) 15 €
LNB Bullseye TCXO 33 €
Transverter (DX Patrol MK4 ou équivalent) 145 €
Amplificateur Wi-Fi 2,4 GHz (5 à 8 W) 35 à 45 €
Bias Tee 15 €
Câbles et connecteurs 20 €

Budget total

≈ 260 €

Cette solution s’adresse aux radioamateurs qui disposent déjà d’un transceiver multimode couvrant la bande des 432 MHz. Le transverter assure la conversion entre les 432 MHz du transceiver et la bande 2,4 GHz utilisée pour l’émission vers QO-100. En réception, le LNB convertit les 10 GHz du satellite vers une fréquence intermédiaire compatible avec le transceiver.

Grâce à cette architecture, vous retrouvez toutes les fonctionnalités de votre équipement habituel : réglage précis de la fréquence, filtres, mémoires, puissance réglable et qualité audio.

✅ Points forts

  • Réutilisation d’un équipement déjà disponible.
  • Excellente qualité d’émission et de réception.
  • Utilisation identique à un trafic terrestre.
  • Compatible avec la SSB, la CW, le FT8 et la plupart des modes numériques.
  • Installation facilement évolutive.

⚠️ À savoir

  • Cette solution suppose que vous possédiez déjà un transceiver multimode 432 MHz.
  • Le pointage précis de la parabole est indispensable.
  • Le feed hélicoïdal doit être correctement positionné devant le LNB.
  • Quelques réglages de niveaux HF peuvent être nécessaires lors de la mise en service.

🏆 Notre avis

Si vous disposez déjà d’un transceiver multimode sur 70 cm, cette solution représente certainement le meilleur compromis entre performances, simplicité et coût. Pour un investissement relativement limité, vous bénéficiez d’une station QO-100 complète offrant un confort d’utilisation comparable à celui d’une station décamétrique classique.

👤 Pour qui ?

  • 🟢 Possesseurs d’un FT-817, FT-818, FT-857, FT-897, FT-991, IC-9700, IC-705 ou équipement équivalent.
  • 🟢 Radioamateurs souhaitant accéder rapidement à l’émission sur QO-100.
  • 🟢 Utilisateurs recherchant une station performante et évolutive.

Notre recommandation

⭐⭐⭐⭐⭐ Le meilleur choix pour les radioamateurs déjà équipés d’un transceiver multimode 432 MHz.

Solution 4 – Une station SDR émission/réception (≈ 300 à 450 €)

Objectif : Réaliser une station QO-100 entièrement pilotée par ordinateur grâce à un SDR capable d’assurer simultanément l’émission et la réception.

Matériel Prix estimé
Parabole offset 80 cm d’occasion 10 à 30 €
Support maison 10 €
Feed hélicoïdal imprimé 3D (DC8PAT) 15 €
LNB Bullseye TCXO 33 €
SDR Tx/Rx (OpenSDR, ADALM-Pluto…) 180 à 280 €
Amplificateur Wi-Fi 2,4 GHz (5 à 8 W) 35 à 45 €
Bias Tee 15 €
Câbles et connecteurs 20 €

Budget total

≈ 330 €

Avec cette configuration, le SDR remplace le transceiver traditionnel. Relié à un ordinateur, il permet de gérer simultanément l’émission et la réception tout en offrant une vue complète de la bande QO-100. Les logiciels comme SDR Console, SDRangel ou d’autres applications compatibles facilitent le réglage des fréquences, le contrôle des niveaux et l’utilisation des différents modes numériques.

Le fonctionnement en full duplex permet d’entendre instantanément son propre signal sur le satellite, ce qui simplifie considérablement les réglages et améliore le confort d’utilisation.

✅ Points forts

  • Station compacte et moderne.
  • Visualisation de toute la bande passante en temps réel.
  • Fonctionnement en full duplex.
  • Excellente qualité d’émission et de réception.
  • Compatible avec la SSB, la CW, le FT8 et de nombreux autres modes numériques.
  • Nombreuses possibilités d’évolution par simple mise à jour logicielle.

⚠️ À savoir

  • Un ordinateur est indispensable.
  • La prise en main d’un logiciel SDR demande un petit temps d’apprentissage.
  • Certains SDR nécessitent des modifications ou des réglages pour couvrir l’ensemble des fréquences utiles à QO-100.
  • Le SDR ne fournit pas directement la puissance nécessaire à l’émission : un amplificateur 2,4 GHz reste indispensable.

🏆 Notre avis

Les SDR tels que l’ADALM-Pluto ou l’OpenSDR représentent aujourd’hui l’une des solutions les plus performantes pour exploiter QO-100. Ils offrent une excellente qualité de trafic, une grande souplesse d’utilisation et un confort remarquable grâce à la visualisation complète du spectre. Cette solution conviendra parfaitement aux radioamateurs appréciant les technologies SDR et souhaitant disposer d’une station moderne et évolutive.

👤 Pour qui ?

  • 🟢 Passionnés de SDR.
  • 🟢 Radioamateurs souhaitant une station entièrement pilotée par ordinateur.
  • 🟢 Utilisateurs des modes numériques.
  • 🟢 Amateurs de stations compactes et évolutives.

Notre recommandation

⭐⭐⭐⭐⭐ La solution la plus moderne et la plus évolutive pour exploiter pleinement les possibilités de QO-100.

 

Quel amplificateur utiliser ?

PA WiFi 8 W

L’étage de puissance constitue souvent l’un des postes les plus coûteux d’une station QO-100. Heureusement, il existe une alternative économique largement adoptée par de nombreux radioamateurs : les amplificateurs Wi-Fi 2,4 GHz disponibles sur les plateformes asiatiques.

Commercialisés pour des applications réseau, ces modules délivrent généralement entre 5 et 8 W en fonctionnement d’origine. En les utilisant à une puissance plus modérée, de l’ordre de 4 à 8 W HF, ils offrent d’excellents résultats sur QO-100 tout en limitant les contraintes thermiques et la distorsion du signal.

Ces amplificateurs présentent plusieurs avantages : un prix souvent compris entre 30 et 50 €, une alimentation en 12 V, un faible encombrement et une intégration relativement simple dans une station portable ou fixe.

Il est toutefois recommandé de ne pas chercher à exploiter leur puissance maximale. Un niveau de sortie raisonnable, associé à une bonne ventilation et à un réglage soigné du niveau d’excitation, permet d’obtenir un signal propre, conforme aux bonnes pratiques radioamateurs. Avec une parabole de 80 cm, une puissance de quelques watts seulement est généralement suffisante pour réaliser d’excellents contacts en SSB, CW ou FT8 via QO-100.

 

Quelle antenne choisir ?

Antenne DC8PAT et POTY

Pour émettre sur QO-100, il est nécessaire d’utiliser une antenne adaptée à la bande des 2,4 GHz. La plus connue est sans doute la POTY (Patch Of The Year), une antenne bi-bande permettant également de recevoir la bande des 10 GHz grâce au LNB placé en son centre. Très performante, elle est toutefois relativement coûteuse lorsqu’elle est achetée prête à l’emploi.

Une alternative particulièrement intéressante consiste à réaliser une antenne hélicoïdale. Facile à construire, elle offre d’excellentes performances pour un coût très réduit. Au radio-club F5KEE, nous avons décrit sa réalisation pas à pas dans l’article :

« Réalisation d’une antenne QO-100» sur https://www.f5kee.fr/realisation-dune-antenne-qo-100/

Cette antenne s’imprime en grande partie en 3D, ce qui facilite sa construction et garantit une excellente répétabilité. Une petite amélioration peut être apportée par rapport à la conception d’origine : au lieu d’utiliser une barre de cuivre pleine de 4 mm, il est préférable d’employer un tube de cuivre de 4 mm. Plus souple et beaucoup plus facile à cintrer, il permet de réaliser une hélice parfaitement régulière sans modifier les caractéristiques électriques de l’antenne.

Parmi les réalisations les plus populaires figure également l’antenne hélicoïdale de DC8PAT, largement utilisée par la communauté radioamateur. Les essais réalisés par de nombreux utilisateurs montrent que ce type d’antenne offre des performances très proches de celles d’une POTY pour un coût de fabrication nettement inférieur. Pour une station à petit budget, c’est sans doute l’une des meilleures solutions, d’autant qu’elle ne nécessite que quelques heures de fabrication et très peu de matériaux.

Conclusion

Comme nous l’avons vu tout au long de cet article, accéder au satellite QO-100 n’est plus réservé aux stations coûteuses ou aux radioamateurs les plus expérimentés. Grâce à l’évolution des composants électroniques, à la disponibilité de matériel d’occasion, à l’impression 3D et aux nombreuses réalisations partagées par la communauté radioamateur, il est aujourd’hui possible de construire une station performante avec un budget maîtrisé.

Que vous souhaitiez simplement écouter le trafic via un WebSDR, réaliser une station de réception avec une clé SDR, réutiliser un transceiver multimode 432 MHz ou opter pour une solution entièrement SDR, il existe une configuration adaptée à vos besoins, à votre niveau technique et à votre budget.

Le plus important est sans doute de franchir le pas. QO-100 offre un terrain d’expérimentation exceptionnel pour découvrir les hyperfréquences, les techniques satellitaires et les nombreux modes de trafic disponibles. N’hésitez pas à commencer modestement : votre station pourra évoluer au fil du temps, en fonction de vos envies et de votre expérience.

Si cet article vous a donné l’envie de construire votre propre station, le radio-club F5KEE met à votre disposition de nombreux tutoriels, réalisations et conseils pour vous accompagner dans cette aventure. Nous vous souhaitons d’excellents contacts via QO-100 et espérons vous retrouver très prochainement sur le satellite !

Ressources documentaire

Cet article consacré à la réalisation d’une station QO-100 à petit budget, ainsi que les illustrations qui l’accompagnent, ont été élaborés à partir de recherches documentaires et avec l’aide de ChatGPT. Les informations présentées ont ensuite été sélectionnées, adaptées et complétées afin de proposer un contenu pratique, fiable et accessible aux radioamateurs.

Le guide des modes numériques radioamateurs : de l’APRS au WSPR

Les modes numériqes

Introduction

L’univers radioamateur ne se limite plus à la phonie (SSB ou FM) et à la télégraphie. Grâce aux ordinateurs, aux cartes son et aux microcontrôleurs, de nombreux modes numériques ont vu le jour. Certains permettent de communiquer lorsque les signaux sont extrêmement faibles, d’autres transmettent des images, de la vidéo, des données ou encore la position GPS des stations.

Voici un tour d’horizon des principaux modes utilisés aujourd’hui.


APRS (Automatic Packet Reporting System)

L’APRS est un système de transmission de données permettant d’échanger automatiquement des positions GPS, de courts messages et des informations de télémesure.

Caractéristiques

  • Basé sur le protocole AX.25
  • Position GPS en temps réel
  • Messages courts
  • Réseau mondial d’iGates et de digipeaters

Utilisation

Suivi de stations mobiles, balises, stations météo, événements radioamateurs et objets connectés.


C4FM (System Fusion)

Développé par Yaesu, le C4FM est un mode vocal numérique offrant une excellente qualité audio tout en restant compatible avec la FM analogique sur certains relais.

Caractéristiques

  • Qualité audio élevée
  • GPS intégré
  • Commutation automatique analogique/numérique
  • Réseau Wires-X

Utilisation

Communications mobiles, relais numériques et réseaux internationaux.


CW (Continuous Wave)

Bien que la CW ne soit pas un mode numérique au sens strict, elle fait partie intégrante des modes modernes. La transmission repose sur le code Morse.

Caractéristiques

  • Largeur de bande de 100 à 300 Hz
  • Excellente portée
  • Fonctionne avec quelques watts seulement
  • Aucun ordinateur nécessaire

Utilisation

DX, concours, trafic QRP, expéditions et communications d’urgence.


DATV (Digital Amateur Television)

La DATV permet de transmettre de la vidéo numérique via les bandes radioamateurs.

Caractéristiques

  • DVB-S ou DVB-S2
  • Compression MPEG ou H.264/H.265
  • Possibilité de vidéo HD

Utilisation

QO-100, relais ATV, expérimentations vidéo et démonstrations techniques.


DMR (Digital Mobile Radio)

Issu du monde professionnel, le DMR est aujourd’hui très répandu chez les radioamateurs.

Caractéristiques

  • Deux Time Slots simultanés
  • Talk Groups
  • Réseaux mondiaux via Internet

Utilisation

Trafic mobile, relais numériques, réseaux internationaux.


D-Star

Créé par la JARL, D-Star est le premier véritable réseau radioamateur numérique mondial.

Caractéristiques

  • Indicatif transmis automatiquement
  • Données et voix simultanées
  • Réseau mondial de répéteurs

Utilisation

Communications vocales numériques et échanges de données.


FreeDV

FreeDV est un mode vocal numérique entièrement libre destiné principalement aux bandes HF.

Caractéristiques

  • Codec open source
  • Excellente intelligibilité
  • Fonctionne avec une simple carte son

Utilisation

Communications vocales HF en remplacement de la BLU analogique.


FT2

Le FT2 est un mode expérimental développé dans le cadre des travaux de l’équipe WSJT. Il n’a jamais connu la popularité du FT8 ou du FT4 et reste aujourd’hui très peu utilisé.

Caractéristiques

  • Mode expérimental
  • Échanges automatisés
  • Optimisé pour les faibles signaux
  • Principalement utilisé lors des phases de développement

Utilisation

Essais techniques et développement de nouveaux algorithmes de décodage. Dans la pratique, il a été largement supplanté par le FT8 puis le FT4.


FT4

Développé par l’équipe WSJT-X, le FT4 est une version plus rapide du FT8.

Caractéristiques

  • Cycle de 7,5 secondes
  • Sensibilité légèrement inférieure au FT8
  • Débit deux fois plus élevé

Utilisation

Concours et trafic rapide.


FT8

Créé par Joe Taylor (K1JT), FT8 est aujourd’hui le mode numérique le plus populaire.

Caractéristiques

  • Échanges de 15 secondes
  • Décodage jusqu’à -24 dB
  • Messages normalisés
  • Synchronisation par Internet

Utilisation

DX, faibles signaux, petites antennes, propagation difficile.


FST4 / FST4W

Ces modes constituent une évolution du FT8 destinée aux très faibles signaux.

Caractéristiques

  • Cycles de transmission longs
  • Sensibilité exceptionnelle
  • Très faible débit

Utilisation

Études de propagation et expérimentations.


Hellschreiber

Inventé dans les années 1930, ce mode dessine directement les caractères à l’écran du correspondant.

Caractéristiques

  • Très robuste
  • Lisible même avec un signal dégradé
  • Aspect graphique caractéristique

Utilisation

Expérimentation et trafic historique.


JS8Call

Basé sur le protocole FT8, JS8Call autorise les conversations libres.

Caractéristiques

  • Messages texte libres
  • Relais automatiques
  • Boîte aux lettres radio
  • Réseau maillé

Utilisation

Communications hors réseau Internet, secours, expéditions.


JT65

Ancêtre direct du FT8.

Caractéristiques

  • Séquences de 60 secondes
  • Très grande sensibilité
  • Longtemps la référence en EME

Utilisation

Faibles signaux, EME et trafic DX. Aujourd’hui largement remplacé par le FT8 et le Q65.


JT9

Version très étroite du JT65 destinée aux bandes HF.

Caractéristiques

  • Largeur de bande d’environ 15 Hz
  • Sensibilité exceptionnelle

Utilisation

DX en très faible puissance (QRP) et expérimentation.


LoRa

Initialement développée pour l’Internet des objets, cette modulation est désormais utilisée par certains radioamateurs.

Caractéristiques

  • Très longue portée
  • Très faible consommation
  • Faible débit

Utilisation

Capteurs, télémesures, APRS LoRa et expérimentations.


M17

M17 est un protocole numérique open source développé spécifiquement pour les radioamateurs.

Caractéristiques

  • Libre de droits
  • Open source
  • Développement communautaire

Utilisation

Alternative moderne aux protocoles propriétaires.


MFSK16 / MFSK32

Le Multi Frequency Shift Keying utilise plusieurs tonalités simultanées afin d’améliorer la robustesse des transmissions face au bruit et aux perturbations.

Caractéristiques

  • Plusieurs porteuses simultanées
  • Très bonne résistance aux interférences
  • Décodage relativement simple
  • Compatible avec la plupart des logiciels numériques

Utilisation

Conversations clavier à clavier, trafic DX, concours occasionnels et transmission de petites images. Le MFSK est également utilisé comme base de certains logiciels de SSTV hybride.


MSK144

Mode spécialement conçu pour les réflexions sur les traînées météoriques.

Caractéristiques

  • Échanges extrêmement rapides
  • Optimisé pour les ouvertures de quelques centaines de millisecondes

Utilisation

Meteor Scatter sur 50 MHz, 70 MHz et VHF.


Olivia

Olivia est un mode conçu pour rester utilisable dans des conditions radio très difficiles.

Caractéristiques

  • Très robuste au bruit
  • Faible débit
  • Correction d’erreurs performante

Utilisation

Urgence, trafic longue distance et propagation médiocre.


Packet Radio

Le Packet Radio est l’ancêtre des réseaux numériques radioamateurs.

Caractéristiques

  • Protocole AX.25
  • Réseaux locaux
  • BBS radio

Utilisation

Messagerie, télémesure, expérimentations réseau.


PACTOR

PACTOR combine plusieurs techniques de correction d’erreurs afin d’assurer une liaison très fiable.

Caractéristiques

  • Débit élevé
  • Adaptation automatique au canal
  • Modem spécialisé

Utilisation

Transfert de fichiers, Winlink, communications maritimes et d’urgence.


PSK31

Longtemps très populaire, le PSK31 reste un excellent mode pour les conversations clavier à clavier.

Caractéristiques

  • 31,25 bauds
  • Faible largeur de bande
  • Bonne efficacité spectrale

Utilisation

Conversations textuelles sur HF.


Q65

Développé par Joe Taylor (K1JT), le Q65 est un mode récent conçu pour les communications utilisant des trajets radio très particuliers.

Caractéristiques

  • Très forte sensibilité
  • Excellente résistance aux décalages Doppler
  • Plusieurs durées de transmission disponibles (15, 30, 60, 120 et 300 secondes)
  • Intégré au logiciel WSJT-X

Utilisation

Liaisons EME (Earth-Moon-Earth), météor scatter, diffusion troposphérique (Tropo), propagation ionosphérique sur VHF/UHF et bandes micro-ondes. Le Q65 est devenu la référence dans ces domaines où le FT8 atteint ses limites.


ROS

Le ROS est un mode numérique apparu au début des années 2010, spécialement conçu pour les conditions de propagation difficiles.

Caractéristiques

  • Très grande sensibilité
  • Plusieurs vitesses de transmission
  • Bonne correction d’erreurs
  • Largeur de bande variable

Utilisation

Communications à très faibles signaux et expérimentations sur les bandes HF.

Remarque : malgré ses qualités techniques, le ROS est resté confidentiel. Son développement a suscité plusieurs débats au sein de la communauté radioamateur concernant son occupation de la bande passante et sa conformité aux plans de bande de l’époque.


RTTY

Le Radio Teletype est l’un des plus anciens modes numériques.

Caractéristiques

  • Code Baudot (5 bits)
  • 45,45 bauds
  • Largeur de bande d’environ 250 Hz

Utilisation

Concours, DX et trafic traditionnel.


SSTV (Slow Scan Television)

La SSTV permet de transmettre des images fixes par radio.

Principaux formats

  • Martin M1 et M2
  • Scottie S1, S2 et DX
  • Robot 36 et 72
  • PD50, PD90, PD120 et PD180

Caractéristiques

  • Une image en 30 à 120 secondes
  • Compatible avec une simple carte son

Utilisation

Échange de photographies, événements spéciaux, transmissions depuis l’ISS.


THOR

THOR est un mode développé comme une évolution du MFSK afin d’améliorer encore la robustesse des transmissions.

Caractéristiques

  • Excellente résistance au bruit
  • Bonne tolérance aux évanouissements (QSB)
  • Plusieurs variantes (THOR4, THOR8, THOR11, THOR16, THOR22…)
  • Décodage fiable même avec des signaux dégradés

Utilisation

Conversations clavier à clavier, trafic longue distance et communications lorsque les conditions de propagation sont médiocres.


VARA HF / VARA FM

VARA est un protocole moderne optimisé pour le transfert de données.

Caractéristiques

  • Débit élevé
  • Correction d’erreurs
  • Compatible Winlink

Utilisation

Messagerie radio, transfert de fichiers et communications d’urgence.


WSPR (Weak Signal Propagation Reporter)

Le WSPR est exclusivement destiné à l’étude de la propagation.

Caractéristiques

  • Quelques dizaines de bits transmis
  • Sensibilité jusqu’à -28 dB
  • Réseau mondial de réception

Utilisation

Étude des ouvertures de bandes, essais d’antennes et trafic QRP.


Tableau comparatif des principaux modes numériques radioamateurs

Mode Usage principal Type Débit Faibles signaux Conversation libre Logiciel principal
APRS Position GPS, télémétrie Données ★★☆☆☆ ★★★☆☆ Non APRSIS32, PinPoint
C4FM Voix numérique Voix ★★★★☆ ★★★☆☆ Oui Radio Yaesu
CW Télégraphie Morse Télégraphie ★☆☆☆☆ ★★★★★ Oui Aucun
DATV Télévision numérique Vidéo ★★★★★ ★★☆☆☆ Oui DATV Express, Portsdown
DMR Voix numérique Voix ★★★★☆ ★★★☆☆ Oui Radio DMR
D-Star Voix numérique Voix ★★★★☆ ★★★☆☆ Oui Radio D-Star
FreeDV Voix HF numérique Voix ★★★☆☆ ★★★★☆ Oui FreeDV
FT2 Faibles signaux (historique) Données ★☆☆☆☆ ★★★★☆ Non Anciennes versions WSJT
FT4 DX rapide Données ★★☆☆☆ ★★★★☆ Non WSJT-X
FT8 DX, trafic quotidien Données ★☆☆☆☆ ★★★★★ Non WSJT-X
FST4 / FST4W Étude de propagation Données ★☆☆☆☆ ★★★★★ Non WSJT-X
Hellschreiber Texte Texte ★★☆☆☆ ★★★★☆ Oui FLDIGI
JS8Call Messagerie HF Texte ★★☆☆☆ ★★★★★ Oui JS8Call
JT9 Faibles signaux HF Données ★☆☆☆☆ ★★★★★ Non WSJT-X
JT65 Faibles signaux, EME Données ★☆☆☆☆ ★★★★★ Non WSJT-X
LoRa Télémétrie longue portée Données ★☆☆☆☆ ★★★★☆ Non LoRa APRS
M17 Voix numérique libre Voix ★★★★☆ ★★★☆☆ Oui Radio M17
MFSK16 / MFSK32 Conversations texte Texte ★★☆☆☆ ★★★★☆ Oui FLDIGI
MSK144 Meteor Scatter Données ★★☆☆☆ ★★★★★ Non WSJT-X
Olivia Texte robuste Texte ★☆☆☆☆ ★★★★★ Oui FLDIGI
Packet Radio Réseau AX.25 Données ★★★☆☆ ★★★☆☆ Oui Direwolf, AGWPE
PACTOR Transfert de fichiers Données ★★★★★ ★★★★☆ Limité Winlink
PSK31 Conversation clavier Texte ★★☆☆☆ ★★★★☆ Oui FLDIGI
Q65 EME, Tropo, Scatter Données ★☆☆☆☆ ★★★★★ Non WSJT-X
ROS Très faibles signaux Texte ★☆☆☆☆ ★★★★★ Oui ROS
RTTY Concours, DX Texte ★★★☆☆ ★★★☆☆ Oui FLDIGI, MMTTY
SSTV Transmission d’images Image ★★★☆☆ ★★★☆☆ Non MMSSTV, QSSTV
THOR Texte robuste Texte ★★☆☆☆ ★★★★★ Oui FLDIGI
VARA HF / FM Messagerie Winlink Données ★★★★★ ★★★★☆ Limité VARA
WSPR Étude de propagation Données ★☆☆☆☆ ★★★★★ Non WSJT-X

Légende

  • Débit : ★☆☆☆☆ = très faible • ★★★★★ = très élevé.
  • Faibles signaux : capacité à décoder des signaux très en dessous du bruit.
  • Conversation libre : possibilité d’échanger des messages non limités à des trames standardisées.

Quel mode choisir ?

  • Pour débuter : FT8, APRS, SSTV.
  • Pour faire du DX : FT8, FT4, CW, Q65.
  • Pour discuter : JS8Call, FreeDV, DMR.
  • Pour expérimenter : WSPR, LoRa, DATV, M17.
  • Pour les concours : FT4, RTTY, CW.
  • Pour les communications d’urgence : VARA, ARDOP, JS8Call, PACTOR.

Conclusion

La radio numérique offre aujourd’hui une extraordinaire diversité de modes de communication. Certains privilégient les faibles signaux (FT8, WSPR, Olivia), d’autres les échanges de données (Packet, PACTOR, VARA), la voix numérique (DMR, D-Star, C4FM, FreeDV), les images (SSTV) ou même la vidéo (DATV).

Au-delà de leurs différences techniques, tous ces modes poursuivent un même objectif : repousser les limites des communications radio et encourager l’expérimentation, valeur fondamentale du radioamateurisme.

Ressources documentaires

Cet article consacré aux principaux modes numériques utilisés par les radioamateurs, ainsi que les illustrations qui l’accompagnent, ont été élaborés à partir de recherches et d’une assistance rédactionnelle fournies par ChatGPT. Les informations présentées ont ensuite été sélectionnées, vérifiées, complétées et adaptées afin de proposer un contenu clair, pédagogique et accessible aux radioamateurs, qu’ils soient débutants ou expérimentés.